C.J.F.A.I https://www.cjfai.com/eventmaster Agir Ensemble pour la République ! Fri, 25 May 2018 07:16:53 +0000 fr-FR hourly 1 COMMUNIQUE – Le B.N.V.C.A, la C.J.F.A.I, l’I.I.F, l’O.J.E et l’U.P.J.F ont été choqués et blessés par le communiqué du Président de la République https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/25/communique-nouvelle-agression-antisemite-2-2-3/ https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/25/communique-nouvelle-agression-antisemite-2-2-3/#comments Fri, 25 May 2018 07:14:02 +0000 https://www.cjfai.com/eventmaster?p=1820683&preview=true&preview_id=1820683 


Paris le 15 Mai 2018

 

Les associations ci-dessous dénommées, ainsi que l’immense majorité des juifs de France et les amis d’Israël de toutes confessions ont été choqués et blessés par le communiqué du Président de la République sur les derniers développements dramatiques à Gaza.

Parce que nous déplorons toute perte en vies humaines, nous attendons de notre diplomatie qu’elle condamne les provocations palestiniennes et le gouvernement du mouvement islamo-terroriste Hamas qui sacrifie les femmes et les enfants palestiniens et porte seul la responsabilité de cette situation.

Le communiqué émanant de la présidence de la république nous a d’autant heurtés qu’il est  en contradiction avec deux affirmations du Président Macron.

D’une part, il déclare : «condamner les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants»… et d’autre part, il affirme : «son attachement à la sécurité d’Israël et la position française constante en faveur d’une solution à deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans des frontières sûres et reconnues».

Comment prétendre garantir des frontières sûres et reconnues pour Israël alors qu’on lui reproche de réagir pour les défendre et protéger ses citoyens, notamment quand ces frontières sont  piétinées et violées par une horde de 40.000 gazaouis qui veulent pénétrer en territoire israélien souverain. 

La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, l’évidence de cette vérité, n’est qu’un nouveau prétexte pour embraser la région.

Face à cette menace, le droit et la légitimité sont du côté d’Israël.

Nous considérons que cette  condamnation du Président de la République est  «totalement disproportionnée» par rapport à la réalité du terrain.

Aucune démocratie ne peut se plier ainsi au chantage de la violence. La France, principale victime du même type de  fatwas, doit le comprendre mieux que quiconque et soutenir Israël.

Nous demandons aux autorités françaises, et aux médias, de cesser d’apporter leur soutien au mouvement terroriste du Hamas, seul responsable de la mort de palestiniens qu’il sacrifie sans pitié sur l’autel d’un « « retour » »  illusoire et impossible. 

Nous prenons acte de cette situation et  mettons en garde sur le danger, non négligeable, qu’un tel parti pris puisse conduire à de nouvelles manifestations d’antisémitisme sur le territoire national.

Signataires:

* Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme  ( B.N.V.C.A  )
* Confédération des Juifs de France et des Amis d’Israël  ( C.J.F.A.I )
* ISRAEL IS FOREVER  ( I.I.F )
* Organisation Juive Européenne  ( O. J. E )
* Union des Patrons et des professionnels Juifs de France  ( U.P.J.F )
 

 

 

 

 

 

 

 

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Italie : faut-il redouter des conséquences sur la zone euro ? https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/24/italie-faut-il-redouter-des-consequences-sur-la-zone-euro/ https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/24/italie-faut-il-redouter-des-consequences-sur-la-zone-euro/#respond Thu, 24 May 2018 18:00:32 +0000 https://www.cjfai.com/eventmaster?p=1858380&preview=true&preview_id=1858380

LE SCAN ÉCO – La coalition antisystème qui se met en place à Rome n’a pas caché ses intentions de pratiquer une politique de relance en laissant déraper son déficit et sa dette publique, déjà très importants. Les mises en garde se multiplient en Europe.

Le président italien, Sergio Mattarella, a chargé mercredi Giuseppe Conte, un juriste proposé par les antisystème et l’extrême droite, de former le prochain gouvernement, après 80 jours de tractations à la suite des élections législatives. À Bruxelles, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a appelé le pays à apporter «une réponse crédible» sur sa dette publique, la deuxième plus élevée de la zone euro après celle de la Grèce. Depuis quelques jours déjà, les avertissements se multiplient de la part des dirigeants européens et les marchés financiers s’inquiètent des projets des vainqueurs des élections législatives du 4 mars. Que redoutent-ils? Pourquoi ces avertissements? Éléments de réponse.

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• Un programme très coûteux

La coalition portée au pouvoir en Italie, composée du Mouvement 5 étoiles, un parti antisystème, et de la Ligue, un parti d’extrême droite, propose un programme qui apparaît très coûteux. Baisses drastiques d’impôts, instauration d’un revenu de citoyenneté, abaissement de l’âge de départ à la retraite alors que l’Italie est le deuxième pays le plus vieux du monde… Mais aussi d’autres dépenses publiques comme la construction de prisons ou l’augmentation des effectifs de policiers.Les deux partis s’engagent aussi à sauver et à relancer Alitalia, estimant que l’Italie a besoin d’une compagnie aérienne nationale. Ils remettent également en cause le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin. Un renoncement qui pourrait coûter plus de 800 millions d’euros, soit le montant des aides européennes déjà touchées pour ce projet.

«On ne sait pas trop comment ils vont financer tout ça. Mais au total, ce programme de relance – plus de dépenses et moins d’impôts – est estimé à plus 100 milliards d’euros. Soit l’équivalent de 5 points de son produit intérieur brut» (PIB), calcule Céline Antonin, économiste à l’OFCE et spécialiste de la zone euro. «Après, c’est ce qui est affiché. Ce n’est pas forcément ce qui va arriver. Mais cette relâche en matière budgétaire inquiète les partenaires européens et les marchés financiers», explique-t-elle.

Le problème de la dette

Pourquoi ces inquiétudes? L’Italie, troisième puissance économique européenne, est, après la Grèce, le deuxième pays le plus endetté de la zone euro. Selon les dernières prévisions économiques de la Commission européenne, publiées le 3 mai, la dette publique italienne devrait s’élever à 130,7% du PIB en 2018, puis 129,7% en 2019, contre 131,8% en 2017. Seule la Grèce fait pire avec 177,8% du PIB cette année, puis 170,3% en 2019, contre 178,6% en 2017. «Si le programme du M5S et de la Ligue est mis en œuvre, il ferait bondir cette dette et risquerait de creuser le déficit», explique Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of management.

«Ce pays est particulièrement exposé au risque de solvabilité publique», poursuit l’expert. Le programme étant très dépensier, la dette risque d’exploser et le déficit public de se creuser. Un observatoire des comptes publics de l’Italie a calculé que le projet de coalition ferait passer le déficit public italien de 108,7 à 125,7 milliards d’euros par an. Soit une augmentation du déficit public de 6% à 6,9% du PIB.

Ce scénario effraye les marchés financiers, qui redoutent que l’Italie soit, à terme, incapable de rembourser sa dette. Leurs inquiétudes se sont manifestées ces derniers jours par une hausse du coût des emprunts du gouvernement italien pour financer ses déficits. Mercredi à la mi-journée, la Bourse de Milan perdait 1,7% tandis que le spread – l’écart très regardé en Italie entre les taux d’emprunt italien et allemand à dix ans – dépassait les 190 points (+60 en une semaine).

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«Leur programme, en rupture avec la politique du précédent gouvernement, va à contre-courant de la doxa européenne développée depuis quelque temps. Il y a clairement une volonté de s’abstraire du cadre budgétaire communautaire. S’ils sortent du cadre budgétaire européen, les marchés se disent que cela pourrait créer des émules, que d’autres pays pourraient aussi adopter une politique plus laxiste, d’autant que l’Italie est la troisième puissance économique de la zone euro, avec un pouvoir de négociation fort pouvant contribuer à infléchir des positionnements en matière de politique budgétaire. D’où cette nervosité», ajoute Céline Antonin.

• Peut-on redouter une nouvelle crise de la zone euro?

L’ombre d’une nouvelle crise de la dette comme celle qui s’est produite en Grèce ressurgit. Incapable de rembourser certaines échéances de dette publique, la Grèce avait mis le feu aux poudres et poussé son taux d’intérêt à 10 ans jusqu’à 44% en mars 2012, embrasant tout le marché obligataire, Allemagne incluse. «Mais la situation n’est pas comparable avec celle de la Grèce», estime Céline Antonin. «L’Italie ne souhaite pas sortir de l’Union européenne. Et contrairement à la Grèce, le pays n’a pas besoin d’aides européennes pour financer sa dette, majoritairement détenue par des Italiens, ce qui est un gage de stabilité.» Sans compter que la Banque centrale européenne (BCE), toujours active, va continuer à acheter des obligations italiennes pendant encore un certain temps. «A priori, le risque d’un scénario à la grecque est écarté», souligne l’économiste de l’OFCE.

«Ce programme, c’est aussi beaucoup de promesses et d’effets d’annonces», complète Éric Dor. Et même s’il venait à être mis en application, «à court terme, les conséquences sur le remboursement de la dette pénaliseraient peu le pays». «Même avec des taux qui augmentent, aussi longtemps que cette hausse reste modérée, l’Italie va continuer à émettre des nouvelles obligations à un taux inférieur à celui des anciennes qui arrivent à maturité et qui avaient été émises à des conditions très coûteuses», détaille-t-il. Au final, peut-être plus de peur que de mal…


Source:©  Italie : faut-il redouter des conséquences sur la zone euro ?

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Placements : nos conseils face au grand chambardement fiscal https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/24/placements-nos-conseils-face-au-grand-chambardement-fiscal/ https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/24/placements-nos-conseils-face-au-grand-chambardement-fiscal/#respond Thu, 24 May 2018 15:45:55 +0000 https://www.cjfai.com/eventmaster?p=1858365&preview=true&preview_id=1858365

Ce qu’il faut savoir pour bien anticiper l’impact de l’année blanche et du prélèvement à la source, bien programmer des travaux ou quand toucher des revenus exceptionnels.

Depuis le 1er janvier 2018, nous sommes entrés dans l’ère de «l’année blanche», cette période de transition avant l’entrée en vigueur du grand chambardement fiscal que sera le prélèvement de l’impôt à la source. Afin d’éviter que les contribuables ne soient mis doublement à contribution l’année prochaine, à la fois sur leurs revenus 2018 et sur ceux de 2019, les revenus réguliers perçus cette année ne seront pas imposés.

