Éditorial - Un été meurtrier pour nos démocraties !

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Éditorial - Un été meurtrier pour nos démocraties  !

REVUE DE PRESSE - CULTURE

Un été meurtrier pour nos démocraties !!!!

REVUE DE PRESSE - CULTURE

Cet été a été particulièrement perturbant et ce pour de multiples raisons.

Tout d’abord, bien entendu, la crise sanitaire qui perdure et qui a perturbé nos vacances et nos esprits tout au long de cet été mais également, ce qui était moins attendu, les atteintes à la démocratie qui ont pullulé pendant cet été.

En effet, cet été, on en a beaucoup parlé sans toutefois y prêter une attention méritée.

 

ATTEINTE A LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

 

Il paraitrait que les « Fake News » (anglicisme oblige pour faire plus sérieux) sont partout, ainsi on soupçonne des services russes d’avoir influencé les élections aux Etats-Unis par le biais de fausses informations diffusées de manière ciblée car, bien entendu, Donald Trump n’a pas pu être élu par la volonté des électeurs américains; on accuse les réseaux sociaux d’être une nuisance anti-démocratique en faisant circuler les fausses nouvelles (« Fake News » ) …

Aussi, pour « rétablir l’équilibre » les médias se croient obligés de nous « éduquer », pour ne pas dire nous « formater », en diffusant régulièrement, quotidiennement, des « check news » (encore une fois, l’anglicisme fait plus crédible) !

La « Pravda », la vérité, ce sont eux seuls qui peuvent la dire !

Ainsi, pour contrôler «la vérité» de l’information , notre gouvernement nous a concocté une loi sur mesure !

Cette loi a été votée le 13 mai 2020, dans l’ambiance anxiogène du Coronavirus,  mais le Conseil constitutionnel, saisi par les députés LR,  censure cette loi par sa décision du 18 juin 2020 car il estime que le texte est en grande partie contraire à la Constitution, jugeant qu’il porte une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression !

Donc, la « loi Avia », ainsi dénommée,  a été censurée par le Conseil Constitutionnel, mais peu importe, on fait comme si cette loi avait été promulguée et on crée le fameux comité de « contrôle de la vérité de l’information » pour « checker » et éventuellement censurer ce qui ne relève pas de la « vérité officielle » !

L’article 7 de la loi prévoit, en effet,  la création d’un « observatoire de la haine en ligne », le fameux « contrôle de la vérité de l’information », chargé d’assurer « le suivi et l’analyse de l’évolution des contenus » haineux concernés par la loi. L’observatoire sera notamment composé des représentants des sites Internet, associations, chercheurs, autorités de régulation. Il devra formuler des propositions concernant la sensibilisation, la prévention, la répression et le suivi des victimes. L’observatoire sera raccroché au CSA, qui en assurera le secrétariat, fixera ses missions et sa composition !!!!

Et devinez qui compose ce comité ? Vous  trouverez la liste dans le tableau au-dessous  de cet éditorial! 

Sur quels critères les associations composant ce comité ont-elles choisies ? La seule association qui lutte véritablement contre l’antisémitisme, le B.N.V.C.A, ne figure même pas parmi elles !  L’autoritarisme commence toujours par la sélection des acteurs que l’on veut prendre pour autorité arbitrale !

Mais, soyez rassurés, vous n’entendrez jamais le mot « censure » ! Car, n’oubliez jamais que ce « comité de contrôle » agit pour votre bien ! Mais n’est-ce pas là ce que disent tous les totalitarismes !!!

Cette « loi Avia » qui, paraît-il, n’avait que de bonnes intentions et n’avait pour but que de « lutter contre le racisme et l’antisémitisme », a, en fait, qu’un seul but : se passer du contrôle d’un magistrat !

Or, la haine ne constitue pas une infraction en soi : elle n’a pas de définition ni d’existence dans le droit positif français, en dehors de pouvoir constituer le motif de la commission de délits ou de crimes. Ainsi, les juristes débattent de la nécessité ou non d’une nouvelle incrimination pénale alors que la jurisprudence sanctionne déjà les propos haineux via l’article 32 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Dans un avis du 10 juillet 2015, la Commission nationale consultative des droits de l’homme estimait que « les incriminations existantes […] sont suffisantes ».

