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Meurtre de Sarah Halimi : le parquet demande que le caractère antisémite soit retenu

La demande du parquet intervient au vu du rapport d’expertise psychiatrique du suspect.

 

La demande du parquet intervient au vu du rapport d’expertise psychiatrique du suspect.

Le parquet de Paris a demandé mercredi à la juge chargée de l’enquête sur le meurtre de Sarah Halimi, une femme défenestrée en avril à Paris, que le caractère antisémite soit retenu dans cette affaire qui a provoqué une vive émotion.

 

Le parquet a fait cette demande au vu de «l’expertise psychiatrique» rendue début septembre et «des premiers éléments de la commission rogatoire remis par les enquêteurs», a-t-il précisé. Selon cette expertise, le trouble dont souffrait le meurtrier Kobili Traoré, pris d’une «bouffée délirante aiguë» après une forte consommation de cannabis, n’était «pas incompatible avec une dimension antisémite».

 

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>Sarah Halimi, retour sur une affaire parvenue jusqu’au sommet de l’Etat

 

Dans la nuit du 3 au 4 avril, Kobili Traoré s’était introduit chez sa voisine de 65 ans, au troisième étage d’un immeuble HLM du quartier populaire de Belleville. Aux cris d’«Allah Akbar», entrecoupés d’insultes et de versets du Coran, ce jeune musulman l’avait rouée de coups sur le balcon, avant de la précipiter dans la cour. «J’ai tué le sheitan» (le démon, en arabe), avait hurlé le jeune homme, qui a été mis en examen le 10 juillet pour homicide volontaire.

Source :©  Meurtre de Sarah Halimi : le parquet demande que le caractère antisémite soit retenu – Le Parisien




Affaire Sarah Halimi: « Le crime de Kobili Traoré est un acte délirant et antisémite » !

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POUR PARUTION IMMÉDIATE

9:00 H, 9 septembre 2017


Paris le 13 Septembre 2017

 

La Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël a pris connaissance du rapport d’expertise psychiatrique concernant Kobili Traoré, auteur présumé du meurtre de Madame Sarah Halimi défenestrée le 4 avril à Paris.

​Ce rapport devait répondre à deux questions cruciales qui étaient soulevées par cet épouvantable affaire:

  1. ​Savoir si, au moment des faits, le discernement de Kobili Traoré était « total, altéré ou aboli »,
  2. ​Savoir si l’abominable assassinat de Madame Sarah Halimi était motivé par l’antisémitisme de l’agresseur

La Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël prend acte de ce rapport qui répond à ces deux questions.

Comme nous l’avons dit plus haut, la première des questions cruciales soulevée par cette affaire était de savoir si, au moment des faits, le discernement de Kobili Traoré était total, altéré ou aboli (ce qui aurait mis un terme aux poursuites pénales).

Le fait que l’expert psychiatre, Daniel Zagury, ait répondu « Altéré » à la question posée, laisse présager que Kobili Traoré sera renvoyé devant une cour d’assises à l’issue de l’instruction. Ce qui ne peut que nous satisfaire et nous rassurer au vu des inquiétudes nées du début de l’enquête.

Le Docteur Daniel Zagury poursuit et conclut que l’agresseur était sujet à une « bouffée délirante aiguë (…) induite par l’augmentation de la consommation de cannabis » (dix à quinze joints par jour).

Malgré cela, il répond clairement à la deuxième question en concluant que « Le crime de Kobili Traoré est un acte délirant et antisémite », ce qui ne peut que nous satisfaire car il met fin à une interrogation qui était indue et incompréhensible au vu des circonstances!

Au vu de ce rapport, il appert clairement que le présumé assassin de Madame Sarah Halimi est responsable de ses actes et qu’il a agi motivé par son antisémitisme.

​Et si bien même, il aurait agi sous l’emprise de stupéfiants ( ce qui est contredit par les analyses biologiques contenues dans le dossier d’instruction et qui, contrairement aux dires du suspect, démontrent que les doses de stupéfiants absorbées par le suspect sont insignifiantes), on ne saurait comprendre comment cela pourrait être interprété, pénalement, comme une circonstance « atténuante » alors même que cela devrait être considéré, au contraire et de toute évidence, comme une circonstance « aggravante ».

​En effet, le fait qu’un chauffard soit responsable d’un homicide involontaire sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants n’est-il pas considéré comme une circonstance aggravante( Article 221-6-1 du Code de la Route) et en aucune manière une quelconque circonstance atténuante dans les lois de la République ?

Alors pourquoi cela en serait-il autrement à l’occasion d’un crime sauvage et à motivation antisémite?

​Mais cela est un question à laquelle seuls le juge et le procureur pourront et devront nous répondre et n’est en aucun cas une question qui doit être posée au médecin !

La Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël estime que, dans les circonstances présentes, une contre-expertise serait inutile dans la mesure où le présent rapport permet au Procureur de la République et au Juge d’instruction de donner une suite favorable aux demande de la famille et du «Comité de Soutien Vérité et Justice pour Sarah Halimi »: responsabilité pénale de Kobili Traoré et requalification de crime avec circonstance aggravante pour motivation antisémite.

Cependant nous resterons vigilants sur les suites juridiques de l’instruction en espérant que les éléments ci-dessus seront jugés suffisants par le juge d’instruction pour requalifier la nature de ce crime abjecte.

​Enfin, nous attendons avec impatience les suites de la plainte pour non-assistance à personnes en danger.

​Les français épris de justice et d’équité, et la communauté juive de France en particulier, attendent de la justice qu’elle soit intraitable face à tous les crimes antisémites commis sur le territoire national, crimes qui se multiplient comme vient de nous le démontrer la lâche agression à Livry-Gargan contre la famille de notre ami Roger Pinto.

La Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël ne cédera rien dans sa détermination à lutter sans concession contre le racisme et l’antisémitisme.

Elle réclame des sanctions dissuasives, seule manière de mettre fin au fléau qu’est l’antisémitisme.