Pour ce faire, l’administration fiscale a imaginé un mécanisme complexe: un crédit d’impôt, baptisé crédit d’impôt de modernisation du recouvrement (CIMR), viendra annuler l’impôt sur vos revenus de 2018. Mais il ne couvrira que les revenus courants soumis au prélèvement à la source.

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A contrario, les revenus qui ne sont pas concernés par l’entrée en vigueur du prélèvement à la source – comme les intérêts, dividendes ou plus-values de cession de valeurs mobilières – ainsi que les «revenus exceptionnels» ne seront pas couverts par le CIMR. Autrement dit, si vous ne percevez en 2018 que des revenus couverts par le CIMR (revenus courants), vous n’aurez pas d’impôt à payer en 2019.

En revanche, si vous percevez en 2018 des revenus exceptionnels ou non concernés par le prélèvement à la source, vous devrez payer l’impôt correspondant. Une bonne nouvelle toutefois: «Les contribuables peuvent avoir intérêt à avoir des revenus exceptionnels en 2018. Car ils seront taxés au taux moyen du foyer fiscal au lieu de l’être au taux marginal», analyse Valérie Bentz, responsable des études patrimoniales à l’UFF.

Quels sont les revenus considérés comme exceptionnels?

Pour chaque catégorie de revenus, le législateur a défini ce qui doit être considéré comme exceptionnel en 2018 et donc imposable en 2019 au titre de 2018.

Dans ce qui entre dans la catégorie des salaires doivent notamment être considérés comme exceptionnels la fraction imposable des indemnités de licenciement et de rupture conventionnelle, les golden hello, les parachutes dorés, les primes de départ à la retraite, la participation et les primes d’intéressement dont le contribuable demande le versement immédiat… ainsi que toutes les primes sans lien avec le contrat de travail et/ou qui ne correspondent pas à leur date de versement habituelle. En revanche, les primes, bonus, variables prévus par le contrat de travail, la convention ou un accord collectif devraient normalement être considérés comme des revenus habituels.

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Pour les chefs d’entreprise et dirigeants de société, le caractère exceptionnel de leurs bénéfices professionnels ou de leur rémunération est apprécié sur une base pluriannuelle. Concrètement, si leur bénéfice ou rémunération de 2018 est supérieur au bénéfice ou à la rémunération le plus élevé d’une des trois années précédentes (2017, 2016 et 2015), le CIMR sera plafonné à ce montant et ils devront payer l’impôt sur la fraction de leur bénéfice ou rémunération de 2018 qui dépasse ce montant. Mais si leur bénéfice ou rémunération de 2019 est à nouveau en hausse, ils auront le droit à un complément de CIMR, qui viendra gommer tout ou partie de l’impôt à payer en 2019 sur leurs revenus de 2018!

Le cas particulier des revenus fonciers

Les propriétaires bailleurs n’auront pas d’impôt à payer sur leurs revenus fonciers de 2018, car ils seront effacés par le crédit d’impôt de modernisation du recouvrement (CIMR). Mais, pour éviter qu’ils ne reportent le paiement de leurs charges et de leurs travaux en 2019, des règles particulières de déduction ont été mises en place. Les charges récurrentes de 2018 (charges de copropriété, impôts locaux, intérêts d’emprunt, rémunération des gardiens…) ne pourront être déduites qu’en 2018. Il ne sera pas possible de les déduire en 2019, même si elles sont effectivement payées en 2019. Quant aux travaux, ceux réalisés en 2018 seront intégralement déductibles en 2018, tandis que ceux effectués en 2019 ne seront déductibles qu’à hauteur de la moyenne des dépenses payées en 2018 et 2019. «Cette règle ne concerne toutefois que les travaux dits pilotables. Elle ne s’applique pas aux travaux urgents ni aux travaux effectués sur des biens acquis en 2019», précise Christine Chiozza-Vauterin, avocate à la Cour chez LightHouse LHLF. Conséquence: ceux qui ne feront pas de travaux en 2018 n’auront pas intérêt à en faire non plus en 2019, car ils ne pourront déduire que la moitié de ce qu’ils auront payé! En revanche, s’ils réalisent des travaux en 2018, ces travaux seront déductibles en totalité en 2018, puis une nouvelle fois à hauteur de 50 % en 2019.

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Tous les contribuables n’auront pas pour autant intérêt à se lancer dans des travaux en 2018. «Le cas le plus intéressant est celui des personnes qui n’ont pas encore de revenus fonciers mais qui ont un projet d’investissement locatif dans l’ancien. Il est intelligent de le réaliser en 2018 si ce projet comporte d’importants travaux leur permettant de constater immédiatement un déficit foncier imputable à hauteur de 10 700 € sur leur revenu global, puis un reliquat important et reportable sur leurs revenus fonciers des dix années suivantes. Le plus de cette année, c’est que ces mêmes travaux seront à nouveau retenus en 2019 pour la moitié de leur montant, venant augmenter la poche de déficit foncier reportable», conclut Christine Chiozza-Vauterin.


 

Source:© Placements : nos conseils face au grand chambardement fiscal

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«Il y a une culture française forgée par les siècles» https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/24/il-y-a-une-culture-francaise-forgee-par-les-siecles/ https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/24/il-y-a-une-culture-francaise-forgee-par-les-siecles/#respond Thu, 24 May 2018 15:27:50 +0000 https://www.cjfai.com/eventmaster?p=1858328&preview=true&preview_id=1858328

FIGAROVOX/ENTRETIEN – En publiant de «brèves histoires de la culture», Jérôme Clément et Jean Rozat retracent l’histoire de la culture française en quarante dates. Ils confient leur optimisme quant à la permanence de la culture, malgré le multiculturalisme et l’ère du numérique.


– Crédits photo : Grasset

 

Jérôme Clément fut fondateur et président d’Arte pendant vingt ans. Il est notamment l’auteur de L’Urgence culturelle (Grasset, 2016).

 

Jean Rozat a travaillé au ministère de la Culture avant de commencer une carrière audiovisuelle. Anciennement directeur général d’Arte France, il est aussi auteur de documentaires.

 

Tous deux viennent de publier Brèves histoires de la culture (Grasset, avril 2018).


FIGAROVOX.- De Rabelais à Hugo, du Théâtre populaire à la réception de Marguerite Yourcenar à l’Académie française, vous consacrez une large part de vos brèves à la littérature française et à l’essor de la langue. Pour vous, la culture française se définit-elle avant tout par sa littérature?

 

Jérôme CLÉMENT et Jean ROZAT.- Comment définit-on la culture d’un pays si ce n’est d’abord par sa langue? La nôtre est apparue pour la première fois à Strasbourg en 842, dans un contexte politique très particulier, pour régler la succession de Louis le pieux, fils de Charlemagne. Ce texte – un serment – est rédigé en roman et en tudesque, ancêtres du français et de l’allemand, qui remplacent le latin utilisé jusqu’alors. Il ne s’agit donc pas d’un texte littéraire mais juridique.

 

Il est vrai que nous avons fait beaucoup de références aux grands auteurs, Rabelais, Montaigne, Descartes, Hugo… en oubliant au passage Ronsard, Molière, Voltaire ou Chateaubriand. La littérature française est si riche qu’on ne peut parler de tous. Mais nous avons dû faire des choix, pour laisser la place aux musiciens, aux architectes, aux peintres ou à d’autres genres artistiques apparus plus tard.

 

Ce sont tous ces artistes et intellectuels, s’exprimant dans une langue de plus en plus commune, qui ont fait la culture française.

 

Une de vos «brèves» nous ramène en 1777, avec l’apparition des droits d’auteur sous l’impulsion de Beaumarchais. L’ère du numérique menace-t-elle la création culturelle? Ou préférez-vous y voir la condition de possibilité d’une vraie démocratisation culturelle?

 

Beaumarchais a effectivement fait accomplir une avancée remarquable en créant la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD) qui, pour la première fois, défendait les auteurs et, en les rémunérant, leur permettait de vivre de leurs œuvres.

 

Le numérique ouvre des perspectives nouvelles et surprenantes pour la création d’images, de sons ou d’autres modes d’expression. C’est un outil dont on mesure chaque jour les immenses possibilités totalement inédites pour la création, mais aussi pour la diffusion, possible en temps réel et partout dans le monde, d’œuvres inédites. Comme pour tous les champs nouveaux, le numérique facilite l’émergence de talents originaux et favorise la démocratisation, en mettant à disposition des contenus qui ne seraient pas accessibles autrement. Encore faut-il en faire bon usage.

 

Ce qui pose un problème, c’est l’internationalisation, car tous les textes, les images ou les musiques circulent sans cesse et il faut bien définir un mode de contrôle qui protège les contenus et fixe des règles d’utilisation et d’exploitation sans léser les créateurs. C’est pourquoi l’une des grandes questions du jour est la contribution des GAFA à la rémunération des auteurs. Ces grandes sociétés internationales, aujourd’hui américaines, doivent contribuer au financement de la création et payer des taxes en conséquence. Nous avons besoin de nouveaux Beaumarchais pour que le droit s’adapte à cette réalité nouvelle. Nous avons besoin de règles internationales et d’une action européenne vigoureuse.

 

La culture n’est pas la jouissance hédoniste des créations du passé.

 

En couverture, vous avez choisi ce tableau de Fragonard, Le Verrou, auquel vous aviez consacré l’une de vos brèves. N’est-ce pas révélateur d’une certaine vision que vous portez sur la culture: vous semblez privilégier les avant-gardistes et les artistes en avance ou à l’écart de leur époque… La culture doit-elle toujours nous bousculer?

 

Fragonard est l’héritier direct de François Boucher et le contemporain de Laclos ou de Sade, bien plus sulfureux que lui. Il est bien de son époque, et son tableau le montre, provocateur, mystérieux et sujet à bien des interprétations. Tout cela débouchera sur la Révolution, ce qui montre une fois de plus que les mouvements culturels précèdent les mouvements politiques comme on l’a vu avec la bataille d’Hernani en 1830 ou avec Mai 68 plus récemment. La culture n’est pas la jouissance hédoniste des créations du passé. C’est un ferment de remise en cause esthétique, intellectuelle et sociale.