En revanche, le contenu haineux qui fait l’objet du projet de loi peut être défini et la loi Pleven (1972) prévoyait ainsi de punir non pas la haine, mais l’incitation à la haine raciale. Elle reprenait les termes du décret-loi du ministre de la justice Paul Marchandeau du 21 avril 1939 qui indiquait que le Parquet devait poursuivre d’office (sans plainte) « la diffamation ou l’injure, commise envers un groupe de personnes appartenant, par leur origine, à une race ou à une religion déterminée, [lorsqu’elle] aura eu pour but d’exciter à la haine entre les citoyens ou les habitants ». Il fallait donc comme première condition que les propos soient diffamatoires ou injurieux envers un groupe de personnes. Et seul un Juge pouvait le dire !

Il est important de rappeler que, contrairement à ce qui a été dit,  la loi a déjà été modifiée afin que la sanction de ces propos ou écrits soit adaptée aux nouveaux médias tels qu’internet ou les réseaux sociaux. Les poursuites sont donc totalement possibles avec la loi actuelle, et les poursuites ont eu lieu !

La poursuite est donc possible avec les outils actuels ! Sauf, que la répression de ces délits étant inclus dans la loi de la presse de 1881, il est clair que la procédure est complexe et très encadrée. De plus, cette loi ayant été créée pour encadrer la liberté d’expression, elle laisse supposer que le racisme ou l’antisémitisme sont plus un délit d’opinion qu’une atteinte à la personne.

C’est la raison pour laquelle nous avons demandé, à de multiples reprises et depuis une quinzaine d’années, aux différents gardes des sceaux qui se sont succédé, ainsi qu’aux Premier Ministres et Présidents de la République, que l’incitation à la haine raciale soit intégrée aux Titre II du Code Pénal dans la répression des atteintes à la personne.

Seuls, Christiane Taubira, Manuel Valls et François Hollande ont donné une suite favorable à notre requête, et avaient préparé un projet de loi en ce sens. Malheureusement, l’hostilité des frondeurs a mis en échec cette magnifique initiative !

Le projet de « lutte contre le racisme et l’antisémitisme » de Manuel Valls, le seul qui pouvait avoir une véritable efficacité en la matière, a été retoqué per Edouard Philippe et Emmanuel Macron ! Et, en lieu et place, ils nous ont concocté cette loi liberticide dénommée « loi Avia » !

Malheureusement, en ce faisant, et malgré ses prétendues bonnes intentions, cette loi n’avait, de fait, pour seul but que de devenir, tout simplement, un outil de censure permettant à ceux qui détiennent le pouvoir de contrôler les informations qui sont diffusées, et donner aux seules structures partisanes sélectionnées le pouvoir de dire ce qui est vrai ou juste de ce qui ne l’est pas !

Un régime qui se permet de supprimer une liberté sans passer par un juge ne peut se permettre de se dénommer une « démocratie » car cela relève tout simplement du « totalitarisme » !

 

Et cela, ça s’appelle, qu’on le veuille ou non, la censure.

En effet, même si la loi prévoit qu’un juge pourra décider dans les 48 heures du déréférencement du site, de la suppression de son contenu ou carrément du compte sur lequel une « Fake News » est parue, les prestataires des réseaux sociaux se voient attribuer un rôle important de « sheriff auxiliaire » ayant l’obligation de coopérer avec les autorités et surtout d’agir dès la requête du plaignant, à titre préventif. L’action du juge, a posteriori, ne pourra qu’annuler la « sanction arbitrale » et arbitraire des prestataires des réseaux sociaux ou des hébergeurs de sites !

Ceci est d’autant plus choquant que la procédure de référé d’heure à heure permet à un juge d’agir avec une extrême célérité !

Ainsi, la « loi Avia » a pour but d’inverser la charge de la preuve ! C’est désormais au prévenu de démontrer qu’il n’y a rien de délictuel dans ses propos ou écrits et non au plaignant de démontrer judiciairement la preuve du délit !

