Affaire Sarah Halimi : "On n'aime pas parler d'antisémitisme d'origine islamique"

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Affaire Sarah Halimi : "On n'aime pas parler d'antisémitisme d'origine islamique"
Affaire Sarah Halimi : “On n’aime pas parler d’antisémitisme d’origine islamique” Crédit Image : Joël Saget / AFP | Crédit Média

La retraitée de 65 ans a été tuée en avril dernier à Paris par son voisin musulman. Un crime que la justice n’a pas qualifié d’antisémite.

Affaire Sarah Halimi : "On n'aime pas parler d'antisémitisme d'origine islamique"
Florence Cohen Journaliste RTL

“Si l’assassin avait été un blond aux yeux bleus, la France entière serait descendue dans la rue.” C’est dans une déclaration qu’il juge lui-même formulée “à l’emporte-pièce” que l’avocat de la sœur de Sarah Halimi expose son point de vue.

 

Sarah Halimi, 65 ans, a été tuée le 4 avril dernier à Paris, dans le quartier de Belleville (XIe arrondissement) par un voisin musulman. L’homme l’a défenestrée après l’avoir torturée en criant “Allah Akhbar”. Si les soutiens de Sarah Halimi voient là la marque d’un antisémitisme, la justice n’a pas retenu la qualification antisémite de ce meurtre.

“Il y a une sorte de crainte révérencieuse par rapport à tout ce qui tourne autour de l’islam”, estime Goldnadel Gilles-William, invité de RTL Soir ce lundi 17 juillet. “On n’aime pas en France parler de l’antisémitisme lorsqu’il est d’origine islamique”, considère l’avocat. “Il l’a torturée au cri de Allah Akbar, c’est donc un islamiste et un islamiste est rarement philo-sémite”, poursuit-il.

Il était temps qu’au plus au sommet de l’État on veuille bien en parler.

En pleine nuit, Kobili Traoré, interné en psychiatrie depuis le meurtre, s’était introduit chez sa voisine du dessus en passant par l’appartement d’une famille d’amis. Aux cris d'”Allah Akbar”, entrecoupés d’insultes et de versets du Coran, il l’avait rouée de coups sur le balcon, avant de la précipiter par la fenêtre dans la cour. Lucie Attal, aussi appelée Sarah Halimi – nom de son ancien époux -, juive orthodoxe de 65 ans, est morte dans la chute. “J’ai tué le sheitan (le démon, en arabe), avait hurlé le jeune homme.

Trois mois après le meurtre de Sarah Halimi à Paris, un comité de soutien a demandé “vérité” et “justice” pour Sarah Halimi, réclamant que la circonstance de l’antisémitisme soit retenue et soupçonnant la police d'”inaction” la nuit du crime. “En 2017, une femme a été torturée à Paris (…) parce que juive, défenestrée vivante parce que juive“, a souligné le député Meyer Habib, membre du comité de soutien.

Emmanuel Macron a à son tour réagi sur l’affaire dimanche 16 juillet, lors de la cérémonie de commémoration de la rafle du Vel d’Hiv. La justice “doit faire désormais toute la clarté sur la mort de Sarah Halimi”, a déclaré le chef de l’État. Sa prise de position est saluée par Goldnadel Gilles-William. “Je suis satisfait qu’il en parle enfin. Elle a été assassinée le 4 avril. C’était le 16 juillet. Il était temps qu’au plus au sommet de l’état on veuille bien en parler”, tance l’avocat de la sœur de Sarah Halimi.

Source :© Affaire Sarah Halimi : “On n’aime pas parler d’antisémitisme d’origine islamique”

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