 

Mais nous avons toujours cru que la culture devait bousculer. N’avions-nous pas choisi pour devise lors du lancement d’Arte: «Laissez-vous déranger par Arte»?

 

Il y a un peu plus d’un an, un candidat à l’élection présidentielle déclarait qu’«il n’y a pas de culture française». Votre livre est-il la preuve du contraire?

 

Vaste débat. Tout pays est composé de nombreuses communautés qui ont chacune leurs modes d’expression, leurs codes, leurs références. Voyez les jeunes d’aujourd’hui, différents de leurs aînés, ou ceux des banlieues qui ne sont pas les mêmes que ceux des milieux ruraux.

 

Dans un contexte où le marché semble rester la référence essentielle, quelle place pour la culture dans la société ?

 

Il y a une culture française qui les englobe toutes, forgée par les siècles. Elle partage avec d’autres des éléments et des valeurs universelles. Mais elle a sa spécificité propre, en particulier sa capacité à accueillir des éléments venant d’ailleurs. Comme nous l’avons écrit, la Chapelle Sixtine ou Don Quichotte sont aussi une part de notre culture, comme Molière ou Voltaire sont une part de la culture russe. Que dire de Kundera, auteur tchèque qui écrit en français et considère que Cervantes et Kafka sont des références majeures? Si la culture se joue parfois des frontières et des esprits, elle a aussi un enracinement géographique et historique.

 

Puisque le candidat dont il est question plus haut est devenu président de la république: quel bilan faites-vous, en matière d’action culturelle, d’un an de présidence Macron?

 

La culture française est le fruit d’héritages très anciens, latin, gaulois, germain… soit plus de deux millénaires.

 

L’influence d’un an de présidence, même Jupitérienne, ne peut y changer grand-chose.

 

Le Président Macron est incontestablement plus cultivé et plus intéressé par la culture que ses deux prédécesseurs et ses discours en témoignent. Reste que si les paroles sont indispensables pour définir un projet, il faut aussi des actes et pas seulement des réductions de crédit pour faire une politique. Et surtout une vision. Nous attendons la suite dans un contexte où le marché semble rester la référence essentielle: quelle place pour la culture dans la société et quels moyens?

 

Vous écrivez en conclusion de votre ouvrage que «le pays est suffisamment solide pour résister aux tremblements du monde actuel, grâce à cette immense culture née de cette longue histoire». Mais encore faut-il accepter cette culture et la transmettre… Le multiculturalisme n’est-il pas un obstacle à la transmission d’une culture nationale?

 

Nous restons résolument optimistes: si l’on prend un peu de recul, les bouleversements du monde actuel ne semblent pas de nature à remettre en cause un héritage multiséculaire. La culture française en a vu d’autres. Il faut surtout s’adapter, croire en notre capacité créative, protéger notre patrimoine, encourager nos artistes et être toujours convaincu que la culture doit avoir une place prééminente dans la société. C’est cela, le défi du libéralisme.

 

Tout projet culturel est politique.

 

Le multiculturalisme est une réalité qui n’est pas si nouvelle que cela. Il y a eu des Bourguignons, des Bretons, des Alsaciens, autant que des juifs ou des protestants, comme aujourd’hui des Arabes ou des minorités polonaises et italiennes. Il faut un certain temps pour que tout se fonde dans une culture commune qui, sans nier les particularités, évoluera et se transformera en s’unifiant. C’est déjà sa richesse et ce sera sa réussite, hier comme aujourd’hui.

 

Vous montrez également qu’une large part de la culture française s’est construite avant même l’existence d’un véritable État régalien. Jugez-vous que l’État intervient trop dans la création culturelle?

 

L’État en France a toujours été très actif depuis au moins François 1er, qui a donné son statut à la langue française, construit Chambord, et fait venir Léonard de Vinci. De Louis XIV à Versailles, puis de Napoléon jusqu’aux présidents ensuite, tous ont toujours joué un rôle majeur jusqu’à De Gaulle qui a créé le ministère de la culture en 1959.

 

La fonction de l’État, c’est de créer les conditions pour que la création puisse s’épanouir et que les artistes en aient les moyens. C’est ensuite de protéger, conserver et rendre accessible le patrimoine. C’est enfin d’assurer la diffusion des œuvres en question au plus grand nombre. Car c’est la condition de l’épanouissement individuel et de la vie en collectivité. En ce sens, tout projet culturel est politique. À nos dirigeants, à nous tous, d’en saisir l’urgente nécessité pour notre pays comme pour chacun de nous. La rédaction vous conseille :



Paul Sugy

 

Source:©  «Il y a une culture française forgée par les siècles»

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Les musulmans et l’antisémitisme : relaxe confirmée pour l’historien Bensoussan https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/24/les-musulmans-et-lantisemitisme-relaxe-confirmee-pour-lhistorien-bensoussan/ https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/24/les-musulmans-et-lantisemitisme-relaxe-confirmee-pour-lhistorien-bensoussan/#respond Thu, 24 May 2018 12:00:49 +0000 https://www.cjfai.com/eventmaster?p=1858347&preview=true&preview_id=1858347
L’historien juif français Georges Bensoussan (Crédit : capture d’écran YouTube)

En 2017, le tribunal avait jugé qu’il ne “saurait (lui) être reproché de stigmatiser l’ensemble de la communauté musulmane”

La cour d’appel de Paris a confirmé jeudi la relaxe de l’historien Georges Bensoussan, qui avait déclaré que « dans les familles arabes en France (…) l’antisémitisme on le tète avec le lait de sa mère ».

La cour a considéré que « les propos litigieux n’avaient pas visé l’ensemble de la communauté musulmane », dans la mesure où l’intellectuel, auteur d’ouvrages sur la Shoah et sur l’antisémitisme dans les banlieues françaises, avait lui-même « précisé qu’il ne visait qu’une partie des familles arabes » dans un contexte où il évoquait essentiellement « le salafisme », a expliqué la présidente à l’audience.

Lors d’une émission de France Culture en 2015, Georges Bensoussan avait tenu les propos suivants, en les attribuant à un sociologue algérien : « C’est une honte que de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes en France et tout le monde le sait mais personne ne veut le dire, l’antisémitisme on le tète avec le lait de la mère ».

En 2017, le tribunal avait jugé qu’il ne « saurait (lui) être reproché de stigmatiser l’ensemble de la communauté musulmane », en estimant qu’au cours de l’émission ce dernier avait précisé qu’il visait seulement « une partie de cette communauté, salafistes ou personnes sous leur emprise ».

Quant à l’expression « l’antisémitisme on le tète avec le lait de sa mère », il s’agissait, selon les juges de première instance, d’une figure de style, en l’occurrence une « catachrèse », et non pas l’expression d’un « racisme biologique ». La catachrèse désigne le détournement d’un mot de son sens propre, par exemple dans les expressions « les pieds d’une chaise ».

La cour d’appel a confirmé ce jugement et donc débouté les associations qui s’étaient constituées parties civiles, comme la Ligue des droits de l’Homme ou SOS Racisme. Elle a toutefois infirmé le jugement en reconnaissant cette fois la recevabilité du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) comme partie civile.

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) avait adressé en décembre 2015 une « mise en garde » à France Culture, estimant que « certains propos tenus par M. Bensoussan étaient susceptibles d’encourager des comportements discriminatoires ».

Le CSA avait aussi reproché à l’animateur de l’émission « Répliques », l’académicien Alain Finkielkraut, de n’avoir « à aucun moment contribué à la maîtrise de l’antenne. »

Source:©  Les musulmans et l’antisémitisme : relaxe confirmée pour l’historien Bensoussan

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Italie : Giuseppe Conte, l’«antisystème» au pouvoir https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/24/italie-giuseppe-conte-lantisysteme-au-pouvoir/ https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/24/italie-giuseppe-conte-lantisysteme-au-pouvoir/#respond Thu, 24 May 2018 11:40:53 +0000 https://www.cjfai.com/eventmaster?p=1858312&preview=true&preview_id=1858312

PORTRAIT – Le président italien Mattarella a confié à ce juriste novice en politique le soin de former un gouvernement.

Giuseppe Conte a fait un pas de plus vers la présidence du Conseil italien. Ce juriste, choisi par le Mouvement 5 étoiles (M5S) et la Ligue pour diriger l’Italie, n’a certes pas encore été nommé par le président Sergio Mattarella. Convoqué mercredi en fin d’après-midi au Quirinal, l’Élysée italien, il s’est vu confier la formation d’un gouvernement et d’un programme, une étape fondamentale vers le pouvoir. Arrivé modestement en taxi, Giuseppe Conte, à l’issue d’un entretien de presque deux heures avec le président, un temps anormalement long, a sobrement déclaré avoir accepté la «mission» que le président lui avait confiée. «Je ferai un gouvernement de changement, qui représentera totalement les attentes du peuple italien», a-t-il promis, ajoutant: «Je m’attacherai à confirmer les orientations européennes et internationales de l’Italie.»

 

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Giuseppe Conte doit maintenant, selon l’usage, revenir dans les jours prochains pour soumettre un projet de gouvernement au président qui, s’il est accepté, le propulsera à la tête du Conseil. Il lui faudra ensuite obtenir la confiance de la Chambre, sans doute mardi ou mercredi prochain. Le choix des ministres n’est pas pour autant une simple formalité. Tout en étant silencieux, le président a laissé filtré qu’il s’opposerait à la nomination de certaines personnalités trop europhobes. «Il faut être prudent. Il va y avoir des tractations. Le temps pris par Mattarella pour le convoquer laisse quand même deviner ses résistances, ses hésitations et ses questions», souligne Hervé Rayner, professeur de sciences politiques à l’université de Lausanne.