Ce qui parait encore plus inquiétant dans cette affaire, c’est que cette loi qe donne  pour but d’être particulièrement utilisée en période électorale.

Bizarre, vous avez dit bizarre !

Ainsi, pendant les campagnes présidentielles, législatives, sénatoriales ou européennes, les prestataires des réseaux sociaux se verront attribuer un rôle de « sheriff auxiliaire » ayant l’obligation de coopérer avec les autorités et sans passer par le contrôle d’un juge, si ce n’est à posteriori !  Une responsable de Twitter a commenté : « nous, en tant qu’entreprise, nous ne souhaitons pas devenir les contrôleurs de la vérité », ! Et pourtant, ils s’en donnent à cœur joie !

Était-il vraiment nécessaire d’abolir encore une fois des libertés individuelles pour augmenter une « prétendue sécurité » ? D’autant plus que des internautes attentifs et des sites « anti-hoax » permettent déjà d’identifier et de contrer une « fake news » assez rapidement.

Nous avions déjà droit à l’autocensure anticipative de bon nombre de journalistes qui, de peur de perdre les subventions gouvernementales ou tout simplement leur poste, évitent les sujets potentiellement conflictuels ; ce qui n’est pas pour rehausser la confiance de nos concitoyens envers les journalistes, confiance déjà très déficiente.

L’intervention de l’Etat pour limiter la liberté d’expression, sans passer par le pouvoir judiciaire,  constitue une attaque frontale contre nos valeurs démocratiques. Si demain, un média était menacé de fermeture au cas où il publierait une information qui déplairait à ceux qui ont le pouvoir, on ferait alors taire les dernières voix critiques et indépendantes ; la France suivrait ainsi les traces de la Turquie, de l’Iran ou de la Corée du Nord.

Contrôler les médias, et dans la foulée, les pensées du peuple, est une vieille stratégie connue depuis l’antiquité et utilisée systématiquement par les régimes totalitaires à travers le monde.

Enfin, comment imaginer que la France puisse réintroduire subrepticement cette forme de censure sans penser, naturellement,  à la Russie de Staline où l’Etat émettait lui-même  des « Fake News » (que l’on appelait alors « propagande ») toujours sous le fabuleux prétexte d’agir pour la « bonne cause ». Staline était d’ailleurs un précurseur de « Photoshop » puisqu’il avait inventé les « Fake Pictures » (les images retouchées) !!!

Ne prenons donc pas nos concitoyens pour des imbéciles en les formatant pour comprendre ce qu’ils doivent comprendre ! Aujourd’hui, les réactions des internautes face à ce qui est perçu comme « Fake News » sont immédiates et virulentes ! Laissons donc le débat s’installer vérité contre vérité, argument contre argument, et si une information diffamatoire est détectée la Justice est là pour y remédier !

Faire taire les voix critiques en période électorale est irresponsable et anti-démocratique.

 

N’oublions pas que, en campagne, les responsables politiques n’ont pas besoin que quelqu’un d’autre qu’eux pour diffuser des « Fake News » et autres mensonges à tout-va…puisque c’est le principe même d’une campagne électorale !

Vérité de l’un, contre vérité de l’autre !

 

MAIS A L’ETRANGER , CE N’EST PAS MIEUX !

Depuis l’arrivée du mouvement #MeToo,  outre-Atlantique, nous voyons surgir  ce mouvement vindicatif et peu démocratique aux Etats-Unis !

Libérer la parole de la femme, certes ! Mais quand a-t-elle été confisquée ?

Voilà 40 ans que le viol est criminalisé et passible de 15 ans de prison ! 

Si les femmes ne parlent pas, si elles ne portent pas plainte dès leur agression avérée , peut-on en faire porter la faute à l’agresseur présumé? 

Peut-on accepter qu’une victime se révèle 40 ans après les faits, alors qu’il devient absolument impossible d’apporter la preuve du crime ? Et que l’on condamne sur de simples témoignages dont on sait le ravage qu’ils ont fait dans les années 40 !

Cette affaire fut le prélude à un tohu-bohu sociétal ! 

Du point de vue politique, a émergé outre-Atlantique un phénomène similaire à ce que nous avons dénoncé ci-dessus !