Richard C. ABITBOL
Président

 




Le Conseil constitutionnel censure l’instauration de la peine d’inéligibilité pour les élus condamnés pour injures racistes ou homophobes – Infractions de presse

Si le Conseil constitutionnel a validé l’essentiel des dispositions instaurées par les lois pour la confiance dans la vie politique, dont il avait été saisi, il a toutefois censuré une disposition comprise à l’article 1 de la loi ordinaire qui instaurait une peine d’inéligibilité des candidats et des élus pouvant aller jusqu’à 10 ans, en cas de manquement aux articles 24, 24 bis, 32 et 33 de la loi du 29 juillet 1881 (décisions du 8 septembre 2017).

La loi, adoptée par le Parlement le 3 août 2017, prévoit une peine d’inéligibilité « obligatoire » dès lors que les élus ou candidats à une élections se rendent coupables de crimes ou d’infractions traduisant un «manquement à la probité ». Etaient inclus les délits d’injure ou de diffamation publique à caractère racial, d’injure ou de diffamation publique à caractère homophobe, de provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à caractère racial ou homophobe, d’apologie ou la contestation de crimes contre l’humanité.

Les Sages ont déclaré que « la liberté d’expression revêt une importance particulière dans le débat politique et dans les campagnes électorales. Dès lors, pour condamnables que soient les abus dans la liberté d’expression visés par ces dispositions, en prévoyant l’inéligibilité obligatoire de leur auteur, le législateur a porté à la liberté d’expression une atteinte disproportionnée ». Ils ont ainsi jugé que le dix-huitième alinéa du paragraphe I de l’article 1er était contraire à la Constitution au regard de l’article 11 de la Déclaration de 1789.

Le Conseil constitutionnel a par ailleurs censuré les dispositions donnant à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique un droit de communication de certains documents ou renseignements reconnu précédemment à l’administration fiscale . La communication de données de connexion permise par ces dispositions, de nature à porter atteinte au respect de la vie privée de la personne intéressée, n’était pas assortie de garanties suffisantes, ont jugé les Sages.
11 septembre 2017 – Légipresse N°352

Source :© Le Conseil constitutionnel censure l’instauration de la peine d’inéligibilité pour les élus condamnés pour injures racistes ou homophobes – Infractions de presse




Une famille détroussée à Livry-Gargan : « Vous êtes des juifs, vous avez de l’argent »

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une famille a été agressée et volée à son domicile en Seine-Saint-Denis. Robert, le père de famille a raconté lundi à Europe 1, avoir entendu sa femme crier avant de se faire assommer.

TÉMOIGNAGE EUROPE 1Une famille juive a été séquestrée et détroussée dans la nuit de jeudi à vendredi à son domicile de Livry-Gargan en Seine-Saint-Denis. Alors qu’ils rentrent de vacances avec ses parents, David tente d’allumer la lumière dans le pavillon mais le courant est coupé. « Je suis descendu remettre l’électricité. Une fois que j’ai voulu remonter, ils m’ont attrapé, ils m’ont ligoté. Ils m’ont dit, ‘si jamais tu bouges, on te tue' », explique-t-il lundi au micro d’Europe 1.

Armés d’un couteau et d’un tournevis. Les trois agresseurs étaient armés d’un couteau et d’un tournevis. « Tout à coup, il y a une ombre qui surgit. Il m’a dit : ‘si tu bouges pas, on te fera rien' », confie également Mireille, la mère de famille. « Evidemment j’ai crié, je me suis débattue ». Robert, son mari, entend les cris de sa femme alors qu’il est dans sa chambre au premier étage. « Je descends, je rentre dans la cuisine. Bang. Il y en a un qui m’assomme. C’est là que le cérémonial terrible a commencé. Ils ont lancé : ‘Vous êtes des juifs, vous avez de l’argent' », détaille Robert.

150.000 euros de bijoux dérobés. A ce moment là, Mireille décide de ne plus bouger. « J’ai obligé mon mari à ne plus bouger », se souvient-elle avant de parvenir finalement à appeler la police. Les agresseurs prendront la fuite avec dans leur sac 150.000 euros de bijoux.

Une agression « antisémite ». Dans un communiqué, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a condamné avec force une « agression très violente et antisémite ». Pour le Président du Crif, Francis Kalifat, « cet acte odieux est bien la preuve, si besoin en est, que les juifs de France sont particulièrement menacés dans la rue et depuis quelque temps au sein même de leur domicile ce qui est encore plus inquiétant ». Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a exprimé son indignation et rappelé « la détermination du gouvernement » à « combattre inlassablement toute forme de racisme et d’antisémitisme », dans un communiqué. « Selon les premiers éléments, la motivation de cet acte lâche semble directement liée à la religion des victimes », ajoute-il.

Le parquet de Bobibny a ouvert une enquête pour séquestration, vol et extorsion en réunion en raison de la religion des victimes.

 

Source :© Une famille détroussée à Livry-Gargan : « Vous êtes des juifs, vous avez de l’argent »




COMMUNIQUE – NOUVELLE AGRESSION ANTISÉMITE

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POUR PARUTION IMMÉDIATE

9:00 H, 9 septembre 2017


COMMUNIQUE


Paris le 9 Septembre 2017

 

La Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël est profondément choquée et indignée par la vile agression antisémite  à l’encontre de notre ami Roger Pinto, de sa femme et de son fils, à leur retour de vacances , dans la nuit du Jeudi 7 au 8 Septembre 2017 !

Elle condamne avec la plus grande vigueur cette nouvelle agression manifestement antisémite !

C’est une horrible agression qu’ont vécu Roger Pinto, Président de SIONA, sa femme et son fils, agression d’autant plus éprouvante qu’elle a eu lieu à leur domicile de Livry-Gargan.