 

Face à ce souriant novice, la presse italienne s’est empressée d’enquêter. Elle a sorti le portait d’un personnage charmant et aimé de ses étudiants comme de ses collègues

 

Le chef de l’État semble sur ce point à l’unisson de son peuple. À 53 ans, Giuseppe Conte peut se prévaloir de la mèche brune et du costume impeccable qui s’imposent aux hauts responsables transalpins. Mais au-delà de cette allure parfaite, il reste un parfait inconnu pour l’immense majorité des Italiens. Professeur de droit privé à l’université de Florence, associé dans un cabinet d’avocats à Rome, le «professore» Conte n’a jamais été élu et n’a même jamais eu la moindre fonction politique. «C’est quelqu’un qui pour l’instant est sans épaisseur, un homme comme il en existe des milliers en Italie. Il n’a même pas été doyen», explique Christophe Bouillaud, professeur à Sciences Po Grenoble, tout en soulignant que la qualité d’universitaire est toutefois bien vue en Italie. «Il est l’équivalent d’un énarque ou d’un conseiller d’État en France», continue-t-il.

 

Face à ce souriant novice, la presse italienne s’est empressée d’enquêter. Elle a sorti le portait d’un personnage charmant et aimé de ses étudiants comme de ses collègues, d’un père divorcé proche de certains évêques, adepte du culte de Padre Pio, mais guère plus. Ses rares mots, où il confessait un passé avec le cœur au centre gauche, ne sont pas plus éclairants. «On ne connaît même pas ses opinions politiques aujourd’hui. Il est sans doute eurosceptique. Mais à quel point…», déplore Alfio Mastropaolo, politologue de l’université de Turin. Le M5S, dont il est issu, l’avait sorti de l’ombre, il y a quelque mois, en faisant de lui un potentiel ministre chargé de «débureaucratiser» l’Italie. Une tâche certes lourde dans un pays englué dans une administration tatillonne, mais très légère au regard de celle de président du Conseil.

 

«La Constitution lui offre de vrais pouvoirs en tant que président du Conseil. Mais cela dépend surtout de son caractère et de sa capacité à s’imposer. Or c’est précisément ce qu’on ignore»

 

Les interrogations s’accumulent donc sur la capacité de cet «homo novus» à réellement avoir la main sur un gouvernement où devraient figurer les poids lourds de la coalition, à commencer par les chefs du M5S et de la Ligue, Luigi Di Maio et Matteo Salvini. Les éditoriaux et ses opposants le vouent à être une simple marionnette, un honnête paravent pour les inévitables tensions à venir dans cette union improbable. «La Constitution lui offre de vrais pouvoirs en tant que président du Conseil. Mais cela dépend surtout de son caractère et de sa capacité à s’imposer. Or c’est précisément ce qu’on ignore, analyse Alfio Mastropaolo. La composition du gouvernement nous permettra d’en savoir un peu plus.»

 

«La situation est inédite», concède Giovanni Orsina de l’université Luiss, à Rome. Si l’Italie a bien connu des chefs de gouvernement technocrates, tous étaient des personnalités bien installées dans le paysage italien, dotées de solides carnets d’adresses. «Conte est d’autant plus inattendu que la Ligue et le M5S avaient fait de ces technocrates leurs têtes de Turcs depuis des années», remarque Hervé Rayner. Et la seule connexion politique connue de Giuseppe Conte est Maria Elena Boschi, une conseillère de Matteo Renzi, régulièrement accablée par les liguistes.

 

Le M5S a néanmoins mis en avant le plantureux curriculum de Conte, où figurent la plupart des universités prestigieuses de la planète, de New York à Yale et la Sorbonne, pour justifier ce choix. Les ombres dessinées par la presse sur ce parcours – l’université de New York a nié l’avoir eu comme étudiant ou enseignant – n’y ont rien changé. Les responsables du M5S, Luigi Di Maio en tête ou le fondateur de mouvement, Beppe Grillo, lui ont confirmé leur «soutien», parlant de «ragots malfaisants», signes «de la putréfaction des castes», avant d’augmenter la pression sur le chef de l’État. «Le président a prêté serment de fidélité à la République et aux citoyens […]. Il y a une majorité, qu’aime ou n’aime pas Mattarella, mais qui représente la majorité des Italiens», a martelé Alessandro Di Battista, un député M5S. «Soit on y va et on change les choses, soit on retourne aux urnes», a lâché Matteo Salvini.

 

«Ils se sont montrés fermes sur leur choix et ça conforte considérablement Conte. Il est sans doute le point d’équilibre dans l’équilibre instable qu’est l’alliance entre le Ligue et le M5S. Dès lors, Mattarella n’avait plus le choix», note Francesco Pallante, professeur de droit à Turin. Comme bien des observateurs, il n’exclut pas pour autant un rebondissement. La formation d’un gouvernement et l’élaboration d’un programme acceptable par tous sont autant d’écueils sur lesquels Giuseppe Conte pourrait se fracasser.


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Tanguy Berthemet

 

Source:©  Italie : Giuseppe Conte, l’«antisystème» au pouvoir

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Éditorial : «Menaces orageuses à Cannes» https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/24/editorial-menaces-orageuses/ https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/24/editorial-menaces-orageuses/#respond Thu, 24 May 2018 09:52:48 +0000 https://www.cjfai.com/eventmaster?p=1858342&preview=true&preview_id=1858342
– Crédits photo : REGIS DUVIGNAU/REUTERS

 

Par Bertrand de Saint-Vincent

 

L’affiche du 71e Festival de Cannes met en scène un baiser entre Jean-Paul Belmondo et Anna Karina dans Pierrot le fou, de Jean-Luc Godard. Il n’est pas sûr que cette étreinte suffise à entretenir la passion que nourrit le septième art pour la Croisette. La tendance est à l’orage. La météo l’indique et elle n’est pas la seule. Des nuages noirs flottent à l’horizon.

 

Pour la première fois depuis des années, Harry Weinstein n’est pas là. Rayé à jamais du générique, le puissant producteur a gravement écorné l’image du glamour hollywoodien par ses manières de prédateur: ainsi, tout cela n’était qu’une sombre comédie. Cannes doit renouveler la magie du cinéma en adaptant son scénario aux exigences de la réalité.

 

Désormais, l’homme blanc n’est plus un héros. Les femmes doivent occuper leur juste place et les minorités être prises en compte. Le numéro du délégué général, Thierry Frémaux, s’apparente à celui d’un équilibriste. Il est sous surveillance morale. De leur côté, les Américains boudent. Séduits par Venise ou Toronto, obsédés par la course aux Oscars, les réalisateurs vedettes brillent par leur absence.

 

Pour tenter de les amadouer, Thierry Frémaux a décidé de réserver la primeur des films en compétition au public. Relégués en seconde ligne, les critiques, dont les sifflets auront moins d’écho, grognent. Il faut se méfier de la convergence des luttes…

 

D’autant plus qu’un autre mécontent a claqué la porte: Netflix. Autorisée l’an dernier à projeter deux de ses œuvres sur les écrans géants du palais – mais hors compétition, car elle ne les distribue pas en salle -, la plateforme n’est pas représentée. Pourtant, chacun sait que son modèle et sa puissance financière sont incontournables.

 

Maintenant, moteur: cinquante ans après son annulation en mai 1968, sous la pression de Truffaut et Godard, le Festival de Cannes doit prouver qu’il est capable de faire sa révolution.

 

Source:©  Éditorial : «Menaces orageuses»

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ÉDITORIAL DE LA SEMAINE: L’Esprit de Munich plane sur l’Europe… https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/24/editorial-de-la-semaine-lesprit-de-munich-plane-sur-leurope/ https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/24/editorial-de-la-semaine-lesprit-de-munich-plane-sur-leurope/#respond Thu, 24 May 2018 08:02:06 +0000 https://www.cjfai.com/eventmaster?p=1765594&preview=true&preview_id=1765594

L’Esprit de Munich plane sur l’Europe…

 

Les complices

 

Depuis quelques années déjà l’Union Européenne a démontré son hostilité à Israël: votes tant à l’O.N.U. qu’à l’U.N.E.S.C.O frisant le négationnisme, déclarations fracassantes, alignement continu tant sur les positions palestiniennes que sur celles des états arabes les plus radicaux…

Cependant, depuis un an, le ton se durcit. Peut-être que l’affaiblissement de l’Union nécessite un « bouc émissaire » afin de détourner la colère des peuples !

D’autant plus que la victoire il y a un an de Trump a fait surgir outre-atlantique un leader déterminé à se battre pour les intérêts de son pays et de ses alliés de toujours, quitte à contrarier des alliés récalcitrants et raviver la colère de ses ennemis.

C’est dans ce contexte que les États-Unis ont rétabli les liens prioritaires avec ses alliés traditionnels que sont Israël, l’Arabie Saoudite, les États du Golfe, l’Égypte et la Jordanie ! Ils rappellent vertement où se trouvent les ennemis des États-Unis et de l’Occident et rappellent aux européens que les intérêts stratégiques priment sur les intérêts mercantiles.

C’est dans ce contexte que trois décisions importantes ont été prises par l’administration américaine :

Première décision

La première a été de vouloir rompre le statu quo au Proche-Orient où perdure un conflit, presque centenaire, et dont la continuation ne profite qu’aux ennemis de l’Occident dont l’Iran.

Pour cela, Donald Trump brise un tabou au cœur des discussions israélo-palestiniennes et objet principal du blocage du processus de Paix: Jérusalem. En proclamant Jérusalem capitale d’Israël ( sans toutefois établir le contour de cette Jérusalem, il est bon de le rappeler), il ne fait qu’énoncer un état de fait ( de facto, Jérusalem est capitale d’Israël depuis 1949 soit bien avant 1967) et une vérité millénaire, auquel aucun juif ne peut s’abstraire, selon laquelle Jérusalem est capitale éternelle du peuple Juif et en l’occurrence d’Israël !

Cet élément étant incontournable et au cœur du blocage du processus de paix, il fallait bien le dire, enfin, aux palestiniens pour mettre fin à une espérance qui ne sera jamais assouvie, mettre fin a un statu quo paralysant et ranimer des négociations sérieuses ! Des négociations pour aboutir à une Paix et non pas pour la galerie !

 

Deuxième décision

La deuxième est de rappeler qui est le véritable danger dans la région: l’Iran !

L’Iran menace tous ses voisins, intervient au Liban, en Syrie, en Irak, au Yémen,  menace les États du Golfe tout en proclamant vouloir détruire Israël ! La volonté de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire a accru ce danger.

