À Beyrouth, le seul musée d'art moderne de la ville dévasté par l'explosion

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À Beyrouth, le seul musée d'art moderne de la ville dévasté par l'explosion
Le musée Sursock, avant et après les explosions du 4 août. PATRICK BAZ / AFP / Sursock Museum

Le musée Sursock, joyau de l’architecture libanaise, a été soufflé par les déflagrations du 4 août. Une vingtaine d’œuvres doivent être restaurées.

Le musée Sursock, unique musée d’art moderne de Beyrouth, a été endommagé par la double explosion survenue le 4 août sur le port. «Le souffle est entré et sorti de partout», explique à franceinfo Zeina Arida, la directrice de l’institution. Construit en 1912 par la famille du Sursock, l’édifice caractéristique du style libanais – mêlé d’influences vénitiennes et ottomanes -, porte aujourd’hui les stigmates des violentes déflagrations.

Les dégâts au sein du musée Sursock, à Beyrouth.
Les dégâts au sein du musée Sursock, à Beyrouth. PATRICK BAZ / AFP / Sursock Museum

«Toutes les fenêtres et toutes les portes jusqu’au -4» ont été soufflées, explique Zeina Arida. «La première nuit était une nuit terrible, le bâtiment était ouvert de tous les côtés et les œuvres étaient encore dedans», se souvient-elle. Le lendemain, l’équipe du musée, assistée de bénévoles, a mis les œuvres à l’abri. La façade de ce joyau de l’architecture libanaise a été pulvérisée, et son salon arabe de 1920 est endommagé.

Une vingtaine d’œuvres sont également abîmées. Parmi elles, un portrait de Nicolas Ibrahim Sursock, le collectionneur d’art à l’origine du musée. La toile peinte en 1930 par le Hollandais Kees van Dongen est barrée d’une «grande déchirure de 55 centimètres», selon la restauratrice du musée. Elle a procédé au constat des dégâts avant d’envoyer le tableau «à des experts pour qu’ils proposent des restaurations»Un processus qui risque de prendre «beaucoup de temps» selon elle.

Le portrait de Nicolas Ibrahim Sursock, déchiré sur 55 centimètres.
Le portrait de Nicolas Ibrahim Sursock, déchiré sur 55 centimètres. SURSOCK MUSEUM / AFP

Bien qu’elle préfère ne pas fixer d’échéance, la directrice Zeina Arida est formelle : le musée rouvrira. Elle estime que la reconstruction des lieux se chiffrera à plusieurs millions de dollars. Des mécènes et des organismes étrangers, dont le centre Pompidou et le Conseil international des musées, se sont déjà manifestés. «On était dans un état de découragement et de désespoir énorme. Il y a une solidarité internationale telle que ça m’a donné du courage», se console-t-elle.



Source:© À Beyrouth, le seul musée d’art moderne de la ville dévasté par l’explosion

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