ÉDITORIAL DE LA SEMAINE: L'Esprit de Munich plane sur l'Europe...

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L’Esprit de Munich plane sur l’Europe…

 

ÉDITORIAL  DE LA SEMAINE: L'Esprit de Munich plane sur l'Europe...
Les complices

 

Depuis quelques années déjà l’Union Européenne a démontré son hostilité à Israël: votes tant à l’O.N.U. qu’à l’U.N.E.S.C.O frisant le négationnisme, déclarations fracassantes, alignement continu tant sur les positions palestiniennes que sur celles des états arabes les plus radicaux…

Cependant, depuis un an, le ton se durcit. Peut-être que l’affaiblissement de l’Union nécessite un « bouc émissaire » afin de détourner la colère des peuples !

D’autant plus que la victoire il y a un an de Trump a fait surgir outre-atlantique un leader déterminé à se battre pour les intérêts de son pays et de ses alliés de toujours, quitte à contrarier des alliés récalcitrants et raviver la colère de ses ennemis.

C’est dans ce contexte que les États-Unis ont rétabli les liens prioritaires avec ses alliés traditionnels que sont Israël, l’Arabie Saoudite, les États du Golfe, l’Égypte et la Jordanie ! Ils rappellent vertement où se trouvent les ennemis des États-Unis et de l’Occident et rappellent aux européens que les intérêts stratégiques priment sur les intérêts mercantiles.

C’est dans ce contexte que trois décisions importantes ont été prises par l’administration américaine :

Première décision

La première a été de vouloir rompre le statu quo au Proche-Orient où perdure un conflit, presque centenaire, et dont la continuation ne profite qu’aux ennemis de l’Occident dont l’Iran.

Pour cela, Donald Trump brise un tabou au cœur des discussions israélo-palestiniennes et objet principal du blocage du processus de Paix: Jérusalem. En proclamant Jérusalem capitale d’Israël ( sans toutefois établir le contour de cette Jérusalem, il est bon de le rappeler), il ne fait qu’énoncer un état de fait ( de facto, Jérusalem est capitale d’Israël depuis 1949 soit bien avant 1967) et une vérité millénaire, auquel aucun juif ne peut s’abstraire, selon laquelle Jérusalem est capitale éternelle du peuple Juif et en l’occurrence d’Israël !

Cet élément étant incontournable et au cœur du blocage du processus de paix, il fallait bien le dire, enfin, aux palestiniens pour mettre fin à une espérance qui ne sera jamais assouvie, mettre fin a un statu quo paralysant et ranimer des négociations sérieuses ! Des négociations pour aboutir à une Paix et non pas pour la galerie !

 

Deuxième décision

La deuxième est de rappeler qui est le véritable danger dans la région: l’Iran !

L’Iran menace tous ses voisins, intervient au Liban, en Syrie, en Irak, au Yémen,  menace les États du Golfe tout en proclamant vouloir détruire Israël ! La volonté de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire a accru ce danger.

En proclamant caduque l’accord de Vienne, Trump ne fait que rassurer ses alliés, que leur redonner  la confiance nécessaire pour renouer des relations privilégiées afin que ceux-ci ne se lancent pas, seuls, dans une fuite en avant militaire. En dénonçant l’accord de Vienne, Trump non seulement met le holà à la volonté de l’Iran de devenir une puissance nucléaire mais, surtout, il stoppe brutalement la volonté expansionniste des iraniens tout en redonnant espoir au peuple iranien !

 

Troisième décision

La troisième décision qui a été prise par Donald Trump, et pas la moindre, est celle de ne pas être tomber dans le piège des mouvements extrémistes, voire  terroristes, palestiniens.

Il a reconnu aux israéliens le droit de se défendre, en ne cédant pas au chantage émotionnel biaisé des palestiniens qui jettent leurs femmes et leurs enfants dans la fournaise en jurant qu’on les a obligé de le faire.

La seule manière d’obtenir des concessions sérieuses des israéliens est de leur rendre la confiance perdue en leur allié de toujours : les États-Unis; confiance qui a cruellement fait défaut avec la présidence Obama.

L’autre objectif était de démontrer aux états sunnites de la région, ennemis historiques d’Israël, qu’Israël n’est pas leurs ennemi mais leurs allié, que l’alliance d’Israël et des états de la région était un espoir immense pour la région, nécessaire pour le développement de tous. De ce point de vue, Donald Trump a merveilleusement réussi !


