Changement de sexe des ados: «Confusion des genres»

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L’éditorial du Figaro, par Laurence de Charette.

 

Il n’y a pas si longtemps, l’un des pères de la théorie du genre, le Canadien Christopher Dummitt, jetait un pavé dans la mare en confessant avoir falsifié ses travaux pour faire allégeance aux déconstructivistes de tout poil de qui dépendait sa carrière. En quelques phrases, l’historien repenti, pris de frissons devant l’expansion d’un mouvement dont il connaissait intimement les errements et la dangerosité, avait dévoilé les grosses ficelles de cette idéologie mortifère importée des États-Unis: études spécieuses, puis intimidations, censure et harcèlement à tous les étages… au service d’un endoctrinement de masse qui ne supporte aucune contradiction. Ce salutaire moment de vérité ne fut malheureusement que de très courte durée! La fureur de la déconstruction étend chaque jour son emprise.

Voici nos écoles gagnées par la «question trans» qui fait de chacun un être «non binaire», ou «fluide», qu’il est devenu quasi criminel d’oser qualifier d’après sa biologie. Dans ce contexte où, par une sorte de mystification du réel, le sexe devient une affaire de choix personnel, un questionnement toujours ouvert où hommes et femmes ne seraient plus des réalités mais des «catégories» non exhaustives – il faut reconnaître aux contempteurs de la «binarité arbitraire» une inventivité hors norme – un nombre croissant d’adolescents engage une «transition» d’un sexe à l’autre à coups de médicaments ou de chirurgie. Comment ne pas s’en alarmer? Gare, pourtant, à ceux qui osent s’inquiéter du caractère irréversible de telles interventions! Le procès en «phobie» n’est jamais loin. L’injonction au «respect» est si forte que Jean-Michel Blanquer lui-même s’est fendu d’une circulaire évoquant la «non-congruence entre le genre de naissance et le genre vécu». Un jour, sans doute, des voix s’élèveront pour exiger, entre autres, la réécriture du célèbre poème de Rudyard Kipling, Tu seras un homme, mon fils (l’expression «personne sans utérus» serait, paraît-il, moins offensante…). Et il n’est pas certain qu’il se trouvera encore assez de résistance pour défendre, face aux délires victimaires qui gagnent la planète, l’accomplissement de l’être dans les limites du monde plutôt que dans la course aux droits.

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