Verdict du procès Mérah: « Un signal ambigüe donné aux terroristes » !

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Verdict du procès Mérah: « Un signal ambigüe donné aux terroristes » !

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COMMUNIQUE  DE  PRESSE


 

SUJET :     VERDICT PROCÈS MÉRAH

Paris le 3 Novembre 2017

C’est avec une grande déception que la Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël a pris connaissance du verdict  prononcé ce jeudi 2 Novembre par les juges de la Cour d’Assises Spéciale qui condamne Abdelkader Mérah  à 20 ans de réclusion, s’écartant ainsi des réquisitions de l’avocat général qui réclamait, à juste titre, la réclusion à perpétuité.

La Cour a retenu la responsabilité du prévenu pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste alors qu’étonnement, et au vu de ses propres motivations,  elle n’a pas retenu la complicité d’assassinat.

Dans notre système judiciaire, la condamnation pénale est le «dire public» chargé de réaffirmer les valeurs les plus fortes de la société et de régénérer le pacte social en assignant à chacun sa juste place: victimes, prévenus et représentants du «Peuple Français» !

Ce «dire public» est prononcé au nom du «Peuple Français»! Or,  qui peut croire que cette décision de magistrats professionnels reflète «l’intime conviction» de l’immense majorité du peuple français ?

Plainte et douleur de la victime, responsabilité du coupable et puissance tant symbolique que dissuasive de la loi doivent être simultanément reconnues par le prononcé de la peine. Tels sont les fondamentaux de notre système judiciaire !

Est-ce que nous retrouvons ces éléments dans cet arrêt ? Nous ne le pensons pas !

Et au vu des réactions dans la salle d’audience et  des applaudissements des adeptes de Mérah lors du prononcé du Verdict, on ne peut que douter de l’aspect dissuasif de celui-ci.

De surcroît, ce procès se voulait celui du terrorisme, le premier du genre depuis l’émergence du «terrorisme islamiste», et par conséquence, il avait vocation à dissuader celles et ceux qui succomberaient au chant des sirènes du Djihad; or, nous ne sommes pas convaincus que ce verdict ait atteint son but car non seulement cette décision laisse les victimes avec un sentiment amer de frustration, mais surtout  elle laisse planer la triste impression «qu’on n’a pas osé aller jusqu’au bout» afin de ne mécontenter personne.

La mansuétude de ce verdict, ambigüe ou interprété comme tel par les adeptes du terrorisme, pourrait être de nature à donner un très mauvais signal aux apprentis terroristes, envoutés par un islam radical conquérant et qui  parait, à leurs yeux, invincible. 

En conséquence, la  Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël ne peut que se réjouir de la décision du Parquet Général de faire appel de cette décision.

Le ministère public a, en effet, estimé, à juste titre, que la cour d’assises spéciale de Paris n’avait « pas tiré toutes les conséquences juridiques des faits qui lui étaient soumis » et on pourrait ajouter en faisant une mauvaise application des propres motivations de la Cour.

Espérons que le prochain procès apportera les éclaircissements nécessaires et sera à hauteur de l’enjeu.

 

Richard C. ABITBOL
Président

 

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SUJET :     VERDICT PROCÈS MÉRAH

Paris le 3 Novembre 2017

C’est avec une grande déception que la Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël a pris connaissance du verdict  prononcé ce jeudi 2 Novembre par les juges de la Cour d’Assises Spéciale qui condamne Abdelkader Mérah  à 20 ans de réclusion, s’écartant ainsi des réquisitions de l’avocat général qui réclamait, à juste titre, la réclusion à perpétuité.

La Cour a retenu la responsabilité du prévenu pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste alors qu’étonnement, et au vu de ses propres motivations,  elle n’a pas retenu la complicité d’assassinat.

Dans notre système judiciaire, la condamnation pénale est le «dire public» chargé de réaffirmer les valeurs les plus fortes de la société et de régénérer le pacte social en assignant à chacun sa juste place: victimes, prévenus et représentants du «Peuple Français» !

Ce «dire public» est prononcé au nom du «Peuple Français»! Or,  qui peut croire que cette décision de magistrats professionnels reflète «l’intime conviction» de l’immense majorité du peuple français ?

Plainte et douleur de la victime, responsabilité du coupable et puissance tant symbolique que dissuasive de la loi doivent être simultanément reconnues par le prononcé de la peine. Tels sont les fondamentaux de notre système judiciaire !

Est-ce que nous retrouvons ces éléments dans cet arrêt ? Nous ne le pensons pas !

Et au vu des réactions dans la salle d’audience et  des applaudissements des adeptes de Mérah lors du prononcé du Verdict, on ne peut que douter de l’aspect dissuasif de celui-ci.

De surcroît, ce procès se voulait celui du terrorisme, le premier du genre depuis l’émergence du «terrorisme islamiste», et par conséquence, il avait vocation à dissuader celles et ceux qui succomberaient au chant des sirènes du Djihad; or, nous ne sommes pas convaincus que ce verdict ait atteint son but car non seulement cette décision laisse les victimes avec un sentiment amer de frustration, mais surtout  elle laisse planer la triste impression «qu’on n’a pas osé aller jusqu’au bout» afin de ne mécontenter personne.

La mansuétude de ce verdict, ambigüe ou interprété comme tel par les adeptes du terrorisme, pourrait être de nature à donner un très mauvais signal aux apprentis terroristes, envoutés par un islam radical conquérant et qui  parait, à leurs yeux, invincible. 

En conséquence, la  Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël ne peut que se réjouir de la décision du Parquet Général de faire appel de cette décision.

Le ministère public a, en effet, estimé, à juste titre, que la cour d’assises spéciale de Paris n’avait « pas tiré toutes les conséquences juridiques des faits qui lui étaient soumis » et on pourrait ajouter en faisant une mauvaise application des propres motivations de la Cour.

Espérons que le prochain procès apportera les éclaircissements nécessaires et sera à hauteur de l’enjeu.

 

Richard C. ABITBOL
Président

 

One Response to "Verdict du procès Mérah: « Un signal ambigüe donné aux terroristes » !"

  1. Ilan de Turkheim   6 novembre 2017 at 16 h 40 min

    Déception ? Il y a longtemps que la justice en France a choisi de ne pas déplaire aux pays arabes : c”est la simple application de la doctrine du Quai d’Orsay. Si on n’est pas d”accord avec ce statut quo, il y a une solution. …

    Répondre

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