Nous devons rappeler que Roger Pinto, comme le reste de sa famille, est un indéfectible militant et mécène de la Communauté Juive de France, qu’il est un soutien inconditionnel des plus nécessiteux tant en France qu’en Israël, et qu’il a été de tous les combats dans la lutte contre l’antisémitisme et pour la défense de la pérennité de l’État d’Israël.

Le voilà, aujourd’hui, lui-même agressé par des antisémites similaires à ceux qui avaient agressés Ilan Halimi ainsi que plus récemment Sarah Halimi.

Trois individus ont  violés son domicile en pleine nuit, ont dépouillé la famille Pinto de différents biens ( cartes de crédit et bijoux). Mais en voulant plus, ils ont cherché des espèces. Ne trouvant pas ce qu’ils désiraient ( la famille Pinto venait de rentrer de vacances), ils ont menacé puis molesté, insulté, battu, dépouillé  et menacé de mort Roger et sa famille, les invectivant avec les propos suivant: «tu es juif tu as de l’argent».

Selon les victimes les auteurs se sont introduits dans le pavillon par effraction, ils ont coupé le courant , séquestré d’abord le fils de la famille, puis au petit matin s’en sont pris à la maîtresse de maison qui a pu crier malgré l’étreinte que lui faisait subir l’un des auteurs qui la jettera à terre et la battra violemment.

Le mari alerté par par les cris de son épouse tente en vain d’intervenir mais il est aussitôt maîtrisé par les agresseurs qui lui assènent des coups violents au corps et au visage.

Toujours selon les victimes, l’un des auteurs serait âgé d’environ 30 ans, les deux plus jeunes d’environ 20 ans.

Deux d’entre eux avaient le visage masqué,alors que le visage du troisième était découvert.

Tout en menaçant de mort leurs victimes ,les agresseurs qui leur avaient entravé les mains au moyen d’attaches en matière plastique, leur auraient déclaré:

« VOUS ÊTES JUIFS ET VOUS AVEZ DE L’ARGENT! ON PREND L’ARGENT AUX JUIFS POUR LE DONNER AUX PAUVRES »

Il ont réclamé et emporté les bijoux, les cartes de crédit et les espèces qu’ils ont pu trouver.

Cette violente agression s’est prolongée pendant plusieurs heures. En fin de matinée, vendredi vers 11h30, l’épouse réussira à se dérober à la vigilance de ses agresseurs et discrètement pourra alerter, au moyen de son portable, un service d’urgence qui préviendra la police !

Les victimes furent, par la suite, transportées à l’hôpital pour y recevoir les soins d’urgence.

Roger Pinto, son épouse et son fils,  fortement traumatisés, n’ont pu sortir de l’hôpital que Vendredi Soir.

Nous apportons, bien entendu, tout notre soutien et toute notre amitié à Roger Pinto et à sa famille, et lui souhaitons un prompt rétablissement.

Cette agression vient s’ajouter à la liste innombrable d’agressions antisémites qui ont frappé nos concitoyens juifs depuis une quinzaine d’années, agressions qui n’ont cesser de monter en violence depuis janvier 2015 et qui se sont multipliés ces derniers mois avec, comme point d’orgue, l’horrible assassinat de Madame Sarah Halimi sous l’œil impassible des forces de police.

Cette situation est la conséquence directe du manque d’effet dissuasif de notre Justice ! Ainsi, alors que dès sa première condamnation en Belgique, Dieudonné se voit infligé de 3 mois de prison avec sursis, pas 1 jour de prison, fusse avec sursis, n’a été prononcé en France; et ce, malgré de nombreuses réquisitions du  parquet en ce sens !

La Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël appelle les autorités de la République Française à agir rapidement pour  démontrer  que leurs déclarations sont sincères et à le démontrer par des actes. Dans les présentes circonstance, nous demandons instamment aux autorités policières de faire diligence et de tout mettre en œuvre afin, qu’au plus vite, on puisse identifier, interpeller et présenter aux juges les auteurs de cette n-ième agression antisémite.

Nous souhaitons à  Roger Pinto et à sa famille un prompt rétablissement et qu’ils puissent très rapidement reprendre leur activité militante.

 

Richard C. ABITBOL
Président

 

 

 




Quoi ? Aaron tué comme Ilan ? par Sarah Cattan

Quoi ? Un jeune sportif, Juif excusez-le, est abattu le 3 juillet par trois adolescents, ça se passe en son domicile, à Boca Raton. Certes c’est en Floride, mais les faits font étrangement penser à…

Quoi ? C’est devenu une habitude de tuer les Juifs chez eux ? Quoi ? C’est devenu la loi de taire les meurtres de Juifs ?

Car il était Juif, Aaron Rajman.  Les rares infos le concernant le présentent comme un combattant MMA, un artiste mixte martial avec un record professionnel de 2-2, on nous dit qu’il avait 25 ans et que trois jeunes ados, de 16 ans et 18 ans, seraient aujourd’hui, deux mois après, écroués et accusés d’homicide.

Quelques photos circulent. Le bureau du shérif du comté de Palm Beach, les visages des 3 meurtriers, Summer Church, Roberto Ortiz, Jace Swinton. C’est Palm Beach Post, la gazette locale, qui fait le job. Parce que c’est pas si important que ça, en somme. Sans doute.

Les individus arrêtés dans le cadre du meurtre de Rajman sont accusés d’intrusion au domicile et de meurtre avec arme à feu. Le bureau du shérif du comté de Palm Beach ? Il affirme que Rajman aurait été abattu le 3 juillet à 22h30 après que ces malfrats soient entrés chez lui par effraction. Dans sa maison.

La gazette, je vous le dis, elle l’a fait, le job : elle a interviewé Judith Church, la mère de Summer. On apprend que Summer et la victime, Aaron Rajman, venaient de se rencontrer, et que, le jour du meurtre, Summer aurait été forcée par Ortiz et compères d’appeler Rajman pour voir s’il était à la maison. Tout ça sous la menace. Alors, Summer Church, elle fait quoi ? Ben elle emmène les hommes armés dans la maison de Rajman.