Une seule voix, une seule expression est devenue acceptable ! Les foudres tomberont sur ceux qui oseront contester la doxa : climat, coronavirus, chloroquine,…

On se plie à la doxa ou on sera jeté à la vindicte populaire ! Le terme serait plus juste si l’on parlait de la vindicte de ceux qui se prétendent sachant !

Un délinquant noir meurt lors d’une bavure policière et voilà le prétexte à une mise à bas de tout ce qui représente la civilisation des “blancs”. Ce terme «blanc» est même devenu une insulte ! il faut que le «blanc» se remette en question, qu’il s’agenouille et demande pardon aux «noirs»! Mais pour quel crime? celui d’être né blanc?  Celui de ses ancêtres  qui auraient pu manquer de respect à un noir… il y a deux cents ans !!!!

Comme naguère nous avons connu la vindicte contre tout homme dont le seul crime était d’être noir, nous voilà dans un racisme symétrique envers les blancs : doit-on combattre le racisme par un nouveau racisme? L’inversion du racisme ne demeure-t-il pas le racisme ?

En fait, au travers de ce prétexte, se met en marche une volonté de déstructurer et de mettre à bat la civilisation occidentale ! Et peut-être aussi un peu, voire beaucoup, de mettre à bas le système capitaliste tant décrié par les trotskistes qui prennent ainsi leur revanche !

LA CENSURE RETABLIE ET CEUX QUI DISENT LE DROIT NE SONT PLUS LES MAGISTRATS !

Dans ce contexte, comme nous l’avons vu plus haut, une sorte de «tribunal de salut public» s’est installé ! 

«L’observatoire de la haine en ligne », en France, les médias dits libéraux, aux Etats-Unis se sont attribués « l’Imprimatur  » de la nouvelle société ! Rien ne peut, rien ne doit être imprimé ou diffusé sans leur blanc-seing !

Sous prétexte de lutte comme le populisme et les « Fake News» ont plonge dans une forme de dictature des esprits qui, malheureusement, va jusqu’à la pression physique, voire l’agression !

La situation devient extrêmement inquiétante et au lieu de  regarder  et condamner constamment les dérives anti-démocratiques de la Chine, de la Russie ou de la Corée du Nord, on devrait se pencher sur la dérive qui est en train de confisquer notre sacro-sainte démocratie !

Au lieu de voir notre République avec les yeux de Chimène, nous ferions mieux d’ouvrir bien grand les yeux et de réagir avant qu’il ne soit trop tard !

Je me suis battu depuis 2002 contre Soral et Dieudonné, j’ai été le premier à les faire condamner mais toujours avec les armes de la justice! Les seules qui puissent être susceptibles de préserver notre action dans la morale et l’éthique !

Aussi, lorsque certains se sont réjouis de la censure de Soral et Dieudonné par Facebook et Twitter, j’ai été pris d’un vertige  ! Comment peut-on transformer en victimes des délinquants notoires ? Comment peut-on priver de liberté, en l’occurrence la liberté d’expression, sans passer par un juge ? Comment sanctifier l’arbitraire ? Car c’est bien de cela dont il s’agit quand on prive un individu d’un procès équitable ! Et cela quelle que soit la nature perverse de l’individu !

Arrivés à ce niveau là, on peut sérieusement s’interroger si nous sommes encore une démocratie !

De plus, cela met en exergue et camoufle les manquement de notre justice pénale, et le laxisme de notre politique pénale !

Que dire aux victimes d’actes violents alors que l’on leur assène depuis des lustres qu’il ne faut jamais se faire justice soi-même, que la justice n’est pas la vengeance et que nul ne peut être condamné sans un procès équitable ?

On fait fi de toutes ces valeurs démocratiques et l’on saute comme des cabris en criant «valeurs républicaines, valeurs républicaines» !

Ainsi on rétablit la «commission de la censure» sans crier gare et l’on confisque une liberté fondamentale sans passer par un juge ! Une régression démocratique historique !

 

LA PRESSE DE PROPAGANDE

Parallèlement, ce qui s’est passé cet été aux États-Unis au sein du parti démocrate est particulièrement inquiétant !