Le dévoilement d’une Europe Munichoise

Face à cela, nous avons eu une Europe, en grande difficulté, qui s’attache à des fantasmes et qui est prête à sacrifier ses alliés et ses valeurs sur l’autel d’intérêts vénaux, mercantiles et éphémères !

Ainsi, Mardi 8 Mai 2018, il n’aura fallu que quelques heures avant que la sortie des États-Unis de l’accord nucléaire avec l’Iran ne provoque un émoi confinant à la transe tant dans les cercles dirigeants de l’Europe, et tout particulièrement de la France, que dans le microcosme des médias et des experts en tous genres (experts qui sont toujours trompés dans leurs analyses passées) .

Ce même phénomène s’était déjà produit quelques mois plus tôt, le 6 décembre dernier, quand l’Amérique avait décidé de reconnaître, qu’effectivement, l’administration israélienne était bien localisée à Jérusalem, ce qui en faisait ipso facto la capitale d’Israël.

Enfin, ce phénomène a pris une dimension psychotique quand le Hamas, prenant prétexte de l’inauguration de l’Ambassade des U.S.A à Jérusalem, a décidé d’envoyer une horde de plusieurs dizaines de milliers de gazaouis se jeter sur la frontière, vouloir la traverser pour, disent-ils, tuer des juifs de l’autre côté.

L’Europe, et la France en particulier, a montré, alors, leur triste visage, empli de haine et de rage, envers Israël et , peut-être, sans s’en rendre compte ( ou peut-être même en s’en rendant compte) envers les juifs.

Avant de revenir sur l’aspect psychotique, haineux et munichois de ce comportement, rappelons quelques vérités et démontrons la fausseté de toutes les critiques et assertions européennes !

Première fausse information ( qu’on se plait désormais d’appeler «Fake News»): Trump nous dit-on est revenu sur les engagements d’un accord signé entre son pays, la Russie, la Chine, l’Allemagne, l’Union européenne, et l’Iran. Or, la vérité est que cet accord n’a jamais été SIGNÉ par quiconque, pas le moindre paraphe, pas la moindre cérémonie. Pourquoi?

Parce que le président de l’époque, Barack Obama savait que son accord serait rejeté par le Sénat américain, en charge selon la procédure constitutionnelle de la ratification des traités. Le Sénat ne voulait pas du tout de ce texte, comme l’écrasante majorité des Américains à l’époque. Et que donc, dans ce processus, la signature des États-Unis au bas de cet accord n’était le fait que de l’administration Obama au travers d’un Executive Order et qu’il n’avait donc pas force de traité !

Les américains étaient d’ailleurs si opposés à cet accord que les Républicains étaient gagné par l’espoir de pouvoir obtenir le blocage de cet «Executive Order» d’Obama ( décret présidentiel) par le Congrès qui pouvait y mettre son «Veto». Mais, pour cela, il leur fallait 60% des votes de la Chambre et du Sénat.

Or, s’ils ont bien obtenu 63% des votes des représentants, ils n’ont eu que 58% des votes des sénateurs.

Ainsi, il ne leur a manqué que le vote de deux sénateurs supplémentaires pour faire valider un «Veto» à cet accord et d’en faire un accord mort-né !

La signature des États-Unis étant limitée à celle d’un Executive Order et la durée d’un Executive Order étant limité à 6 mois, telles sont les raisons pour lesquelles celui-ci doit être renouvelé tous les 6 mois.

Mais, s’il doit être renouvelé tous les six mois, c’est bien qu’il peut ne pas l’être !

Et donc, contrairement, à toutes les assertions de pseudo professeurs de droit ou des européens, en refusant de renouveler l’Executive Order, Trump n’a pas renier la signature de son pays puisque celle-ci n’existait pas !

Il est intéressant de noter d’ailleurs que cet accord n’avait pas été signé par l’Iran non plus, le collège des mollahs ayant refusé de traiter ouvertement, sous les yeux d’Allah, avec le Grand Satan, même si la faiblesse de ses finances lui faisait tirer le diable par la queue.

Ainsi, le JCPOA (Joint Complete Plan Of Action) , oint par l’Europe, naissait dans la dissimulation.