En proclamant caduque l’accord de Vienne, Trump ne fait que rassurer ses alliés, que leur redonner  la confiance nécessaire pour renouer des relations privilégiées afin que ceux-ci ne se lancent pas, seuls, dans une fuite en avant militaire. En dénonçant l’accord de Vienne, Trump non seulement met le holà à la volonté de l’Iran de devenir une puissance nucléaire mais, surtout, il stoppe brutalement la volonté expansionniste des iraniens tout en redonnant espoir au peuple iranien !

 

Troisième décision

La troisième décision qui a été prise par Donald Trump, et pas la moindre, est celle de ne pas être tomber dans le piège des mouvements extrémistes, voire  terroristes, palestiniens.

Il a reconnu aux israéliens le droit de se défendre, en ne cédant pas au chantage émotionnel biaisé des palestiniens qui jettent leurs femmes et leurs enfants dans la fournaise en jurant qu’on les a obligé de le faire.

La seule manière d’obtenir des concessions sérieuses des israéliens est de leur rendre la confiance perdue en leur allié de toujours : les États-Unis; confiance qui a cruellement fait défaut avec la présidence Obama.

L’autre objectif était de démontrer aux états sunnites de la région, ennemis historiques d’Israël, qu’Israël n’est pas leurs ennemi mais leurs allié, que l’alliance d’Israël et des états de la région était un espoir immense pour la région, nécessaire pour le développement de tous. De ce point de vue, Donald Trump a merveilleusement réussi !


Le dévoilement d’une Europe Munichoise

Face à cela, nous avons eu une Europe, en grande difficulté, qui s’attache à des fantasmes et qui est prête à sacrifier ses alliés et ses valeurs sur l’autel d’intérêts vénaux, mercantiles et éphémères !

Ainsi, Mardi 8 Mai 2018, il n’aura fallu que quelques heures avant que la sortie des États-Unis de l’accord nucléaire avec l’Iran ne provoque un émoi confinant à la transe tant dans les cercles dirigeants de l’Europe, et tout particulièrement de la France, que dans le microcosme des médias et des experts en tous genres (experts qui sont toujours trompés dans leurs analyses passées) .

Ce même phénomène s’était déjà produit quelques mois plus tôt, le 6 décembre dernier, quand l’Amérique avait décidé de reconnaître, qu’effectivement, l’administration israélienne était bien localisée à Jérusalem, ce qui en faisait ipso facto la capitale d’Israël.

Enfin, ce phénomène a pris une dimension psychotique quand le Hamas, prenant prétexte de l’inauguration de l’Ambassade des U.S.A à Jérusalem, a décidé d’envoyer une horde de plusieurs dizaines de milliers de gazaouis se jeter sur la frontière, vouloir la traverser pour, disent-ils, tuer des juifs de l’autre côté.

L’Europe, et la France en particulier, a montré, alors, leur triste visage, empli de haine et de rage, envers Israël et , peut-être, sans s’en rendre compte ( ou peut-être même en s’en rendant compte) envers les juifs.

Avant de revenir sur l’aspect psychotique, haineux et munichois de ce comportement, rappelons quelques vérités et démontrons la fausseté de toutes les critiques et assertions européennes !

Première fausse information ( qu’on se plait désormais d’appeler «Fake News»): Trump nous dit-on est revenu sur les engagements d’un accord signé entre son pays, la Russie, la Chine, l’Allemagne, l’Union européenne, et l’Iran. Or, la vérité est que cet accord n’a jamais été SIGNÉ par quiconque, pas le moindre paraphe, pas la moindre cérémonie. Pourquoi?

Parce que le président de l’époque, Barack Obama savait que son accord serait rejeté par le Sénat américain, en charge selon la procédure constitutionnelle de la ratification des traités. Le Sénat ne voulait pas du tout de ce texte, comme l’écrasante majorité des Américains à l’époque. Et que donc, dans ce processus, la signature des États-Unis au bas de cet accord n’était le fait que de l’administration Obama au travers d’un Executive Order et qu’il n’avait donc pas force de traité !

Les américains étaient d’ailleurs si opposés à cet accord que les Républicains étaient gagné par l’espoir de pouvoir obtenir le blocage de cet «Executive Order» d’Obama ( décret présidentiel) par le Congrès qui pouvait y mettre son «Veto». Mais, pour cela, il leur fallait 60% des votes de la Chambre et du Sénat.

Or, s’ils ont bien obtenu 63% des votes des représentants, ils n’ont eu que 58% des votes des sénateurs.

Ainsi, il ne leur a manqué que le vote de deux sénateurs supplémentaires pour faire valider un «Veto» à cet accord et d’en faire un accord mort-né !

La signature des États-Unis étant limitée à celle d’un Executive Order et la durée d’un Executive Order étant limité à 6 mois, telles sont les raisons pour lesquelles celui-ci doit être renouvelé tous les 6 mois.

Mais, s’il doit être renouvelé tous les six mois, c’est bien qu’il peut ne pas l’être !

Et donc, contrairement, à toutes les assertions de pseudo professeurs de droit ou des européens, en refusant de renouveler l’Executive Order, Trump n’a pas renier la signature de son pays puisque celle-ci n’existait pas !

Il est intéressant de noter d’ailleurs que cet accord n’avait pas été signé par l’Iran non plus, le collège des mollahs ayant refusé de traiter ouvertement, sous les yeux d’Allah, avec le Grand Satan, même si la faiblesse de ses finances lui faisait tirer le diable par la queue.

Ainsi, le JCPOA (Joint Complete Plan Of Action) , oint par l’Europe, naissait dans la dissimulation.

Mais, comme, au vu de cela,  il fallait donner un semblant de légitimité internationale à l’arrangement, le texte convenu fut intégralement intégré dans la résolution 2231 du Conseil de sécurité, adoptée à l’unanimité le 20 juillet 2015, six jours seulement après la clôture de la négociation. Or, dès le lendemain, l’Iran fit savoir qu’il ne respecterait pas cette résolution, à la stupeur des naïfs. Pourquoi?

Tout simplement parce que des dispositions avaient été ajoutées au JCPOA par les Occidentaux dans la résolution (l’annexe B, point 3), qui prohibaient toute activité iranienne relative aux missiles balistiques pouvant emporter des armes nucléaires. (ANNEXE B. POINT 3: «L’Iran est tenu de ne mener aucune activité liée aux missiles balistiques conçus pour pouvoir emporter des armes nucléaires, y compris les tirs recourant à la technologie des missiles balistiques, jusqu’au huitième anniversaire de la Date d’adoption du Plan d’action ou jusqu’à la date de la présentation par l’AIEA d’un rapport confirmant la Conclusion élargie, si elle est antérieure.»).

C’est dire que depuis le 20 juillet 2015, l’Iran a violé tous les jours, sans rien cacher, la résolution unanime du Conseil de sécurité. Ainsi, nous ne pouvons que constater qu’une étrange amnésie frappe les pays européens concernant cette brèche originelle.

La seconde fausse idée ressassée à l’infini, c’est que les Iraniens respectaient l’accord du 14 juillet 2015. Il faut réfléchir un instant. Le but de l’accord était d’interdire à l’Iran de mettre au point un arsenal nucléaire militaire. Or, qu’est-ce qu’a fait l’Iran au lendemain du 14 juillet 2015 ? Il a affecté toutes ses ressources à la mise au point de missiles du type ICBM (Intercontinental Balistic Missile) pour “délivrer” la bombe et à la difficile militarisation de l’arme , sachant que l’usinage hémisphérique de l’ogive et la mise au point de systèmes de détonation sont des opérations très techniques.

Sans rentrer dans les détails techniques, ce que nous pouvons affirmer c’est, qu’en fait, depuis le 14 juillet 2015, l’Iran n’a cessé de développer les technologies qui lui manquaient pour achever avec succès sa longue marche vers l’arme suprême et notamment sa technologie balistique en contravention avec l’annexe B, point 3, de la résolution 2331 !

Donc soit Messieurs Macron et Le Drian, ainsi que leurs alliés européens, sont aveugles et ignorants, soit ils se comportent en tartufe devant leurs concitoyens en répétant que l’Iran respecte ses engagements.

Étant donné que l’accord de Vienne n’a été signé par personne, on ne peut que se référer au seul document officiel validé par un organisme international, c’est-à-dire la résolution 2331 du Conseil de Sécurité, et donc,  l’Iran n’a pas respecté les clauses du contrat !

La troisième fausse idée est que Trump a décidé de déplacer l’Ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem. FAUX !

C’est l’administration Clinton et le Congrès qui ont décidé en 1995 de transférer l’Ambassade à Jérusalem. En effet, le 23 octobre 1995 le Congrès vote à une très large majorité ( 93 voix contre 5 au Sénat et 374 contre 37 à la Chambre des Représentants) une loi dénommée «Jerusalem Ambassy Act) .

Cette loi  reconnait Jérusalem unifiée comme capitale de l’état d’Israël et exige que Jérusalem reste une ville indivisible. Son but était de mettre de côté des fonds pour le déménagement de l’ambassade des États-Unis de son emplacement à Tel-Aviv à Jérusalem, avant le 31 mai 1999. À cette fin, elle a retenu 50% des fonds affectés au département d’État spécifiquement pour «l’acquisition et l’entretien de bâtiments à l’étranger», tels qu’alloués au cours de l’exercice 1999, jusqu’à l’ouverture officielle de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.

Les Présidents Clinton, Bush et Obama ont promis, lors de leur campagne électorale respective, de ne plus s’opposer à l’application de cette loi et de déplacer l’Ambassade aussitôt élus ! Ils ne l’ont pas fait !

Trump l’a promis et l’a fait ! Sans préjuger de la solution finale sur Jérusalem !

La quatrième fausse idée est que la décision de transférer l’Ambassade américaine à Jérusalem est à l’origine des manifestations de masse à Gaza ! Cela est faux car ce genre de soulèvement a lieu tous les ans le jour anniversaire de l’indépendance d’Israël ! Faire un lien de cause à effet est fallacieux et pervers !

La cinquième fausse idée est que ce soulèvement était une manifestation pacifique et que les forces de l’ordre israéliennes ont user de la force de manière disproportionnée.

Tout d’abord, il est totalement fallacieux de prétendre que cette manifestation était pacifique car le Hamas n’a jamais été pacifique depuis sa prise de pouvoir à Gaza. Il n’a cessé d’utiliser tous les moyens à sa disposition pour attaquer Israël et tuer les israéliens à proximité de la frontière, car il s’agit bien d’une frontière depuis qu’Israël a quitté, totalement, ce territoire. 