Vous dites ? Vous aussi vous pensez à l’appât, pièce maîtresse dans la mort d’Ilan Halimi ? Mauvais esprit que vous êtes : la mère de la jeune fille vous assure que sa fille aurait coopéré avec les autorités autant que possible. Mais peut-être avez-vous raison : un autre article du Post prétend que la police pourrait croire que Church serait le cerveau de tout ça. 

The Post rapporte également qu’Ortiz, ce n’était pas un ange. Qu’il n’en était pas à son coup d’essai.

En tout cas, parlant de l’affaire, le procureur de l’État du comté de Palm Beach, Dave Aronberg, a déclaré: Ce n’était pas un acte de violence aléatoire. M. Rajman a été ciblé par ses assassins et nous avons l’intention de demander justice pour la victime et sa famille. 

Oui mais. Est-ce que ça compte, une telle déclaration. Avec un nom comme ça. Il serait pas un peu Juif, lui aussi, Dave Aronberg. Et vous savez comment ils sont. Entre eux. Voyant de l’antisémitisme partout.

En attendant, on en apprend un peu plus sur Aaron Rajman. Sa carrière. Ses projets. Ses records. Son dernier match de MMA. Une voisine raconte que le jeune homme était passé chez elle plus tôt dans la soirée pour dire bonjour à ses enfants. Aaron, connu pour être l’un des quelques juifs orthodoxes combattant en MMA. Membre du Habad.

Très impliqué dans la communauté juive locale. On nous dit maintenant que le sujet de sa religion revenait régulièrement lors de ses interventions publiques, que Aaron se décrivait dans les interviews comme un Juif observant et qu’il s’efforçait de prier et d’étudier le matin, ainsi que le soir après une journée d’entraînement. Sur sa page Facebook, de nombreuses photographies le montrent kippa sur la tête, priant pour Yom Kippour. Alors bien sûr, la justice s’intéresse aujourd’hui à ce qui pourrait être un mobile pour comprendre sa mort brutale.

Deux mois après, la presse internationale commence à en parler. Les hommages s’enchaînent, notamment venus de ses partenaires de combat.

Sarah Cattan

Source :©  Quoi ? Aaron tué comme Ilan ? par Sarah Cattan | Tribune Juive




Viktorovitch – L’inquiétant discours d’Emmanuel Macron

Lundi, Emmanuel Macron, en plein exercice de communication, a taclé un journaliste qui l’interrogeait sur sa communication. © Élodie Grégoire pour Le Point

Par deux fois, Emmanuel Macron a usé d’une ficelle rhétorique où lui seul sait quel est l’intérêt du pays et celui qui le conteste est un mauvais Français.

Source : ©Viktorovitch – L’inquiétant discours d’Emmanuel Macron – Le Point




Jacques Julliard : avec l’islamisme, les intellectuels risquent à nouveau l’aveuglement

Jacques Julliard.

CHRONIQUE – L’effort entrepris par le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, mérite d’être salué, argumente l’historien et essayiste. Par ailleurs, l’auteur dépeint les aveuglements successifs des intellectuels occidentaux depuis l’après-guerre.

LES DEUX ÉCOLES

Il n’y a pas que les Français pour être rebelles à toute idée de réforme, comme vient de l’affirmer un Emmanuel Macron au bord de l’exaspération. Leur École aussi, malgré les projets qui se succèdent depuis cinquante ans à la cadence des rames de métro vers 18 heures. Pourquoi? Parce qu’il existe, au chapitre de cette École, deux projets concurrents qui se sont révélés, à l’usage, incompatibles. Le premier est d’en faire un instrument de diffusion du savoir et de la culture. On a cru longtemps qu’il ne saurait y en avoir d’autre. Erreur! Depuis un bon demi-siècle existe en effet un autre projet qui consiste à faire de l’École un instrument de réduction des inégalités sociales. Appelons le premier «le projet Jules Ferry» ; c’est celui de la IIIe République. Et appelons le second «le projet Bourdieu-Meirieu» ; c’est le projet de la sociologie critique et des pédagogistes professionnels.

Le premier, véritable fondement de l’idéologie républicaine, vise à l’excellence: il s’agit de permettre à chacun d’aller le plus loin possible dans l’acquisition des connaissances et des diplômes correspondants ; mais aussi de faire de l’École le creuset de l’excellence française en matière scientifique et technique dans le concert des nations. C’est un projet orienté vers le progrès des individus et de la nation tout entière.

Le second, de facture à la fois politique et scientiste, vise à empêcher les inégalités sociales de se refléter dans les résultats scolaires, quitte à faire bon marché des inégalités naturelles. Projet typiquement rousseauiste, qui partant du Discours sur l’origine de l’inégalité, aboutit dans Émile ou de l’éducation à la dénégation de tout savoir inculqué de l’extérieur.

Il ne faut donc pas enseigner les enfants. Il faut seulement les aider à s’enseigner eux-mêmes. Cela revient à obliger chacun à refaire pour son compte le parcours historique de l’humanité et à nier le caractère cumulatif des connaissances acquises.

Il ne faut donc pas enseigner les enfants. Il faut seulement les aider à s’enseigner eux-mêmes. Cela revient à obliger chacun à refaire pour son compte le parcours historique de l’humanité et à nier le caractère cumulatif des connaissances acquises. Vaste programme! Il faut en outre éliminer la transmission extrascolaire, notamment familiale, de nature à creuser les inégalités. On exclura donc les matières et les méthodes susceptibles de favoriser les «héritiers», notamment tout ce qui relève de la culture générale. Ce qui, soit dit en passant, destine celle-ci à rester le monopole des classes sociales dominantes… C’est bien simple: chaque fois que le sociopédagogue entend le mot «culture», il sort sa machine à raboter. Cette culture générale a été éliminée des épreuves de Sciences Po ; plus largement et plus récemment, la sémillante Najat Vallaud-Belkacem a rayé d’un trait de plume les langues anciennes, les classes bilangues, les parcours européens. Trop discriminatoires! Une chance pour les malades du cœur que la cardiologie n’ait pas été jugée elle aussi discriminatoire. Mon Dieu, quelle idée condescendante, obscurantiste ces gens-là se font-ils des classes populaires!

