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Le Burkina Faso célèbre 60 ans d’indépendance, 32 ans après la mort de Sankara

Le Burkina Faso, indépendant de la France le 5 août 1960, célèbre son 60e anniversaire dans un contexte de Covid-19 et de lutte contre le terrorisme.Dans son adresse à la nation, le président Roch Marc Christian Kaboré a insisté sur ces deux « fléaux ».

Les « attaques terroristes » ont particulièrement endeuillé la population et une partie de l’armée, mais « nous avons su nous battre et nous adapter », a-t-il souligné sur sa page Facebook.

Le chef d’Etat témoigne ainsi sa « profonde reconnaissance aux forces de défense et de sécurité, et aux personnels de santé, pour les sacrifices consentis ».

Depuis le début de la pandémie, le dernier recensement fait état de 1153 cas de coronavirus dont 947 guéris et 54 décès. Des chiffres vraisemblablement loin des cas réels, comme partout ailleurs dans le monde.

Par ailleurs, le bilan des 60 années de souveraineté est vue en demi-teinte par beaucoup de Burkinabè, même si la crise terroriste qui s’est emparée du pays ces dernières années l’a fortement assombri.

Dans plusieurs domaines, il reste des efforts à fournir, confie sur RFI Soumane Touré, chef du Parti de l’indépendance du travail et de la justice : « L’attente des populations est grande aujourd’hui, surtout ces questions fondamentales de santé, de production, de l’autosuffisance alimentaire. On a tous un problème ».

Pour d’autres citoyens, leur pays a connu un véritable recul : « Nous avons régressé. Nous avons des frontières que nous n’arrivons plus à maitriser, notamment dans le Soum, dans le Yagha, à l’Est, au Nord. Si ça continue comme ça, ça nous inquiète ».

« Rien n’a changé ! »

Sur ces 60 ans d’indépendance, le site d’informations burkinabè Wakat Séra s’élève dans un éditorial cinglant contre les dirigeants africains qui « restent à la solde de Paris ». Plusieurs pays africains qui furent sous le joug de la France, à l’image du Sénégal, du Bénin et du Gabon, célèbrent cette année leur soixantenaire. Mais « rien n’a changé, déplorent les confrères Economiquement, la monnaie coloniale, le CFA reste sous contrôle occidental, et politiquement, les décisions concernant l’Afrique sont prises à Londres, Bruxelles ou Paris ».

« Les objets de culte et autres qui portent l’histoire des Africains sont toujours dans les musées ou collections privées de l’Occident. Même les archives écrites, visuelles ou sonores de l’Afrique sont prêtées aux noirs, quand ils en ont besoin, par les anciens +maîtres+ ».

En outre, « cette accession à la souveraineté nationale et internationale a été le fruit de la lutte d’illustres devanciers » comme Thomas Sankara, a fait savoir le président Kaboré.

Certains de ses compatriotes se trouvent nostalgiques de ce capitaine de l’armée arrivé au pouvoir le 4 août 1983 suite à un coup d’Etat militaire. Il instaure un régime révolutionnaire et rebaptise l’année suivante le nom du pays, anciennement Haute Volta, par Burkina Faso. C’est une combinaison de deux mots dans deux langues principales du pays et signifiant « la patrie des hommes intègres ».

Assassiné le 15 octobre 1987, Thomas Sankara reste aujourd’hui l’icône d’une jeunesse qui se veut panafricaine.

Son « ami » Blaise Compaoré a pris les rênes du pouvoir à partir de cette date jusqu’à sa démission le 31 octobre 2014, à la suite d’un soulèvement populaire. Après une transition compliquée, Roch Marc Christian Kaboré est élu chef de l’Etat le 29 décembre 2015. Son mandat n’est en revanche pas de tout repos eu égard à la crise sécuritaire sur fond de terrorisme touchant les pays du Sahel.

Toutefois, des organisations prennent le temps de suivre les interventions des forces de l’ordre engagées dans certaines localités pour mener ce combat. En juin dernier, Amnesty International a demandé aux gouvernements du Mali, du Burkina Faso et du Niger « à mettre un terme à l’impunité concernant les violations régulièrement commises » par leurs forces de sécurité contre des populations non armées.

Au Burkina, l’ONG des droits humains dit avoir recueilli des informations faisant état de « violations flagrantes » des droits humains commises par les forces de sécurité entre mars et avril 2020.

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RCA : environ 405 déplacés arrivés à Aïgbado

Le village Aïgbado, situé à 75 kilomètres de Bria enregistre depuis dimanche l’arrivée massive des déplacés fuyant le massacre perpétré par des rebelles du PRNC au village Bornou, situé à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre-nord de la RCA.

Le 24 juillet dernier, des rebelles du Parti du rassemblement de la nation centrafricaine (PRNC), ont attaqué, en représailles, le village Bornou, situé à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga, sur l’axe Bria, tuant au passage 11 civils et blessé 25 d’autres. Une centaine des habitations ont également été incendiées par les rebelles qui ont réussi à faire un maximum des dégâts.  Sur place à Bornou, on n’y trouve personne, et ses habitants, les survivants, ont dû quitter pour se réfugier dans les localités voisines. Parmi eux, environ 405, pour la plupart des enfants, des personnes âgées et des femmes sont arrivés au village Aïgbado, situé à 75 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé.

Selon le témoignage de certains de ces déplacés, avant d’arriver à Aïgbado, ils ont dû marcher en groupe dans la brousse durant une semaine. D’après eux, d’autres familles ont préféré, au péril de leur vie, se réfugier dans la sous-préfecture de Ouadda Maïkaga, occupée par les rebelles du PRNC, et situé à seulement 3 kilomètres de Bornou.