Les propos des européens et notamment de la France qui dénoncent le «pacifisme» de ces manifestations sont donc non seulement mensongers mais également «odieux» !

Prétendre que les gazaouis relèvent du statut des civils soumis à une autorité occupante qui serait Israël est un mensonge éhonté car Israël a totalement évacué Gaza depuis 2005 et que ce territoire est gouverné par le Hamas depuis le putsch militaire du Hamas contre l’Autorité Palestinienne !

La sixième idée fallacieuse est de prétendre que la réponse israélienne à la tentative d’invasion du Hamas est «disproportionnée» et relève du «massacre».

Les mots ont un sens et «massacrer» signifie « tuer avec sauvagerie et en grand nombre (des êtres qui ne peuvent se défendre).». Qui peut prétendre qu’au vu du nombre de manifestants violents ( entre 40.000 et 50.000) et au vu que 53 des 62 morts étaient des combattants du Hamas, oui, qui peut prétendre honnêtement que ce fût là un grand nombre ( les attaques françaises en Côte d’Ivoire en 2002 ont fait beaucoup plus de victimes civiles) ou avec sauvagerie alors que les cibles étaient des combattants connus et reconnus.

Les forces armées israéliennes n’ont fait que leur devoir, celui qui est attribué à toute force armée dans le monde, défendre les frontières de son pays et protéger ses citoyens. En effet, l’objectif proclamé de cette manifestation était de transgresser la frontière, pénétrer en Israël et «tuer des juifs».

Les «odieuses» déclarations de l’Union Européenne et du Président français sont donc totalement injustes, erronées, partiales et mal intentionnées !

La septième assertion fallacieuse de l’Union Européenne, et certainement la plus grave, est de prétendre lutter contre l’antisémitisme alors que de fait les déclarations et les actes de l’Union Européenne sont les meilleurs catalyseurs de l’antisémitisme en Europe .

L’Europe est devenu le fief de l’antisémitisme dans le monde dit démocratique. Jamais depuis la fin de la seconde guerre mondiale l’avenir des Juifs en Europe n’a été aussi menacée, et en France en particulier. 

Entre les directives de l’Union Européenne qui menace la vie juive traditionnelle ( circoncision, abattage rituel,…),  les prises de positions biaisées concernant le conflit israélo-palestinien, les déclarations violentes et partiales vis-à-vis d’Israël, la modération des réactions face à l’antisémitisme islamique, le laxisme et la faiblesse des sanctions face aux actes antisémites, et la complaisance envers les états négationnistes et antisémites comme l’Iran, tout cela contribue de manière évidente à la montée de l’antisémitisme en Europe.

Déjà les juifs ont complétement disparus de certains pays européens et même les communauté les plus importantes, Royaume-Uni et France, fondent comme neige au soleil.

Il n’est pas clair si l’objectif de l’Europe est d’avoir une Europe Judenrein, c’est en tous cas de facto ce qui est en train de se passer.

Au vu de tous ces éléments, il est clair de constater qu’un esprit munichois plane sur l’Union Européenne. Il est même évident qu’une menace sérieuse plane aujourd’hui sur les Juifs en Europe.

Dans ces circonstances, on ne peut que regretter amèrement qu’une association juive internationale, pâle reflet de sa grandeur d’antan, appuyée par le C.R.I.F, a cru bon de décerner son «Prix des Droits de l’Homme» à une délégation de l’Union Européenne dans ces conditions tragiques et ainsi honorer  une organisation hostile aux Juifs d’Europe !

 

Richard C. ABITBOL
Président


IL Y A 80 ANS DÉJÀ ….


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Peuple de trop…pays de trop ? https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/23/peuple-de-troppays-de-trop/ https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/23/peuple-de-troppays-de-trop/#respond Wed, 23 May 2018 06:52:21 +0000 https://www.cjfai.com/eventmaster/?p=1858402 Peuple de trop…pays de trop ?

L’offensive du Hamas contre la frontière de Gaza avec Israël était destinée à y pénétrer et y commettre des crimes dans la lignée de son programme terroriste : chasser les juifs et rayer Israël de la carte. Cette offensive est venue à point nommé au secours du président Macron, prompt à condamner l’Etat juif pour la défense de son territoire et de ses citoyens et pour la nomination de Jérusalem.

En effet , les derniers attentats islamistes survenus en France, (dont un effectué à Paris au moment de l’offensive du Hamas), s’ajoutant au nouveau pas franchi de l’antisémitisme: l’assassinat de juifs à leur domicile, et la diabolisation croissante d’Israël dans les médias, auraient dû le contraindre à revoir ses positions idéologiques à l’égard de l’État juif et de ses ennemis qui affichent leur volonté de le détruire : l’Iran des mollahs, le Hezbollah et le Hamas qui rêvent d’un nouvel holocauste.

La convergence d’un antisionisme de gauche et d’un antisémitisme terroriste d’origine musulmane, ajoutée à une politique gouvernementale réduite à la défense de ses intérêts économiques, ponctuée de votes anti-israéliens dans les instances internationales, laisse craindre qu’on assiste à la mise en place de l’union de deux discours l’un contre le «  peuple de trop » par l’islamisme, l’autre contre celui de «  pays de trop »par l’antisionisme. D’où cette réticence chez certains politiciens à nommer l’islamisme par son nom, qu’il soit commandité ou qu’il soit spontané, sous prétexte de ne pas céder à l’islamophobie au nom du « vivre ensemble » et des exigences de l’état de droit.

Or les deux formes de l’islamisme , l’une commanditée , l’autre spontanée sont les manifestations d’un unique terreau, l’Islam , qui face à sa confrontation avec la société du marché du travail et la libre circulation des femmes qu’elle implique, réagit par la violence pour ne pas perdre puis pour activer son ambition hégémonique sur l’univers entier.

Or , c’est à l’islamisme qu’Israël doit faire face depuis sa création, c’est ce même islamisme qui est à l’origine du conflit avec Israël comme le discours négationniste du dirigeant de l’OLP vient de le rappeler pour ceux qui font mine de l’oublier. Il est donc utile de redire que ce qu’il est convenu de nommer « le conflit israélo-palestinien » a pour seule cause le refus du plan de partage et de tout Etat juif en 1948 par les palestiniens conduits alors par le grand Mufti de Jérusalem qui, proche d’Hitler fut deux ans en poste à Berlin durant la seconde guerre mondiale, utile de rappeler que ce refus de tout État juif fut suivi d’une guerre d’éradication menée par les pays arabo-musulmans. Ce refus de tout État juif et de toute présence juive dans les pays du panislamisme ou du panarabisme fut suivi de la main mise de la Jordanie sur la partie où devait se faire l’État palestinien.

Après la guerre des six jours et la prise en mains de ces territoires et de Jérusalem Est par Israël , la dite frontière de 1967 qui présidait jusque là et que font mine de revendiquer les prétendus « pacifistes »  ne résultait pas d’un accord avec les palestiniens mais d’une ligne de cessez le feu avec les jordaniens. Dès lors, ces territoires de Judée Samarie méritent le nom de « disputés » et non pas d’occupés . La falsification est tout simplement idéologique. L’expérience d’Israël qui a rendu le territoire de Gaza aux palestiniens, territoire autrefois administré par les Égyptiens, est forte en ce domaine. La prise du pouvoir à Gaza par les islamistes du Hamas a transformé ce territoire en base d’attaque militaire contre Israël. L’attitude d’une certaine presse plus encline sur ce sujet, à déformer qu’à informer est à dénoncer de façon urgente.

Elle veut faire oublier que le soi-disant blocus de Gaza est la conséquence de la domination du Hamas sur le Fatah. Le blocus israélien vise les seules importations à usage militaire et un autre blocus, égyptien celui-là, s’exerce quant à lui sur 14 kms sans qu’aucune voix ne s’en offusque ni ne le divulgue à ses consommateurs d’ « informations ».

Quant aux réfugiés palestiniens de 1948, comment ignorer les réfugiés juifs, en nombre supérieur , chassés des pays arabo-musulmans ? La diabolisation d’Israël , la tendance à sa dé-légitimation par des courants de gauche et d’ultra-gauche, le parti pris pro-palestinien qui voudrait faire des palestiniens les « victimes » des Israéliens et de leur État « colon » en justifiant ainsi le terrorisme, sont ainsi encouragés par la phrase présidentielle. Et dans le même temps , le propos antisémite et antisioniste veut laisser entendre que les juifs en France seraient les agents d’un État étranger, eux-mêmes étrangers en France, Si l’on ajoute à cela le fantasme du complot juif international et celui de la domination du monde entier par la finance juive maîtresse de ce complot, on comprendra que l’heure est grave car le projet de l’éradication de l’État d’Israël et de l’extermination des juifs , est un projet réel agité par l’islamisme .

Projet qui peut par ailleurs être soutenu par des opposants juifs de gauche inconscients qui au nom du «  camp de la paix » vendent le rêve israélien pour un plat de lentilles servi à Berlin. Rappelons leur qu’un auteur prestigieux avait parfaitement saisi ce chemin juif unique, cette maintenance, des siècles durant malgré les persécutions , de l’obstination du projet juif tourné vers Sion. Chateaubriand ,en 1806, a salué le droit des juifs à Jérusalem en évoquant «  ces légitimes maîtres de la Judée esclaves et étrangers dans leur propre pays » sous la domination musulmane ottomane et le caractère de « miracle » de leur obstination à attendre « la venue d’un roi qui doit les délivrer ». Le même auteur qualifiera de barbare la société musulmane fondée sur l’esclavage et la polygamie, barbarie qui risquera d’être importée en Europe, dira-t-il, par la voie du commerce…

Autre point important , il faut dire non à ceux qui prétendent qu’Israël est le fruit de la Shoah accordé par l’Europe coupable. Si la Shoah n’avait pas eu lieu, plus de Juifs auraient peuplé la terre d’Israël. Outre que les Juifs ont toujours entretenu des liens étroits avec le pays et Jérusalem, ville où la majorité était juive à la mi-XIXe siècle, rappelons que le sionisme politique est né sous la plume de Moses Hess en 1862, (mais qui connaît l’œuvre de Moses Hess ?) Moses Hess qui, après avoir été proche de Marx et d’Engels , élabora la critique de leur antisémitisme, critique qui vaut pour les autres pères antisémites de l’idéologie de « gauche », Proudhon, Bakounine , Fourier qui partageaient la même vision haineuse des juifs.