Car depuis 1981, jusqu’au mois de mai dernier, c’est le modèle Bourdieu-Meirieu qui l’a emporté au sommet de l’État, et notamment dans le camp retranché de la Rue de Grenelle, où les ministres passent mais où les docteurs du crétinisme égalitaire sont inamovibles.

On va dire que j’exagère. Je suis malheureusement en dessous de la réalité. Je n’en veux pour preuve que cette histoire bien française du baccalauréat, qui ne serait que comique si elle n’avait pas, on s’en aperçoit enfin, des conséquences dramatiques.

Au départ, la volonté délibérée de donner le baccalauréat à quiconque s’y présente. Luc Ferry prétend même que pour s’y faire coller, il faut en faire la demande écrite… Or le baccalauréat, on l’oublie trop, est le premier diplôme de l’enseignement supérieur. Sa fonction de sélection minimale – à tout le moins d’orientation – ayant disparu, il en est résulté un gigantesque embouteillage à l’entrée des universités. Dans certaines options, on en est à éconduire des mentions «très bien» au bac! Conséquence: on a recours, sous prétexte de ne pas sélectionner, au tirage au sort! On a honte pour l’Université. Mais cette bouffonnerie a au moins le mérite de démontrer que le refus de toute sélection par le savoir a pour conséquence inéluctable la négation du savoir lui-même. Et le triomphe de l’obscurantisme! Connaissez-vous d’autre lieu, en France ou dans le monde, des États-Unis à la Corée du Nord, où l’on sélectionne les aptitudes et les compétences par tirage au sort?

Si encore les résultats en matière d’égalité compensaient l’abandon par l’École de son ambition scientifique! Ce n’est pas le cas: non seulement la France est un pays en voie de déculturation lente, comme en témoignent les résultats cumulés des enquêtes Pisa et du classement de Shanghaï des établissements d’enseignement supérieur, mais elle demeure l’une des nations d’Europe où les inégalités constatées à l’école sont les plus profondes. C’est un échec cuisant que seule la complicité des rubriques spécialisées de la presse bien-pensante parvient à dissimuler en partie au grand public.

La vérité est toute simple : l’école n’est pas faite pour réduire les inégalités.

La vérité est toute simple: l’école n’est pas faite pour réduire les inégalités. Naturellement, l’enseignement qu’elle prodigue doit être donné dans des conditions aussi égalitaires que possible. Mais si l’on veut changer la nature matérielle, économique de la société, c’est à la formation des revenus primaires qu’il faut s’attaquer ; c’est-à-dire à l’échelle des salaires et des revenus. Vous voulez réduire les inégalités? Réduisez les écarts de salaire!

Ce n’est pas en dévoyant l’école de sa mission éducative que l’on fera la Révolution! Ni même la Réforme sociale! Car c’est bien d’un véritable dévoiement qu’il s’est agi. Les premières déclarations et les premières décisions du nouveau ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, ont signifié clairement que la ligne Bourdieu-Meirieu était abandonnée au profit de la ligne Jules Ferry. Je m’en réjouis. Il était temps. De toutes les tâches, sans exception, qui incombent au nouveau pouvoir, la plus urgente et la plus décisive pour l’avenir est la reconstitution de l’École républicaine et un développement sans précédent de la recherche scientifique et technique. Les pays asiatiques l’ont bien compris, qui, à l’exemple de la Corée du Sud, dépensent sans compter pour l’école et la recherche. Pour la France, c’est même la seule variable à la disposition du nouveau président pour replacer la France dans le peloton de tête des nations modernes.

À cet égard, les réformes que vient d’annoncer Jean-Michel Blanquer sont, pour la plupart, les bienvenues, à commencer par la liquidation de l’œuvre néfaste du gouvernement précédent au chapitre des collèges. Le rétablissement des classes bilangues instituées jadis par Jack Lang, ainsi que de l’enseignement des langues anciennes et des parcours européens, c’était bien là le minimum. La réduction à douze du nombre des élèves en classe de CP et de CE1 dans les réseaux d’éducation prioritaire, la réinstallation d’études surveillées pour les devoirs du soir sont des mesures qui vont dans le sens de la démocratisation.

L’annonce du retour à la méthode syllabique, en lieu et place des méthodes globales, voire semi-globales, a fait sortir de leur réserve les Diafoirus de la pédagogie, qui, pour la quasi-totalité d’entre eux, n’enseignent pas ou même n’ont jamais enseigné. Ces méthodes n’ont plus cours, clament-ils à tous les horizons. Alors de quoi se plaignent-ils exactement?

Le ministre botte en touche en se débarrassant sur les municipalités du mistigri des rythmes scolaires. Ce n’est pas courageux.

Je ne vois qu’une réserve, mais elle est importante. Le ministre botte en touche en se débarrassant sur les municipalités du mistigri des rythmes scolaires. Ce n’est pas courageux. La durée de l’enseignement doit rester de la responsabilité du pouvoir central. Il ne faut pas laisser se réinstaller en catimini la semaine Darcos de quatre jours, une rareté dans le monde, et un désastre pédagogique, mais au contraire rétablir une demi-journée supplémentaire, consacrée, s’il vous plaît, au français et au calcul plutôt qu’au tir à l’arc et à la danse rythmique.

Savez-vous pourquoi, en dépit de leurs vibrantes déclarations, les présidents de la République successifs depuis Georges Pompidou se sont désintéressés de l’École? Parce que c’est un domaine où les résultats sont lents à se faire sentir et, par conséquent, d’un rendement électoral faible. Si Emmanuel Macron avait le courage de s’attaquer à cet immense chantier, mieux encore, de le poursuivre jusqu’à la fin de son quinquennat, je serais, au nom d’une certaine idée de la République et de l’enseignement, disposé à lui pardonner toutes les bêtises qu’il pourrait commettre ailleurs.