Bien que l’on peut dire que depuis l’élection de Trump, le parti démocrate sombre dans une schizophrénie antidémocratique et rageuse, l’épisode de cet été nus montre jusqu’où cela peut aller!

En effet, lors du renouvellement du Congrès en Novembre 2018, de nouvelles élues ont vu le jour médiatique. Ces nouvelles élues, idéologiquement marquées, avaient pour caractéristiques notoires d’être imprégnées d’un antisémitisme virulent. Parmi ces élues, deux d’entre elles se sont particulièrement distinguées : Omar et Tlaib !

On aurait pu penser qu’alors  les électeurs ne connaissaient pas leurs dérives et leur idéologie antisémites et que lors de nouvelles primaires celles-ci seraient éliminées ! Mais , que nenni, au contraire, au primaires de 2020 , elles ont été plébiscitées !

De fait, ce qui se passe aux Etats-Unis depuis 2018 montre une radicalisation inquiétante des démocrates américains, radicalisation fortement imprégnée d’antisémitisme.

Ce type de phénomène est apparu, quelques années plus tôt, au sein du Parti Travailliste anglais avec une forte «radicalisation» de nombreux membres de ce parti, radicalisation qui a abouti à l’élection de Corbyn ! Radicalisation empreinte d’antisémitisme, au point que nombre d’élus ont du être exclus du parti !

Ce phénomène se produit d’ailleurs un peu partout au sein de la gauche européenne et notamment en France !

Donc, depuis leur élection, Omar et Tlaib ne cessent les déclarations fracassantes, non seulement anti-israéliennes, mais immaculées d’un antisémitisme virulent : elles font la promotion de BDS et cultivent la thèse favorite des antisémites, celle de la «double allégeance» ! Elles y ajoutent également l’allégation du complot juif international qui serait facilité par la manipulation financière des juifs selon l’idéologie criminelle de Proudhon et de ses sbires ! Mais est-ce qu’elles sont fustigées pour cela ? Que nenni ! 

Ni la presse libérale, ni les élus démocrates ne montent au créneau , eux qui sont si promptes à dénoncer le « suprémaciste blanc » avec une violence sans pareil ! Deux poids, deux mesures !

Si on ne peut qu’être stupéfait par les propos outrageusement antisémites de ces deux représentantes, on ne peut qu’être outrageusement étonnés que ces propos  n’ont soulevé que peu d’indignation y compris au sein de ces organisations  juives!

Mais bien pire que ça, les médias n’informent plus mais deviennent des outils de propagande  !

Ainsi, aucun de ces médias, n’a montré la dérive et fondements antisémites du mouvement  BlackLiveMatters , dirigé , par ailleurs, par des pasteurs dont l’antisémitisme n’est plus à démontrer !

De même, des médias comme CNN ou le New York Times se permettent de ne pas retransmettre la Convention Républicaine et pire, encore, ne diffusent pas les informations sur les attaques de militants républicains par des militants démocrates lors de la Convention Républicaine !

Ces médias ont le droit de critiquer le contenu de cette Convention, pas de l’ignorer ! Bien mal leur en coûte d’ailleurs, puisque l’ensemble de l’audience des médias dits de tendance libérale ne représente que 50% de l’audience de FoxNews !

Les médias ont une responsabilité formidable sur la dérive anti-démocratique qui dévaste l’occident !

Des voyous brulent, pillent, cassent et violentent sans que la presse en fait état, parlant même de manifestants pacifiques !

De nombreuses villes démobilisent la police , laissant les citoyens aux mains des pillards sans que cela n’émeuvent en aucune manière ces médias !

 

LES ELECTEURS MENACÉS  

 

Quelle sera la prochaine étape, de menacer les électeurs ?

Menacés dans leur domicile, lors de leurs déplacements ou lors de leurs meetings, les électeurs sont-ils encore libre de voter comme ils l’entendent ?

La situation est grave mais pas encore désespérée !

 

LA CHUTE DE LA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE

 

Crise italienne, paralysie du plus vieux parlement au Monde au Royaume-Uni, mise-à-mal de la démocratie modèle de l’équilibre des pouvoirs aux U.S.A, la seule démocratie du Moyen-Orient paralysée en Israël, révolte populaire au Chili, au Liban, en Irak, à Hong-Kong, ….