. Moses Hess invite à décrypter sous ces antisémitismes une matrice culturelle d’origine chrétienne cachée et sécularisée quoique sans spiritualité, d’où le titre de son ouvrage « Rome et Jérusalem »… (malheureusement les diverses tendances de la gauche n’ont jamais analysé l’effet de l’antisémitisme de leurs pères fondateurs sur leurs propres idéologies. Il en résulte un schéma constitué par quatre termes issus de l‘évocation de la sexualité et de la parentalité : le juif à l’origine de la chute, le juif corps étranger, le juif comploteur et émanation du diable et le juif à éliminer. On retrouve ce schéma dans tous les antisémitismes, inquisitorial, islamiste, nazi, gauchiste. C’est Voltaire qui , selon Léon Poliakov, le sécularisera . Il passera à l’extrême droite et à l’extrême gauche au XIX e siècle.

Appliqués à Israël , ces quatre principes vont donner ceci : Israël :est un corps étranger, intrus dans le monde arabe, un Etat colon et satanique qu’il convient de faire disparaître, ou à la limite qu’il convient de transformer en Etat bi national , tout en fermant les yeux sur l’état de la démocratie et du respect des autres dans les pays arabo-musulmans où baigne comme on le sait l’harmonie sociale ! Il n’est qu’à admirer le bien être qui règne en Iran , en Turquie, en Libye…etc…

La violence terroriste palestinienne n’est alors qu’une réponse au « génocide » présumé des palestiniens et l’espoir, c’est le renversement des juifs, la dissolution de l’État juif. État qui comprend quand même 20% de citoyens arabes israéliens, ce que les faussaires antisémites oublient de mentionner alors que les juifs n’ont pas le droit à résidence dans l’ Etat palestinien programmé dans la tête de ses dirigeants ! Ce schéma anti-juif est présent dans l’inconscient culturel occidental à moins d’un effort intellectuel qui en démonte le mécanisme. Sauf miracle, il semble douteux, au vu de ses réactions, que Monsieur Macron en guérisse. Signé un porteur d’étoile.

Claude Berger

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De Villepin: la haine en héritage ! https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/22/de-villepin-la-haine-en-heritage/ https://www.cjfai.com/eventmaster/blog/2018/05/22/de-villepin-la-haine-en-heritage/#respond Tue, 22 May 2018 11:33:34 +0000 https://www.cjfai.com/eventmaster/?p=1858267  

 

De Villepin:    la haine en héritage

 

 


Ce matin chez Bourdin (BFM-TV), Galouzeau De Villepin a cru bon de cracher, à nouveau son venin sur Israël et les américains.

Il y a 4 ans, lors de la guerre de Gaza dénommée « Opération Bordure protectrice », le sieur De Villepin avait déjà déballé toute sa haine envers Israël et les États-Unis dans un pamphlet haineux paru dans « Le Figaro » et, il réitère aujourd’hui avec constance, en usant des mêmes mots dans une logorrhée haineuse, mais cette fois-ci sur un plateau télé.

Nous lui avions répondu alors  dans un éditorial intitulé « De Villepin:  la haine en héritage ! » que vous trouverez reproduit ci-dessous.

Cet éditorial, nous aurions pu l’avoir écrit aujourd’hui, et nous n’aurions pas eu besoin de changer un seul mot tant le personnage est constant dans sa haine.

La seule différence, aujourd’hui, est le fait qu’il s’en prend nommément au Président Trump ce qu’il n’avait pas osé faire avec Obama celui-ci étant de la trempe de ceux qui affaiblissent l’Amérique et donc qui réconfortent le petit De Villepin.

De plus, aujourd’hui, il met les États-Unis dans le camp de nos ennemis et propose que la France s’unisse à  Poutine et à la Chine contre nos alliés de toujours !

Je vous laisse lire, ci-dessous, cet éditorial du 7 août 2014 qui s’applique totalement au De Villepin 2018 !!!


De Villepin:    la haine en héritage ! 7 Août 2014 …. suite


Le silence serait indécent après l’ignominieux et haineux pamphlet de Galouzeau De Villepin paru Jeudi matin dans Le Figaro. Ce journal, en le publiant, s’est rendu complice de ragots anti-israéliens pour ne pas dire antisémites, raison pour laquelle nous réclamons le droit de réponse que nous exposons ci-dessous.

Avant de revenir sur le fond, nous nous devons, pour rendre les choses plus claires, de mettre en perspective ce triste pamphlet digne de la Libre Parole” ainsi que son auteur et, pour cela, il faut rappeler qui est Galouzeau De Villepin. Car sa seule présentation devrait suffire à annihiler toute portée à ses propos .

Galouzeau De Villepin, lauréat de la fameuse promotion Voltaire de l’E.N.A., est décrit par ses anciens camarades comme une personne arrogante, peu conviviale malgré son nom ( Galouzeau veut dire «boute-en-train» en vieux français) et peu sympathique, voire même «détestable»Ses camarades le trouvent distant, hautain, voire odieux, même méprisant, considérant les autres membres de la promo «comme des sous-merdes». Dominique affiche déjà d’authentiques convictions gaullistes et comme son maître à penser n’a de respect et d’admiration que pour lui-même. 

Voilà pour la description psychologique du personnage.

Sa carrière politique, quant à elle, commence véritablement avec Jacques Chirac. En effet, aussitôt élu Président de la République en mai 1995, Chirac  le nomme  secrétaire général de la présidence de la République où il surfera sur ses échecs.Il anime au Palais de l’Elysée une cellule juridique (surnommée « le Cabinet noir » en référence au Cabinet noir du temps de la monarchie), chargée de suivre et d’étouffer les affaires politico-financières en cours, liées au RPR et à la Mairie de Paris. Voilà qui donne une grande caution morale aux propos qu’il tiendra par la suite, et notamment dans le pamphlet incriminé !

En 1997, afin de mettre fin aux luttes intestines de la droite, il a l’idée « géniale» de proposer au Président de la République de dissoudre l’Assemblée Nationale, assurant ce dernier qu’il aura une majorité encore plus confortable et dévouée ! Mais, ces élections législatives, comme chacun sait, aboutissent à une défaite cuisante: ce fut la première grande défaite de la pensée villepiniste ! Dès lors, Bernadette Chirac, qui ne le porte pas dans son coeur, le surnommera, avec justesse,  « Néron » , qualificatif qui lui collera à la peau jusqu’à ce jour .

L’échec étant payant, en 2002, Jacques Chirac, réélu, le nomme Ministre des Affaires étrangères, ce qui lui permettra de se distinguer lors de sa fameuse prise de parole du 14 février 2003, devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, discours qui lui permettra de mettre en exergue toute sa « haine gaullienne » de l’Amérique  et d’afficher avec virulence ( les « anti-américains primaires » diront avec brio) son opposition à l’intervention en Irak souhaitée par les Etats-Unis. Pour continuer dans ce sens, il déclarera plus tard, en septembre 2004, que l’expression de « guerre contre le terrorisme », prônée par le Président américain George H. W. Bush, était « impropre ». Comme toujours, lavenir le fera mentir.

Début juillet 2003, il organise une opération secrète de libération d’Ingrid Betancourt, qui s’avèrera un cuisant fiasco et pour laquelle la France devra présenter ses excuses: deuxième grand fiasco de la politique villepiniste. Il est bon de rappeler à ce sujet  que, souvent, Dominique de Villepin agit pour raisons personnelles; en effet, il était resté personnellement intimement lié avec les soeurs Bétancourt et, ce, depuis sa période étudiante.

Grand Démocrate et grand stratège, comme chacun sait, il participe et impose les Accords Kléber, afin de trouver une « solution pacifique » à la guerre civile de Côte d’Ivoire: accord imposé sous la pression des forces armées françaises et qui aura beaucoup de peine à s’appliquer. Ceci se terminera par un bombardement de « civils ivoiriens» par l’aviation française: troisième fiasco de la pensée villepiniste.

En mars 2004, Jacques Chirac nomme Dominique de Villepin au Ministère de l’Intérieur, ce qui le propulse comme stratège pour le référendum portant sur la Constitution Européenne avec le succès que l’on sait: quatrième fiasco du villepinisme.

Pour le récompenser de tous ses échecs, Chirac le nomme, en mai 2005, Premier Ministre. Poste où il démontrera « toute sa splendeur et sa compétence» face aux «incidents» de banlieue ou, plus exactement, face aux émeutes insurrectionnelles: 10.000 voitures brûlées en moins de deux semaines, de nombreuses institutions publiques incendiées, des écoles détruites… Dominique de Villepin décrète alors l’état d’urgence afin de permettre aux préfets de décréter le couvre-feu et il demande, benoîtement, au Conseil Français de la Fatwa d’émettre une fatwa à l’encontre des émeutiers afin que ceux-ci mettent fin à leurs exactions qui ont mis la France à feu et à sang !

Adieu valeurs républicaines, adieu laïcité, adieu autorité de l’Etat, c’est le  cinquième fiasco monumental de la pensée villepiniste.

Enfin, autre idée lumineuse, Dominique De Villepin, qui pense toujours savoir ce que le peuple veut ( peuple dont il ne connait l’existence qu’au travers de ses lectures et auquel il n’a jamais été confronté dans une joute électorale), décide de lancer un contrat pour les jeunes, le fameux contrat première embauche (CPE), furieusement rejeté par les intéressés et qui suscitera de si importantes manifestations et grèves d’étudiants que Jacques Chirac sera obligé d’intervenir afin de réclamer la non-application de la loi, pourtant promulguée. Ce qui vaudra à Dominique De Villepin d’être, à nouveau, fortement critiqué par la presse, l’ensemble de la gauche, l’U.D.F et une partie de l’U.M.P: l’homme qui se veut l’écho du peuple n’a jamais été aussi loin du peuple !

Aprés de multiples tentatives pour calmer la protestation, Dominique De Villepin est contraint d’annoncer l’abrogation du CPE malgré sa validation par le Conseil Constitutionnel : sixième fiasco du villepinisme.

