Présidentielle américaine: la convention républicaine répond aux attaques des démocrates

Home»A LA UNE»Présidentielle américaine: la convention républicaine répond aux attaques des démocrates
Présidentielle américaine: la convention républicaine répond aux attaques des démocrates

Présidentielle américaine: la convention républicaine répond aux attaques des démocratesLes orateurs qui se sont succédés ont dépeint Donald Trump, officiellement désigné candidat à la présidentielle, comme le défenseur de la prospérité et des libertés américaines.

De notre correspondant à Washington

La convention républicaine qui s’est ouverte lundi à Charlotte, en Caroline du Nord, ressemblait à la convention démocrate de la semaine dernière sur deux points : l’élection présidentielle de novembre prochain est cruciale pour le futur de l’Amérique ; et Donald Trump est le véritable enjeu du scrutin.
Pour le reste, comme prévu, le parti républicain a décrit la situation dans laquelle se trouvent les États-Unis de façon complètement différente du message des démocrates.

Les orateurs qui se sont succédés ont présenté Donald Trump comme le défenseur de la prospérité et des libertés américaines, face à un parti démocrate qui en menace les valeurs. Le représentant de Floride Matt Gaetz a comparé la perspective de l’élection de Joe Biden à un « film d’horreur ». « Ils vont vous désarmer, vider les prisons, vous enfermer chez vous et inviter les gangsters du MS-13 à vivre à côté de chez vous ».

Les républicains avaient manifestement suivi attentivement la convention démocrate. Ils ont répondu presque point par point aux accusations de leurs adversaires.
A celle d’avoir apporté une réponse tardive, chaotique et politique à la pandémie de Covid-19, les républicains ont opposé de petits films présentant Trump comme ayant réagi par des décisions précoces, énergiques et efficaces. Le président a été montré en train de parler avec des personnels de santé, chauffeurs routiers et agents d’entretien, s’enquérant brièvement de leur sort.

Sur la question du racisme, l’un des thèmes majeurs de la convention démocrate, les républicains avaient mobilisé des orateurs au discours radicalement opposé. Nikki Haley ancienne ambassadrice des États-Unis aux Nations unies et ex-gouverneur de Caroline du Sud, d’origine indienne, a pris le contre-pied des principaux thèmes de campagne du parti démocrates. « La mode est dire que l’Amérique est raciste », a-t-elle dit. « C’est un mensonge. Je suis la fille d’immigrants indiens, mon père portait un turban, ma mère un sari. J’étais une fille brune dans un monde en noir et blanc. Nous étions confrontés à la discrimination et aux difficultés. Mais mes parents n’ont jamais cédé aux griefs et à la haine. Ma mère a créé une entreprise florissante. Mon père a enseigné pendant 30 ans dans un collège historiquement noir. Et le peuple de Caroline du Sud m’a choisie comme première élue issue d’une minorité et première femme gouverneur », a-t-elle insisté. « L’Amérique est une histoire qui est en cours. Le moment est venu de s’appuyer sur ces progrès et de rendre l’Amérique encore plus libre, plus juste et meilleure pour tous. C’est pourquoi il est tragique de voir une si grande partie du parti démocrate fermer les yeux sur les émeutes et les destructions ».

Reprenant le slogan Black Lives Matter (Les vies noires comptent), Nikki Haley a mentionné « les policiers noirs abattus dans l’exercice de leurs fonctions… les propriétaires noirs de petites entreprises qui ont vu le travail de leur vie partir en fumée…. les enfants noirs abattus sur le terrain de jeu… et les vies ruinées et volées par la violence dans nos rues ».
Elle a aussi rappelé comment, après la tuerie de Charleston en 2015, quand un suprémaciste blanc avait ouvert le feu et tué neuf noirs dans l’église Emanuel, « nous nous sommes rassemblés, noirs et blancs, démocrates et républicains, et ensemble avons fait les choix de supprimer », le drapeau confédéré qui flottait sur le capitole de l’état, « un symbole de division, dans la paix et le respect ».