Mais, comme, au vu de cela,  il fallait donner un semblant de légitimité internationale à l’arrangement, le texte convenu fut intégralement intégré dans la résolution 2231 du Conseil de sécurité, adoptée à l’unanimité le 20 juillet 2015, six jours seulement après la clôture de la négociation. Or, dès le lendemain, l’Iran fit savoir qu’il ne respecterait pas cette résolution, à la stupeur des naïfs. Pourquoi?

Tout simplement parce que des dispositions avaient été ajoutées au JCPOA par les Occidentaux dans la résolution (l’annexe B, point 3), qui prohibaient toute activité iranienne relative aux missiles balistiques pouvant emporter des armes nucléaires. (ANNEXE B. POINT 3: «L’Iran est tenu de ne mener aucune activité liée aux missiles balistiques conçus pour pouvoir emporter des armes nucléaires, y compris les tirs recourant à la technologie des missiles balistiques, jusqu’au huitième anniversaire de la Date d’adoption du Plan d’action ou jusqu’à la date de la présentation par l’AIEA d’un rapport confirmant la Conclusion élargie, si elle est antérieure.»).

C’est dire que depuis le 20 juillet 2015, l’Iran a violé tous les jours, sans rien cacher, la résolution unanime du Conseil de sécurité. Ainsi, nous ne pouvons que constater qu’une étrange amnésie frappe les pays européens concernant cette brèche originelle.

La seconde fausse idée ressassée à l’infini, c’est que les Iraniens respectaient l’accord du 14 juillet 2015. Il faut réfléchir un instant. Le but de l’accord était d’interdire à l’Iran de mettre au point un arsenal nucléaire militaire. Or, qu’est-ce qu’a fait l’Iran au lendemain du 14 juillet 2015 ? Il a affecté toutes ses ressources à la mise au point de missiles du type ICBM (Intercontinental Balistic Missile) pour “délivrer” la bombe et à la difficile militarisation de l’arme , sachant que l’usinage hémisphérique de l’ogive et la mise au point de systèmes de détonation sont des opérations très techniques.

Sans rentrer dans les détails techniques, ce que nous pouvons affirmer c’est, qu’en fait, depuis le 14 juillet 2015, l’Iran n’a cessé de développer les technologies qui lui manquaient pour achever avec succès sa longue marche vers l’arme suprême et notamment sa technologie balistique en contravention avec l’annexe B, point 3, de la résolution 2331 !

Donc soit Messieurs Macron et Le Drian, ainsi que leurs alliés européens, sont aveugles et ignorants, soit ils se comportent en tartufe devant leurs concitoyens en répétant que l’Iran respecte ses engagements.

Étant donné que l’accord de Vienne n’a été signé par personne, on ne peut que se référer au seul document officiel validé par un organisme international, c’est-à-dire la résolution 2331 du Conseil de Sécurité, et donc,  l’Iran n’a pas respecté les clauses du contrat !

La troisième fausse idée est que Trump a décidé de déplacer l’Ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem. FAUX !

C’est l’administration Clinton et le Congrès qui ont décidé en 1995 de transférer l’Ambassade à Jérusalem. En effet, le 23 octobre 1995 le Congrès vote à une très large majorité ( 93 voix contre 5 au Sénat et 374 contre 37 à la Chambre des Représentants) une loi dénommée «Jerusalem Ambassy Act) .

Cette loi  reconnait Jérusalem unifiée comme capitale de l’état d’Israël et exige que Jérusalem reste une ville indivisible. Son but était de mettre de côté des fonds pour le déménagement de l’ambassade des États-Unis de son emplacement à Tel-Aviv à Jérusalem, avant le 31 mai 1999. À cette fin, elle a retenu 50% des fonds affectés au département d’État spécifiquement pour «l’acquisition et l’entretien de bâtiments à l’étranger», tels qu’alloués au cours de l’exercice 1999, jusqu’à l’ouverture officielle de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.

Les Présidents Clinton, Bush et Obama ont promis, lors de leur campagne électorale respective, de ne plus s’opposer à l’application de cette loi et de déplacer l’Ambassade aussitôt élus ! Ils ne l’ont pas fait !

Trump l’a promis et l’a fait ! Sans préjuger de la solution finale sur Jérusalem !