Aprés sa démission en Mai 2007 et en désamour avec le nouveau Président, De Villepin devient avocat au barreau de Paris sur dossier (licencié en droit, diplômé de l’I.E.P de Paris, énarque, haut fonctionnaire public) grâce à une recommandation de deux membres du barreau et à sa carrière juridique dans l’administration. Il prête serment, le 9 janvier 2008.

Cependant, Dominique De Villepin, toujours convaincu d’avoir un « destin national »annonce, le 25 mars 2010, la création d’un mouvement politique qui verra le jour le 19 juin 2010 sous le nom de République Solidaire qui s’avèrera un nouveau fiasco, le septième, de la pensée villepiniste.

Encore et toujours convaincu de son destin national, il se présente comme candidat à l’élection présidentielle. Malheureusement pour lui, les sondages ne le créditent que de 1 à 2 % d’intentions de vote, ce qui l’oblige à abandonner: huitième fiasco du villepinisme.

Un jour, Raymond Barre m’avait dit, parlant de hauts fonctionnaires: « Richard, en France , plus on échoue, plus on monte haut ! »; De Villepin en est la preuve la plus cinglante ! Il s’est toujours trompé, il a toujours échoué dans tout ce qu’il entreprenait et pourtant il a toujours été récompensé de ses échecs tant par Chirac que par les médias qui continuent de lui donner du crédit.

Aujourd’hui, avocat, Dominique de Villepin développe ses liens privilégiés  avec le Qatar, liens qu’il avait déjà noués lorsqu’il était à la tête de l’État. Et, c’est ainsi que le cabinet d’avocats qu’il dirige compte  pour principal client l’émirat qatari. De Villepin devient responsable d’un des fonds souverains de l’émirat, Qatar Luxury Group, fonds d’investissement personnel de cheikha Mozah, l’épouse de l’Émir et doté de 100 milliards de dollars. 

Dès lors, De Villepin devient le serviteur zélé de son employeur Qatari.

Ce qui, vous le comprendrez aisément, explique la tonalité du torchon écrit par De Villepin, courtisan de l’Émir du Qatar, lui-même supporter des Frères Musulmans et du Hamas.

On peut donc supposer que cet article a été commandité par son client: l’Émir du Qatar !

Alors, pourquoi doit-on entendre encore celui qui s’est toujours trompé ? Pourquoi laisser ce flot de haine se déverser dans les colonnes du Figaro ? Pourquoi laisser ceux qui se disent experts et qui se sont toujours trompés envahir nos écrans et notre presse de leurs analyses erronées ? J’ai bien peur que les réponses que je pourrais donner à ces interrogations ne laissent poindre les vieux démons qui ont assombri les cieux de notre République dans un passé récent !

Ce long exposé sur le profil de l’auteur était nécessaire pour une meilleure approche du document incriminé et comprendre la sémantique idéologique et vénale sous-jacente à l’inspiration de l’auteur.

Revenons donc à l’exégèse de quelques éléments de ce texte à la lumière de ce que nous venons d’exposer.

Le problème avec De Villepin, c’est qu’il n’a jamais compris ce qu’était véritablement le devoir de la France qu’il confond avec la haine de nos alliés (américains, anglais, israéliens,…) et de ce fait, se positionne dans le digne héritage du gaullisme «pur et dur» dont cette haine est le pilier idéologique. Aussi lorsqu’il écrit qu’il défend «une France qui est attachée indéfectiblement à l’existence et à la sécurité d’Israël», il ment pour faire apparaître ses propos comme prétendument équilibrés alors qu’il omet de rappeler qu’il a lui-même déclaré «qu’Israël n’était qu’une parenthèse de l’Histoire, et que ce pays était amené à disparaître.» ( propos de 2001, rapportés par Jean-Marie Colombani en 2002). Ainsi De Villepin intègre dans son analyse l’anéantissement d’Israël.

S’il a raison de dire qu’Israël « ne saurait oublier les droits et devoirs qui sont conférés à Israël en sa qualité d’État constitué.» il oublie de rappeler que le premier devoir d’un État constitué est de veiller à la sécurité de ses concitoyens. Et que si l’on veut parler des droits, alors il faut rappeler qu’Israël avait le droit de suspendre la livraison d’eau, d’électricité et de denrées alimentaires à ceux qui menaient contre lui une guerre sans merci et que, pourtant, Israël n’a pas succombé à cette facilité pour préserver son éthique et continuer à remplir son devoir humanitaire. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’Israël a construit un hôpital de campagne pour subvenir aux besoins de ceux qu’il combat par ailleurs; hôpital qui a été attaqué au mortier par le Hamas. Quel autre pays au monde se comporterait ainsi ? Pouvez-vous en citer un, Monsieur De Villepin ?

Quand vous écrivez :« Il est temps de mesurer l’impasse d’une France alignée et si sûre du recours à la force….Par mauvaise conscience, par intérêt mal compris, par soumission à la voix du plus fort, la voix de la France s’est tue…». De quelle France parlez-vous ? De celle au nom duquel vous avez agi avec FranceAfrique ? De celle qui a bombardé des civils en Côte d’Ivoire à l’image du colonialisme le plus dévoyé ? De celle qui s’est couchée devant les émeutiers de novembre 2005 ? De celle qui a attaqué au lance-flamme les Kanaks d’Ouvéa pour de misérables raisons électorales ? Ou celle qui a vendu ce qu’elle pouvait de notre héritage national au Qatar ?

Quand un Président, digne et responsable, rappelle qu’un État allié «a le droit de se défendre » cela tombe sous le sens et ne paraît « anormal » qu’à un esprit dévoyé et perdu ! Êtes-vous de ceux qui prônent la lâcheté et la soumission plutôt que le combat pour défendre et préserver ses valeurs et son peuple ? Êtes-vous de ceux qui prônent l’abandon national ? Je croyais pourtant que vous étiez adepte de la France Libre plutôt que de celle qui se couchait.

Quant à «…Celle qui faisait parler le général de Gaulle au lendemain de la guerre des Six-Jours…», c’était celle qui a nié la responsabilité de la France dans le drame qui a frappé le judaïsme français en 1940, c’était celle qui avait voulu anesthésier la France en lui faisant croire que la collaboration n’avait jamais existé, c’était celle qui niait l’apport des Juifs français au patrimoine national depuis deux millénaires, celle qui abritait Papon sous les ores de la République, celle qui protégeait Touvier, celle qui donnait des ordres au DRH du C.E.A afin de ne plus embaucher de juifs dans ses rangs, celle qui osait s’appuyer sur les clichés antisémites les plus dévoyés tels que «peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur», «juifs qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tous temps… un peuple d’argent et de médias » , «juifs soumis à la double allégeance » !

C’était surtout celle qui avait osé lever «la chappe de plomb » sur les restes d’un antisémitisme qui subsistait dans notre pays, qui l’obligeait à se mettre en sommeil depuis la libération des camps, empêchant la prolifération de propos, injures et attaques antisémites sur notre territoire ?

Voilà monsieur De Villepin votre nostalgie, la France que vous appelez de vos vœux et qui émerge si bien de vos propos indignes !

Vous appelez donc de vos voeux cette France qui jeta en pâture en 1967, pour la deuxième fois en deux décennies, «ses juifs» sur l’autel du sacrifice au profit de bénéfices illusoires !

La France que vous appelez de vos vœux, c’est donc celle des nostalgiques de Maurras et du Juif errant.

A cette fin, et pour vous rafraîchir la mémoire, je citerai les propos du Général De Gaulle du 5 mars 1959, rapportés par Alain Peyrefitte : « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherez-vous de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées… ».

Ces propos s’ils étaient tenus aujourd’hui par Jean-Marie Le Pen lui aurait valu un tollé généralisé, des procès par centaines, et une déferlante de plusieurs centaines de milliers de personnes dans les rues de Paris !

Voilà donc la France que vous appelez de vos vœux.

Voilà donc la Haine dont vous faites votre héritage, une haine sans partage et unilatéralement distribuée envers Israël et son peuple car ils ont eu l’audace de se défendre et de transgresser les diktats de ceux qui voudraient maintenir les Juifs en dimhitude.

Non, monsieur De Villepin, vous n’avez pas le monopole de la compassion avec le peuple palestinien, compassion qui semble, en ce qui vous concerne, plus vénale que naturelle.

Nous sommes, pour notre part, de ceux qui s’intéressent véritablement au peuple palestinien et à son avenir; nous nous battons pour le protéger du totalitarisme islamiste, pour qu’il puisse s’instruire sans être obscurci par l’idéologie de la haine, pour que chaque palestinien puisse choisir sa manière de vivre ou son orientation sexuelle, pour que chaque palestinien puisse s’épanouir et s’ouvrir à la connaissance et à la culture. Le véritable blocus, c’est celui de l’esprit et de la liberté, celui qu’impose le Hamas à son peuple.

Oui, seule l’obsession de la Paix permettra aux palestiniens de vivre en paix dans leur Etat et dans le respect des autres.

Et s’il y a terreur dans les territoires palestiniens, c’est du côté du Hamas et des Djihadistes qu’il faut la chercher.

Quant à la Justice Internationale, si elle existait ça se saurait. Ni en Afrique, ni au Rwanda, ni au Congo, ni en Libye, ni en Syrie, ni en Irak, ni en Ukraine, ni dans aucun autre conflit, la communauté internationale n’a pu éteindre ces foyers bien plus mortifères que celui de Gaza.

Et au nom de quel « Statut de l’État Juif » voudriez-vous interdire à Israël ce qui est de droit pour tout autre État sur la planète ?

Je ne répondrai pas plus avant à tous vos autres arguments fallacieux et mensonges éhontés que vous déclinez dans votre narration nauséeuse et fantasmagorique. Cela est inutile car dans cette description vous ne faites que remplir le contrat qui vous lie à votre client, l’Emir Tamim Ben Hamad Al Thani mais, de grâce, ne prétendez pas agir au nom de  grands principes qui vous sont étrangers.

Le parfum d’honneur dont vous semblez vous délecter n’est que la puanteur à laquelle prennent goût les intendants à la « chaise percée », courtisans dévoyés qui, aveuglés par la soif de pouvoir et de titres pompeux,  finissent par confondre honneur de servir et servilité nauséabonde.

 

Richard C. ABITBOL

Président 

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