Un autre discours sur le même thème a été prononcé par Tim Scott, sénateur noir de Caroline du Sud. « Nous vivons dans un monde qui ne veut vous faire croire qu’aux mauvaises nouvelles », a-t-il dit. « La vérité est que notre nation va toujours vers plus d’égalité. Nous ne sommes pas tout à fait là où nous voulons être, mais Dieu merci, nous ne sommes plus là où nous étions ! Nous ne cédons pas à la culture de l’annulation, ni à la croyance des radicaux – totalement infondée – que les choses sont pires aujourd’hui que dans les années 1860 ou 1960. Nous avons du travail à faire… mais je crois en la bonté de l’Amérique… la promesse que tous les hommes et toutes les femmes sont créés égaux».

Tim Scott lors de la convention républicaine.
Tim Scott lors de la convention républicaine. Reuters

Le sénateur a poursuivi, sur un registre plus personnel: «Mon grand-père devait traverser la rue si un blanc arrivait. Il a été forcé de quitter l’école pour ramasser du coton, et n’a jamais appris à lire ou à écrire. Pourtant, il a vécu assez longtemps pour voir son petit-fils devenir le premier africain-américain à être élu à la fois à la Chambre et au Sénat des États-Unis. Notre famille est passée du coton au Congrès en une génération. Et c’est pourquoi je crois que le prochain siècle américain peut être meilleur que le précédent », a-t-il plaidé.

L’ancien champion de football Herschel Walker, a aussi défendu Trump contre les accusations de racisme. « Je prends comme une insulte personnelle le fait que les gens pensent que j’aurais une amitié de trente-sept ans avec un raciste », a-t-il dit.

Joe Biden est le monstre du Loch Ness du marécage de Washington. Il pointe sa tête de temps à autre pour se présenter à la présidence, et disparaît.

Donald Trump Junior

L’autre partie des discours a mis en avant la dégradation de la sécurité dans les villes gérées par des élus démocrates. Un couple blanc de Saint-Louis, Mark et Patricia McCloskey, qui avaient étés dénoncés sur les réseaux sociaux pour avoir brandi des armes face aux manifestants qui défilaient devant leur maison ont mis en garde les électeurs. « Les démocrates ne considèrent plus que la mission du gouvernement consiste à protéger les honnêtes citoyens des criminels, mais plutôt à protéger les criminels des honnêtes citoyens », ont-ils déclaré. « Les activistes marxistes révolutionnaires ont guidé l’émeute vers notre maison ; ils veulent le pouvoir. C’est le parti de Joe Biden… Ne vous faites pas d’illusions : peu importe où vous vivez, votre famille ne sera pas en sécurité sous une administration Biden ».

Donald Trump Junior a soutenu avec tous les arguments possible la réélection de son père, et expliqué que la récession économique n’était que conjoncturelle. « Il y a quelque mois, nous avons connu une période de prospérité historique. Puis,grâce à la Chine communiste, nous avons eu le virus. Mais le président a réagi rapidement, a fermé les frontières avec la Chine et a distribué des millions de masques », a dit le fils du président. « Joe Biden est le monstre du Loch Ness du marécage de Washington. Il pointe sa tête de temps à autre pour se présenter à la présidence, et disparaît. Auparavant, les deux partis étaient d’accord sur les principes… Mais à présent c’est différent ; nos adversaires sont contre le respect de la loi, contre la liberté de parole… Tout ceci doit cesser. Le parti républicain est aujourd’hui le défenseur de la liberté d’expression ». « Nous savons tous que quand on appelle la police, on ne veut pas tomber sur un répondeur. La sécurité est la base de tout ».

Source:© Présidentielle américaine: la convention républicaine répond aux attaques des démocrates

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com
fr_FRFrançais
en_USEnglish fr_FRFrançais