Goldnadel: La lutte contre le séparatisme exige de mieux contrôler l’immigration

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Goldnadel: La lutte contre le séparatisme exige de mieux contrôler l’immigration

FIGAROVOX/CHRONIQUE – Les mesures annoncées pour lutter contre le séparatisme par Emmanuel Macron ont le mérite d’enfin nommer les choses, juge l’avocat et chroniqueur. Selon lui, elle ne seront toutefois efficaces que si le président parvient aussi à réduire l’immigration.

Gilles-William Goldnadel est avocat et essayiste. Chaque semaine, il décrypte l’actualité pour FigaroVox. Son dernier ouvrage Névroses médiatiques. Le monde est devenu une foule déchaînée est paru chez Plon.


Avant que de décrire les insuffisances, les lacunes et les contradictions du plan exposé vendredi par le président de la république contre le «séparatisme», arrêtons-nous à l’événement.

Il aura fallu des renoncements, des hésitations, et même à la dernière minute des retardements avant que la montagne jadis olympienne n’accouche certes d’une souris, mais malgré tout de quelque chose.

Il en aura fallu des remarques méprisantes, des injures et même des excommunications prononcées par le haut clergé de l’église cathodique, ses petits prêtres exorcistes et ses enfants de chœurs médiatiques, avant que ce petit quelque chose n’arrive peut-être trop tard.

Requiem donc pour tous les martyrs taxés d’islamophobes qui auront été fustigés en place publique pour avoir osé dire trop tôt les dangers de l’islam radical ou les menées de l’islam politique.

Requiem donc pour tous les martyrs taxés d’islamophobes qui auront été fustigés en place publique pour avoir osé dire trop tôt les dangers

L’auteur de ces lignes, pour avoir dénoncé avant l’heure la terrible réalité de l’antisémitisme islamique délibérément occulté par un antisémitisme d’extrême droite en déclin mais fantasmé par une extrême-gauche en majesté, en sait un petit quelque chose.

Tous ceux qui ont eu tort d’avoir raison trop tôt auront été rangés par leurs censeurs écervelés mais bien en Cour dans le ghetto putride de l’extrême droite raciste.

La réalité tragique du terrorisme et de l’insécurité auront pulvérisé les murs de ce ghetto devenus de papier. Avant eux, les contempteurs du communisme criminel auront connu le même sort et se seront heurtés au même mépris des idiots inutiles à l’entregent puissant.

J’écris ces lignes bien moins pour savourer cette victoire politique et intellectuelle largement symbolique que pour appeler, sans grande illusion, à davantage d’humilité les petits inquisiteurs qui dominent encore le clergé indigné.

J’en viens au plan Macron. Symboliquement au moins, il a le mérite d’exister et de poser enfin un diagnostic juste sur une maladie jusqu’à présent dissimulée. C’est déjà cela, même si ce n’est que cela. Jusqu’au dernier moment, la peur qui règne avait tenté de diluer le séparatisme islamique parmi d’autres séparatismes plus bénins.

Reste qu’au-delà de la justesse du mal dénoncé, le président de la République, de manière cette fois assumée, est resté délibérément dans cet «en même temps» qui fait son improbable charme politique sinon psychologique.

Symboliquement au moins, le plan Macron a le mérite d’exister et de poser enfin un diagnostic juste

Parlons d’abord de ces mots qui disent bien des choses. Bien des fois le beau mot de République a été psalmodié. Tant de fois même qu’il en devient gargarisme inefficace. D’autant plus que l’infection du séparatisme menace, autant que la république, la France en tant qu’État-nation à peine encore souverain.

Même certains mots utilisés par M. Macron sont précautionneusement pléonastiques: tel que cet «islamisme radical» qu’il décide de combattre. «Islam radical» eut été plus correct, sauf politiquement. Arrivons à présent au coeur de la lacune.

La principale, l’impardonnable, celle qui fait que ce plan est géométriquement biaisé, est de n’avoir pas dit un mot sur la nécessité existentielle de freiner l’immigration massive et illégale en train de détruire l’équilibre français. C’est cette invasion sans fin par une population, principalement islamique, qui empêche une bonne intégration et renforce ce séparatisme enfin reconnu comme maladie mortelle.

Ayant écrit cette phrase, j’ai pleinement conscience qu’elle est de nature à me valoir les sourcillements indignés de ces membres du clergé qui demain se feront tout petits lorsqu’on voudra bien reconnaître publiquement que c’est cette immigration imposée de force aux Français subjugués qui est la mère du séparatisme aujourd’hui enfin dénoncé.

Certains mots utilisés par M. Macron sont précautionneusement pléonastiques : tel que cet « islamisme radical » qu’il décide de combattre

Une autre faute, de goût celle-là, toute aussi impardonnable, aura été de vouloir rendre coupables les Français du mal séparatiste. Faiblesse coupable, que cette culpabilité maladive obligatoire qu’on s’oblige à endosser. Ce serait paraît-il les Français qui auraient contraint les étrangers à vivre dans des ghettos (l’expression martyrologique n’a rien de gratuit), alors que relève d’un phénomène humain et naturel observé sous toutes les latitudes que qui se ressemble cherche à s’assembler.

Et s’il y a certains Français à dénoncer absolument dans les responsables du séparatisme islamique, ce sont ces islamo-gauchistes dont Plenel est le pape et Mélenchon l’apôtre, qui auront réussi à persuader une partie de la population musulmane de bonne foi que leurs hôtes étaient les dignes héritiers de Vichy dont ils étaient les nouveaux juifs.

Parmi les contradictions, citons en au moins deux: était-il nécessaire, au nom du «en même temps», de prescrire l’instruction de la langue arabe plutôt que de recommander le perfectionnement d’une langue française tellement malmenée? Non que les jeunes issus de l’immigration maghrébine ne soient fondés à s’enrichir de la langue de leurs pères dont ils ont tout lieu d’être fiers, mais celui qui écrit souhaiterait avant tout qu’un apprentissage renforcé de la langue vernaculaire les rapproche de leurs pairs.

Enfin, le président de la République a cru devoir évoquer l’ombre des fantômes de la colonisation dans le mal séparatiste. M. Macron n’a pas tort d’y voir la culture du ressentiment entretenu savamment.

Ce serait paraît-il les Français qui auraient contraint les étrangers à vivre dans des ghettos

Il est malheureusement le plus mal placé pour l’évoquer, lui qui, encore candidat, en terre algérienne, avait dénoncé les crimes contre l’humanité commis par la France sans rien dire des massacres du FLN commis à Oran et ailleurs sur les chrétiens, les juifs et les musulmans français.

Lui qui encore a réclamé à Benjamin Stora, historien très engagé, un rapport sur notre passé en Algérie alors même que son alter ego algérien n’a pas le même sens de la nécessaire réciprocité et poursuit inlassablement cette activité à plein temps du ressassement du passé si préjudiciable à son présent indéfini.

Ayant écrit ce qui précède, d’une plume alacre mais attentive, je mesure le temps perdu pour accoucher d’un enfant boiteux.

Au fait quelle heure est-il? Midi moins cinq ou midi cinq?

Source:© Goldnadel: La lutte contre le séparatisme exige de mieux contrôler l’immigration

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