Le plus grave est là !

Entre les démocraties, où le mode de scrutin reflète la fracture sociétale et rend impossible la mise en place d’un pouvoir stable, et celles qui au contraire effacent toute représentation de la fracture sociétale par une «combinazione» électorale en créant un pouvoir artificiellement fort, la rupture avec le peuple est actée !

La crise italienne est significative. Une crise gouvernementale éclate sur fond de TGV Turin-Lyon ! Le Mouvement 5 étoiles refuse le budget pour ce projet, ce qui entraîne la rupture avec la Ligue ! La logique voudrait de revenir devant les électeurs afin de redonner la parole au peuple !

Mais voilà les sondages sont trop favorables à la Ligue !

Dans un élan «prétendu démocratique» les frères ennemis s’allient ! Mouvement 5 étoiles ( né d’une opposition absolue au Parti Démocrate) et Parti Démocrate s’allie dans l’unique but de ne pas redonner le pouvoir au peuple. Une chimère est née qui vivra le temps que vivent les chimères !

Au Royaume-Uni, le peuple, par référendum, décide par 52% des voix de sortir de l’Union Européenne. Trois ans plus tard, la volonté du peuple n’est toujours pas exaucée ! Pire que cela, toutes les combines parlementaires sont utilisées afin de ne pas respecter la volonté du peuple ! Les élections européennes ont montré qu’aujourd’hui 55% des britanniques veulent le Brexit ! Mais rien n’y fait ! Johnson, désigné Premier Ministre par 66% des conservateurs, propose de sortir de la crise par un retour au peuple et de nouvelles élections ! Mais là encore les résultats des sondages étant trop favorables à Johnson les «combinazione» parlementaires reprennent de plus belles afin de tout faire pour ne pas redonner la parole au peuple ! Finalement, les élections conforteront massivement Johnson et démontreront  que tout le verbiage des médias sur «le regret des britanniques relatifs au Brexit» était de la propagande !

Enfin, le meilleur est pour la fin ! Aux États-Unis, temple de la démocratie, et pour la première fois depuis la Révolution, les démocrates, prévoyant une victoire possible de Trump, mettent en place une infiltration du système administratif, judiciaire et policier ( avec la complicité de certains Républicains) afin d’empêcher l’alternance et avec tous les moyens possibles pour espionner et plomber la gouvernance du futur président!

C’est un véritable coup d’état institutionnel qui est organisé avant le départ de Obama ! On n’avait pas vu ça depuis l’instrumentalisation du FBI par J. Edgar Hoover !

Tout cela démontre que nos démocraties dites représentatives n’acceptent plus l’alternance, la véritable alternance !

En effet, l’alternance est acceptée uniquement si c’est pour faire la même politique en se partageant le pouvoir: une fois toi, une fois moi ! Mais certainement pas pour une véritable alternance avec un véritable changement de politique !

Tout cela est vraiment dangereux et fragilise un peu plus nos démocraties !

Soyons attentifs car la colère du peuple peut être violente ! Crise sanitaire, crise économique et crise sociale pointent à l’horizon ! Dans ce contexte, nous pouvons craindre de voir surgir un processus qui peut s’avérer «révolutionnaire» dont personne ne peut présager l’issue !

Malgré cet été meurtrier pour notre démocratie, il est encore temps de se ressaisir et de revenir à une démocratie apaisée et véritablement représentative afin que les conflits se règlent dans l’enceinte du parlement et non dans la rue !

 

Dans une démocratie le peuple a toujours raison n’en déplaise à ceux qui se croient beaucoup plus intelligents que lui !

 

Richard C. ABITBOL
Président

 

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Frédéric Regent, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Dominique Taffin, archiviste paléographe, conservatrice générale du patrimoine et directrice générale de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage

One Response to "Éditorial – Un été meurtrier pour nos démocraties !"

  1. Anonyme   30 août 2020 at 10 h 52 min

    Le peuple était majoritairement nazi sous Hitler: avait-il raison?

    Répondre

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