LA TROISIÈME GLACIATION

J’ai connu , au cours de mon existence, trois glaciations intellectuelles successives, qu’il est bon de rappeler au moment où l’islamisme frappe à coups redoublés, non seulement sur les corps, mais aussi sur les esprits.

La première fut la glaciation stalinienne. Elle marque notre après-guerre. Dans l’intelligentsia, les mots étaient encore gelés, les paroles surveillées, les opinions contrôlées, les échanges interdits. Quiconque mettait en doute l’excellence du régime dirigé par le camarade Staline ne pouvait être qu’un agent de l’impérialisme américain. La nature proprement meurtrière de la dictature soviétique était pourtant aveuglante, même pour les moins avertis ; mais partagés entre la force de l’évidence et la pression du politiquement correct, beaucoup d’intellectuels multipliaient les contorsions qui ont conduit nombre d’entre eux à la dépression nerveuse, voire à la tentation du suicide.

La deuxième glaciation fut maoïste. Elle ne disposait pas de cet énorme arsenal que constituait un parti communiste puissant, respecté, voire hégémonique dans certaines disciplines. Ses dévots avaient beau répéter – déjà! – que le maoïsme «n’avait rien à voir» avec le stalinisme, le ver était dans les esprits. Pour écarter le doute, ils répliquaient par un surcroît de ferveur et d’obséquiosité envers le nouveau dieu vivant. Ce furent les Chinois eux-mêmes qui les détrompèrent, comme les Russes l’avaient fait précédemment pour Staline.

La troisième glaciation, nous la vivons de nos jours, c’est la glaciation islamiste. Le «rien à voir avec», qui est à la dévotion gauchiste ce que le «en même temps» est à l’univers mental du macronisme, s’est affirmé comme jamais. C’est la pensée schizophrénique appliquée à la politique. On a vu ressurgir chez certains intellectuels le même type d’argumentation qui avait cours dans les précédentes glaciations: la théorie de l’encerclement par l’impérialisme, l’érection de l’islam en «religion des pauvres», le ressentiment érigé en moteur de l’histoire, etc.

De ce rapprochement, je veux tirer quelques conclusions.

L’intellectuel «engagé» n’est rien d’autre qu’un militant dépravé, tenté de se faire pardonner, par un fidéisme sans limites, sa mauvaise conscience de n’être ni un pauvre ni un élu de l’histoire.

L’intellectuel, qui est normalement un professionnel du doute, devient dès qu’il chasse en bande le plus crédule et le plus servile des hommes. Ce n’est pas pour rien que l’on a vu, pour dénoncer la prétendue islamophobie, des intellectuels se regrouper pour lyncher un de leurs semblables. Pierre-André Taguieff, Sylvain Gouguenheim, Olivier Grenouilleau, Marcel Gauchet, Michel Houellebecq, Alain de Benoist, Kamel Daoud, Alain Finkielkraut ont été parmi tant d’autres quelques-unes des victimes de ces lynchages collectifs qui ne déshonorent que leurs auteurs. L’intellectuel a le devoir déontologique de rester un homme seul ; on ne devrait avoir le droit d’employer ce mot qu’au singulier.

L’intellectuel est le plus religieux des hommes. Quand un individu perd la foi, il s’installe dans l’agnosticisme. Un intellectuel qui perd la foi en recherche immédiatement une autre. Ce n’est pas pour rien qu’autour de Staline, puis de Mao, aujourd’hui de l’islamisme, se développe chez beaucoup un culte de nature religieuse, qui leur tient lieu de transcendance.

J’examinerai dans un prochain article, ce qui, dans l’islamisme et dans la mentalité de ses thuriféraires, s’apparente au totalitarisme nazi et communiste et ce qui les en distingue.

L’AIR DU TEMPS

Quand un journaliste, qui se présente comme un polémiste, se fait embaucher pour faire la pub de l’Élysée, il déconsidère d’un coup le journalisme, la polémique, et l’Élysée.

Jacques Julliard est éditorialiste de l’hebdomadaire Marianne.

Source :© Le Figaro Premium – Jacques Julliard : avec l’islamisme, les intellectuels risquent à nouveau l’aveuglement




Merci encore à vous, merci aux 91.267 personnes qui ont répondu présents !

Richard-Edito

Éditorial

 

 

 

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

Bertolt Brecht

Merci à vous, merci aux 91.267 personnes qui ont répondu présents !

Mais en 2017, plus que jamais, nous avons encore besoin de vous : pour peser et pour agir !

Chers membres, Chère amie, cher ami, cher abonné(e),

Il y a dix mois nous avons  lancé une campagne d’adhésion à notre association.

Vous avez été plus de 90.000 ( ce matin à 8h00, vous étiez exactement 91.267 soit plus de 10.000 de plus qu’il y a un mois ! ) à répondre présent à notre appel. Nous vous en remercions vivement!

Au-delà des nombreuses associations juives et non-juives qui ont adhéré à notre structure, vous êtes aujourd’hui 91.267 membres, adhérents directs,  à nous avoir rejoints. Vous avez été séduits par notre manière d’agir, de nous rencontrer, d’échanger, librement, franchement mais toujours dans le respect, vous avez cru en notre façon de bâtir  un espace démocratique où l’essence de notre combat consiste à défendre la République des Lumières, à défendre un paradigme de vie qui défend les valeurs qui font que la France est la France.

Vous avez été nombreux à nous rejoindre quelle que soit votre origine, votre religion ou votre opinion politique mais en ayant tous à l’esprit de combattre pour un mieux vivre en France, ce pays cher à notre cœur !

Nous nous retrouvons tous, témoins ou acteurs, pour  combattre la haine, l’injustice, l’antisémitisme, le négationnisme, mais également pour défendre ces valeurs françaises, celles de l’humanisme et des lumières qui ont bercé notre histoire, notre enfance et pour construire un avenir qui nous est cher tant pour nous que pour nos descendants ! Et qui sont combattues, jour après jours, par des fanatiques extrémistes !