Pour l’heure, la situation humanitaire reste préoccupante, et les rebelles, que ça soit du côté du FPRC ou du PRNC, renforce leur position dans les localités, au risque d’occasionner un nouveau conflit, alors que les troupes de la Minusca, qui sont basées à Bria, font la sourde oreille aux multiples appels de détresse lancés par la population locale.

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Bria : les rebelles du PRNC assassine un homme à Gbali

L’acte criminel avait eu lieu ce vendredi  31 juillet  au village Gbali, situé à 100 kilomètres de Bria sur l’axe Ouadda Maïkaga, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre nord de la RCA.

Selon les premiers éléments d’informations recueillis sur le lieu du crime par une équipe du CNC, la victime s’appelle Ano Abdrassoul, âgé de 52 ans, un artisan minier qui s’est converti au chasseur durant la saison de pluie.  Il a été assassiné ce vendredi 31 juillet à 5 kilomètres de son village, non loin du pont de la rivière Pendé, sur l’axe Bria. Son corps a été retrouvé sur le lieu de son crime ce dimanche 2 août par des passants.  Interrogés par CNC, ses proches ont indiqué qu’il s’était rendu quelques jours plutôt à Bria afin de vendre ses produits de chasse.  C’est au moment de son retour qu’il a été assassiné froidement par des bandits armés, identifiés formellement par des habitants de Gbali comme des éléments rebelles du PRNC (Parti du rassemblement de la nation centrafricaine). Sa moto a été emportée par les assaillants, ainsi que son sac à main contenant une somme d’environ 900 mille francs  CFA.

Rappelons que la quasi-totalité des axes routiers reliant les villes de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran sont sous contrôle strict des combattants rebelles de l’autoproclamé général Zacharia Damane, chef d’État major et coordonnateur militaire du PRNC qui séjourne actuellement à Ouadda Maïkaga.

Il y a lieu de noter que depuis la cessation des hostilités entre les différents groupes armés issus de l’ex-coalition Seleka, les violences à connotation ethnique  se multiplient dans la région du nord, du Centre Nord, et du nord- Et. Le PRNC, extrêmement violent dans ses opérations militaires, est régulièrement cité dans des nombreux actes criminels contre les populations civiles du nord. Son Président, qui réside en France, risquerait bien d’être rattrapé par la justice internationale.

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Af’Sud : report du paiement de 300 millions $ de droits d’accise sur les ventes d’alcool

Af’Sud : report du paiement de 300 millions $ de droits d’accise sur les ventes d’alcool

Le gouvernement sud-africain a reporté le paiement de 300 millions de dollars de droits d’accise sur les ventes d’alcool que lui devait l’industrie de l’alcool du pays pendant 90 jours à compter du mois d’août, a appris APA mercredi.Le Trésor public a déclaré qu’il avait accordé un tel moratoire à la suite de la demande de l’industrie des alcools de suspendre le paiement afin de soulager sa situation économique pendant l’interdiction des ventes d’alcool durant la période de confinement.

En raison de cette évolution, la porte-parole de l’industrie sud-africaine de l’alcool, Sibani Mngadi, a décrit le report comme « un grand soulagement ».

« Le coût de la taxe d’accise est une partie importante du coût des entreprises, et nous apprécions la réponse positive que nous avons reçue du fisc », a déclaré Mngadi.

Elle a indiqué que cela contribuerait grandement à « minimiser le risque que nous avons actuellement concernant l’emploi et honorer nos obligations envers les fournisseurs ». Elle a ajouté que le secteur était en train de négocier avec le gouvernement pour que l’interdiction soit levée afin qu’il puisse recommencer à payer ses impôts.

L’interdiction de vente d’alcool par le gouvernement a été appliquée en raison de la crainte que les accidents induits par la consommation d’alcool ne submergent le système de santé sud-africain, au détriment du traitement des patients de la Covid-19.

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Pourparlers sur le barrage du Nil : l’Egypte et le Soudan menacent de se retirer

Pourparlers sur le barrage du Nil : l’Egypte et le Soudan menacent de se retirer

L’Egypte a annoncé qu’elle se retirait des discussions sur les modalités de remplissage du Grand barrage de la renaissance éthiopienne (GERD) en construction sur le Nil, a appris APA mercredi.Les pourparlers ont repris lundi ddernier mais semblent bloqués sur le calendrier de remplissage de ce qui devrait être le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique.

Le Soudan a également déclaré qu’il allait quitter la table de négociations puisque l’Ethiopie refuse de revenir sur sa proposition de redéfinir un accord sur le partage de l’eau du Nil bleu.

Selon le ministre soudanais de l’Eau et de l’Irrigation, Yasser Abbas, l’Ethiopie a envoyé une lettre insistant sur cette proposition que Khartoum ne peut accepter.

L’Egypte, le Soudan et l’Ethiopie mènent depuis 2011, des discussions sur l’avenir du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), mais aucun progrès notable n’a été réalisé pour parvenir à un accord global.

On craint en Egypte, et dans une moindre mesure au Soudan, que le grand barrage éthiopien ne compromette leur part de l’eau du Nil, qui est une bouée de sauvetage pour des millions de personnes dans les deux pays situés en aval.

Les pourparlers achoppent toujours sur le calendrier de remplissage du barrage.

L’Ethiopie a récemment célébré la première phase de remplissage du barrage, un geste qui a soulevé l’ire de Egyptiens.

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