ÉDITO - DIRIGER SANS IMPOSER ET NON IMPOSER SANS DIRIGER !

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DIRIGER SANS IMPOSER

               ET NON IMPOSER SANS DIRIGER !

  
ÉDITO - DIRIGER SANS IMPOSER ET NON IMPOSER SANS DIRIGER ! 

“Diriger sans imposer et non imposer sans diriger”

Filip VANDENDRIESSCHE

 

Soutien inconditionnel d’Emmanuel Macron depuis le premier jour, soit depuis le 6 avril 2016, je ne peux m’empêcher de comparer le candidat Macron au Président Macron!

Voilà 15 mois commençait l’aventure Macron et avec lui celle de En Marche  !

Alors que les médias, les politiques et les analystes se refusaient à parier un kopek sur la réussite de cette aventures, une horde de jeunes et de moins jeunes étaient portés par une vague d’espoirs !

On rêvait tous du renouveau démocratique, d’un Président arbitre respectueux de l’équilibre des pouvoirs et d’une démocratie réellement représentative. On rêvait d’une alliance entre une sociale-démocratie esquissée par Manuel Valls, d’une droite intelligente et responsable coordonnée par un centre d’essence giscardienne ! Enfin, on devait sortir des carcans idéologiques de droite et de gauche !

En gros, la réalisation de l’espoir giscardien: rassembler deux français sur trois pour assumer et réaliser les grandes réformes si  nécessaires à notre pays afin, non seulement, de moderniser  l’économie nationale mais également afin de transformer le paysage politique dans l’intérêt de tous.  Et tout cela dans le respect des plus fragiles de nos concitoyens.

Cela se présentait bien … jusqu’à la défaite de Manuel Valls aux primaires de la Gauche et à l’évasion des troupes (élus et militants) du parti socialiste ! Les rats quittaient le navire et allaient se réfugier dans le bateau “En Marche” !

Contrairement à la description qu’en font les médias, Emmanuel Macron a, alors, non pas détruit le Parti Socialiste mais, au contraire, il a largement contribué à le sauver et à lui donner une seconde vie !

Le médiatique ralliement de François Bayrou laissait poindre une nouvelle alliance alors que ce n’était qu’un nouvel alibi !

En Marche devenait sans le dire le Nouveau Parti Socialiste !

Ainsi, les meetings, qui au début ressemblaient aux premiers meetings de l’U.D.F, devenaient des meetings de réunification des sections du Parti Socialiste !

Déception ! En Marche qui devait être un rassemblement des centres, pivot de la grande alliance, devenez le renouveau du parti socialiste !

Les investitures “ouvertes” se sont transformées en la plus grande farce politique de ces dernières années: on découvrait que 95% des investis par le République En Marche étaient socialistes. Certes, pour beaucoup ils ne figuraient pas dans la listes des élus connus du parti, mais ils étaient tous soit issus des cabinets ministériels des différents gouvernements socialistes de ces 15 dernières années, soit, pour les plus jeunes d’entre eux, issus des sections socialistes (secrétaires généraux, présidents de section,…) et donc inconnus du grand public !

De plus pour nombre d’entre eux, ils avaient fait parler d’eux sur les réseaux sociaux ( et souvent négativement) ou par des publications douteuses, sans compter ceux qui trainaient derrière eux quelques casseroles de divers nature. Certains même, issus de l’extrême-gauche ou des Indigènes de la Républiques, avaient faits des déclarations soit peu amen envers la République, soit carrément antisémites ! Au point qu’ils ont du être écartés à la dernière minute…sans avoir de remplaçant face à eux …ce qui donnait peu de poids à cette mise à l’écart !

Plus graves les quelques socialistes, comme Manuel Valls,  qui avaient démontré dans les faits leur attachement à la sociale-démocratie, à la laïcité et aux valeurs de la République étaient écartés et humiliés sans aucun ménagement !

En lieu et place de construire une vaste coalition allant de la droite modérée à la gauche progressiste, le Président, nouvellement élu, a préféré démolir toute velléité d’opposition en débauchant quelques seconds couteaux et en faisant de En Marche un Nouveau Parti Socialiste fier et dominateur !

Ainsi, en lieu et place, de dessiner une gouvernance de respect et de collaboration avec l’opposition, il a été choisi une gouvernance « d’humiliation d’État ».

Bayrou, Valls et plus récemment le Général Pierre De Villiers ont été maladroitement et honteusement humiliés. Quant à la Ministre SCIAPPA ( qui par sa présence au gouvernement démontre que n’importe qui peut accéder à cette haute fonction), elle n’hésite pas à insulter et à humilier un de nos célèbres académiciens ( Alain Finkielkraut) tel un illettré qui voudrait étrillé les qualité littéraires de Victor Hugo !

Un célèbre psychologue et DRH, dans un célèbre ouvrage, promouvait une nouvelle forme de management par la conviction. Le leitmotiv de cet ouvrage de Filip Vandendriessche était : «Diriger sans imposer».

J’ajouterai qu’une bonne gouvernance devrait être basée sur cet axiome  «Diriger sans imposer et non imposer sans diriger»

Autre déception: les nouveaux statuts de En Marche ! Nouveaux statuts qui sont tout sauf empreints de respect démocratique et où les adhérents ne dirigeraient aucunement la marche de leur parti !

Enfin, je reviendrai plus tard, dans un autre éditorial,  sur la vision régalienne et sociétale de notre Président !

Je conclurai en appelant notre Président à se ressaisir et à reprendre le film de cette aventure du début. Il n’est pas trop tard !

Les Français attendaient un Président qui préside, un Président arbitre, respectueux de nos institutions, de notre parlement et surtout respectueux de l’opposition et ouvert au débat !

L’autoritarisme dont il a fait preuve ces dernières semaines, et l’humiliation inadmissible qu’il a infligé à un de nos plus grands soldats, est indigeste pour la majorité des français et commence à se faire ressentir au niveau des sondages.

A l’approche de la mise en place des grandes réformes économiques amorcées par le gouvernement, difficiles à assumer par les plus fragiles de nos concitoyens, «ceux qui ne sont rien » mais qui font les rois, il faut convaincre et non imposer. Il faut respecter et non humilier . Il faut agir et non communiquer. Il faut être et non pas paraître.

Oui, il est encore temps de revoir le plan de vol et d’ajuster le tir.

Oui, Monsieur le Président, avec tout le respect que je vous dois et l’amitié que je vous porte, il faut «Diriger sans imposer et non imposer sans diriger» !

Richard C. ABITBOL
Président

One Response to "ÉDITO – DIRIGER SANS IMPOSER ET NON IMPOSER SANS DIRIGER !"

  1. Germax   23 juillet 2017 at 19 h 19 min

    Ou Macron a bien caché son jeu ou on le voit aujourd’hui à sa vraie valeur. Triste, triste
    .

    Répondre

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