Avec vous, nous continuerons ce combat avec force, sans langue de bois et sans compromission, sans sombrer dans un extrémisme inefficace, ni dans l’émotionnel inutile.

Soyons conscient que dans le contexte international et national actuel, ce combat est loin d’être terminé.

Pour réussir et mener à bien notre combat, nous avons besoin de peser sur les autorités, les médias et la société civile.

Pour se faire, nous avons besoin non seulement d’une structure efficace, et cela nous pensons l’avoir construite, mais également de l’effet de masse, de l’effet du nombre, c’est-à-dire votre soutien à tous !

Actuellement une trentaine d’associations et plus de 80.000 membres directs constituent notre base alors que vous êtes près de 500.000 abonnés à notre Newsletter et plusieurs millions à avoir visité notre site.

Parmi vous, il y a, bien sûr des juifs mais également de très nombreux non-juifs qui sont largement majoritaires et qui, tous,  partagent les mêmes valeurs.

Vous avez été plus de 80.000, en dix mois, à nous avoir rejoint, mais pour être plus forts encore, nous avons encore besoin de vous pour démultiplier notre action, pour renforcer notre écoute et pour agir !

Notre Newsletter est aujourd’hui adressée à 1.108.256 abonnés, soit 600.000 de plus que le 8 août dernier, et nous espérons dépasser les 2.000.000 dès janvier.

Nous avons intégré 500.000 abonnés dès le 1er Septembre et le reste sera intégré en Janvier car cela nécessite un arrangement technique pour pouvoir diffuser à 2.000.000 d’abonnés dans un temps raisonnable (d’autant plus que notre lettre est quotidienne).

Environ 10% la lisent régulièrement et environ 3% réagissent ( ce qui fait tout de même plus de 35.000 personnes) . Bien entendu, pour toucher quotidiennement 2.000.000 de personnes, il nous faudra renforcer la puissance de notre serveur.

D’après le site Alexa Ranking (voir diagramme ci-dessous), qui mesure la fréquentation de centaines millions de sites Internet, celui de la C.J.F.A.I. – www.cjfai.com – est classé comme le 1er site le plus fréquenté parmi ceux des institutions juives françaises. Il est classé 11.761ème au niveau Français (Il était classé 14.683ème en février) alors que le CRIF a reculé à la 83.168ème place (il était classé 30.321ème le 8 août) ! Notre classement surpasse largement celui des associations dites antiracistes (LICRA, SOS-RACISME,…) . Nous avons gagné 3.000 places au classement en un mois alors que tous les autres sites ont reculé.

Nous avons progressé sur tous les critères et en plein été !

Vous constaterez également que notre classement surpasse largement celui de Actualités Juives et de Juif.org( ce qui, pour moi, est une surprise).

Le 8 août dernier, seul www.juif.org nous dépassait légèrement au niveau français, ce n’est plus le cas aujourd’hui puisqu’il est passé derrière nous .

Non seulement nous sommes superbement classé mais notre résultat d’attraction des internautes est encore bien meilleur que le 8 août dernier puisqu’à chaque visite ils passent en moyenne 40′ sur le site ! C’est considérable quand on constate que sur la plupart des sites la moyenne se situe entre 1′ et 2′ !

Notre  objectif est d’atteindre 100.000 adhérents au 31 décembre, ce qui, au vu des présents chiffres, semble facilement atteignable !

Nous voulons lever une foule, et non, comme beaucoup d’autres, lever des fonds !

Alors, nous en appelons à vous, à votre aide, en adhérant gracieusement pour l’année 2017.

Vous trouverez ci-dessous un bulletin d’adhésion interactif.

Plus nous serons nombreux, plus nous serons forts !

Plus nous serons nombreux, plus notre votre voix sera écoutée !
 
Plus nous serons nombreux, plus notre action portera !
 
Plus vous serez nombreux, plus la variété d’opinion sera représentée !

MERCI A VOUS !

Adhérez et faites adhérer ! C’est gratuit !

 

Soyons nombreux pour faire gagner nos idées !

Richard C. ABITBOL

Président

Bulletin d'adhésion individuel

Bulletin d'adhésion individuel à la Confédération des Juifs de France et des Amis d'Israël

 




Annulations de la pièce de théâtre de Charb: l’ombre de la censure idéologique

Le dessinateur satirique et journaliste décédé Charb de Charlie Hebdo.
Le dessinateur satirique et journaliste décédé Charb de Charlie Hebdo. – Crédits photo : AFP

FIGAROVOX/TRIBUNE – La pièce de théâtre issue de l’ouvrage Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes du dessinateur et journaliste Charb, a encore vu sa représentation annulée le 9 août. Isabelle Barbéris dénonce une interdiction systématique cachée.


Agrégée de Lettres modernes, ancienne élève de l’École normale supérieure Fontenay Saint-Cloud, Isabelle Barbéris est Maître de conférences en arts du spectacle à l’université Paris Diderot et chercheuse associée au CNRS.


Le 9 août dernier, l’adjoint au maire de Lormont (Gironde) informait Gérald Dumont, directeur de la compagnie Théâtre K, metteur en scène et interprète de Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes que son spectacle, préalablement invité par l’association Laïcité 33, faisait l’objet d’une déprogrammation de dernière minute de la part de la Mairie (PS). Motif invoqué: «Le contexte général actuel nous amène à privilégier des méthodes d’éducation constructives et dans la durée, pour défendre avec conviction notre si chère laïcité. L’analyse approfondie de la représentation que tu proposes, suite à notre brève rencontre de juin, ne va pas à notre avis dans ce sens d’une transmission apaisée.» Dans une réponse ultérieure, la Mairie croira bon de préciser que «malgré l’intérêt que peut porter le spectacle tiré des écrits de Charb, il ne représente pas l’unique entrée pour défendre les valeurs de la laïcité. (…) Si le combat pour la laïcité nous est commun, les outils et moyens pour le mener peuvent diverger et appartiennent à chacun (dans le respect des choix faits).»