La quatrième fausse idée est que la décision de transférer l’Ambassade américaine à Jérusalem est à l’origine des manifestations de masse à Gaza ! Cela est faux car ce genre de soulèvement a lieu tous les ans le jour anniversaire de l’indépendance d’Israël ! Faire un lien de cause à effet est fallacieux et pervers !

La cinquième fausse idée est que ce soulèvement était une manifestation pacifique et que les forces de l’ordre israéliennes ont user de la force de manière disproportionnée.

Tout d’abord, il est totalement fallacieux de prétendre que cette manifestation était pacifique car le Hamas n’a jamais été pacifique depuis sa prise de pouvoir à Gaza. Il n’a cessé d’utiliser tous les moyens à sa disposition pour attaquer Israël et tuer les israéliens à proximité de la frontière, car il s’agit bien d’une frontière depuis qu’Israël a quitté, totalement, ce territoire. 

Les propos des européens et notamment de la France qui dénoncent le «pacifisme» de ces manifestations sont donc non seulement mensongers mais également «odieux» !

Prétendre que les gazaouis relèvent du statut des civils soumis à une autorité occupante qui serait Israël est un mensonge éhonté car Israël a totalement évacué Gaza depuis 2005 et que ce territoire est gouverné par le Hamas depuis le putsch militaire du Hamas contre l’Autorité Palestinienne !

La sixième idée fallacieuse est de prétendre que la réponse israélienne à la tentative d’invasion du Hamas est «disproportionnée» et relève du «massacre».

Les mots ont un sens et «massacrer» signifie « tuer avec sauvagerie et en grand nombre (des êtres qui ne peuvent se défendre).». Qui peut prétendre qu’au vu du nombre de manifestants violents ( entre 40.000 et 50.000) et au vu que 53 des 62 morts étaient des combattants du Hamas, oui, qui peut prétendre honnêtement que ce fût là un grand nombre ( les attaques françaises en Côte d’Ivoire en 2002 ont fait beaucoup plus de victimes civiles) ou avec sauvagerie alors que les cibles étaient des combattants connus et reconnus.

Les forces armées israéliennes n’ont fait que leur devoir, celui qui est attribué à toute force armée dans le monde, défendre les frontières de son pays et protéger ses citoyens. En effet, l’objectif proclamé de cette manifestation était de transgresser la frontière, pénétrer en Israël et «tuer des juifs».

Les «odieuses» déclarations de l’Union Européenne et du Président français sont donc totalement injustes, erronées, partiales et mal intentionnées !

La septième assertion fallacieuse de l’Union Européenne, et certainement la plus grave, est de prétendre lutter contre l’antisémitisme alors que de fait les déclarations et les actes de l’Union Européenne sont les meilleurs catalyseurs de l’antisémitisme en Europe .

L’Europe est devenu le fief de l’antisémitisme dans le monde dit démocratique. Jamais depuis la fin de la seconde guerre mondiale l’avenir des Juifs en Europe n’a été aussi menacée, et en France en particulier. 

Entre les directives de l’Union Européenne qui menace la vie juive traditionnelle ( circoncision, abattage rituel,…),  les prises de positions biaisées concernant le conflit israélo-palestinien, les déclarations violentes et partiales vis-à-vis d’Israël, la modération des réactions face à l’antisémitisme islamique, le laxisme et la faiblesse des sanctions face aux actes antisémites, et la complaisance envers les états négationnistes et antisémites comme l’Iran, tout cela contribue de manière évidente à la montée de l’antisémitisme en Europe.

Déjà les juifs ont complétement disparus de certains pays européens et même les communauté les plus importantes, Royaume-Uni et France, fondent comme neige au soleil.

Il n’est pas clair si l’objectif de l’Europe est d’avoir une Europe Judenrein, c’est en tous cas de facto ce qui est en train de se passer.

Au vu de tous ces éléments, il est clair de constater qu’un esprit munichois plane sur l’Union Européenne. Il est même évident qu’une menace sérieuse plane aujourd’hui sur les Juifs en Europe.

Dans ces circonstances, on ne peut que regretter amèrement qu’une association juive internationale, pâle reflet de sa grandeur d’antan, appuyée par le C.R.I.F, a cru bon de décerner son «Prix des Droits de l’Homme» à une délégation de l’Union Européenne dans ces conditions tragiques et ainsi honorer  une organisation hostile aux Juifs d’Europe !

 

Richard C. ABITBOL
Président


IL Y A 80 ANS DÉJÀ ….


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