Le vivre-ensemble et le politiquement correct mollesse, paresse dont on sait précisément qu’elles menacent la liberté d’expression si chère à Charb.

Que comprendre derrière les méandres argumentatifs de cette double réponse pour le moins… circonvolutoire? C’est assez simple: la municipalité exprime qu’elle se désolidarise de la laïcité défendue par Charb (et le spectacle), en proposant ce qui serait, selon elle, une vision «alternative»: la «laïcité apaisée». De loin, un tel éloge de l’apaisement ne ressemble qu’à un énième plaidoyer, entendu mille fois, pour les accommodements raisonnables, la «résilience», le vivre-ensemble et le politiquement correct – mollesse, paresse dont on sait précisément qu’elles menacent la liberté d’expression si chère à Charb.

À s’y pencher de plus près, l’expression de «laïcité apaisée» fait directement référence à un ouvrage éponyme de Jean Baubérot, paru en 2016. Hasard sémantique? Le travail de Baubérot appartient au corpus idéologique régulièrement revendiqué par les associations (CCIF, ALCIR…) qui déguisent leur communautarisme derrière la lutte contre l «islamophobie» – cette cause des nouveaux «intouchables» qui ont «ringardisé le racisme», pour citer Charb… Comble de la brutalité, l’annulation de la représentation se fait donc explicitement au nom des imposteurs que le texte se charge de démasquer.

Ce revirement vient en fait prendre place au bout d’une liste déjà assez longue: créée fin janvier 2016 sous la forme d’une lecture, la mise en scène a d’abord connu une période d’embellie et trouvé son public de manière spontanée – outre de nombreuses invitations, elle s’est également vue décerner le prix de l’éducation citoyenne de Moselle. Succes story de courte durée cependant. Une première annulation, qui n’alerte pas encore l’équipe artistique, survient en décembre 2016. Le spectacle qui devait se jouer dans la médiathèque de Lomme (59) se voit alors «repoussé» pour raison de sécurité et manque de personnel. Le report va se transformer en silence radio, et restera sans suite. Puis, en mai 2017, c’est au tour de la Maison des associations d’Arras de déprogrammer une étape du spectacle (avant son passage au festival Colères du Présent). Mais cette fois-ci, les associations communautaristes s’en mêlent: l’annulation a lieu sous la pression conjuguée du MRAP et de la LDH. Puis, toujours au printemps 2017, l’université Lille II revient sur ses engagements, arguant là encore de problèmes de sécurité ingérables pour le lieu d’accueil.

Le metteur en scène devra en fait attendre mars 2016 pour se voir, et cela par voie de presse, crédité d’un refus cinglant et impersonnel, faisant valoir le manque d’intérêt artistique du projet.

L’épisode du Théâtre de la Manufacture se présente dans un contexte où le malaise a donc déjà grandi. Ce lieu, renommé, du OFF, va également faire faux bond au Théâtre K, mais sur un mode plus larvé. L’équipe de direction a en effet rencontré le metteur en scène en 2016 et lui a exprimé son intérêt, sans engagement définitif, en l’invitant à déposer un projet. Mais personne n’accusera réception du dossier dûment envoyé par Gérald Dumont, et contenant une «proposition ouverte» pour l’anniversaire des 25 ans de Charlie. Le metteur en scène devra en fait attendre mars 2016 pour se voir, et cela par voie de presse, crédité d’un refus cinglant et impersonnel, faisant valoir le manque d’intérêt artistique du projet. À la même période, l’Entrepôt, un autre lieu d’OFF, botte en touche et se désengage du projet déjà amorcé. Il s’agissait de diffuser la forme brève dans les quartiers d’Avignon… mais là encore, le lieu se dédit, en prétextant ne pas avoir eu le temps de «préparer la population». Le spectacle trouvera in extremis refuge au Théâtre de l’Oulle, proposant chaque soir au public une forme animée et originale. Chaque représentation est en effet suivie d’un débat entre l’équipe artistique, des militants laïques, des journalistes de Charlie et le public, nombreux et au rendez-vous – malgré l’heure tardive de programmation (23h30).

Depuis près d’un an donc, la compagnie doit essuyer une série d’annulations dont le caractère humiliant (et amateur) ne peut que sauter aux yeux. Servant parfois de paravents à des pressions plus organisées, deux arguments sont systématiquement objectés, celui de la «sécurité» – qui revient à laisser le dernier mot aux ennemis de Charlie et de la liberté d’expression; celui du «dossier artistique», agité sans tenir le compte le moins du monde du caractère revendiqué, pensé, élaboré de la sobriété formelle du projet.

Comment comprendre ces barrages qui, aujourd’hui, entravent si ce n’est compromettent la transmission de la parole laïque et humaniste de Charb, mort de rire trop tôt – et cela si l’on laisse de côté les pressions, déjà évoquées, provenant des lobbys communautaristes? Deux autres facteurs me semblent importants pour comprendre ce «chemin de croix» – à contre-emploi pour Charb! Le facteur économique, et le facteur idéologique.

L’argument artistique a bon dos et voile d’autres réalités: Le facteur économique, et le facteur idéologique.

Dans le cas de la Manufacture par exemple, l’argument artistique a bon dos et voile d’autres réalités. L’économie du lieu repose en effet sur le modèle de la location, sans mise à disposition de moyens. C’est donc «avantage aux grosses compagnies» (très subventionnées) qui non seulement ont les ressources financières pour louer le théâtre, mais aussi se déplacer, avec matériel, équipe artistique et technique, et les loger au plus cher de la vie avignonnaise. On comprend donc que la bien connue mais petite compagnie du Théâtre K ne fasse pas le poids face à un gros Centre dramatique national comme celui de Rouen, dépendant directement du budget déconcentré de la culture, et producteur de la pièce de Kacimi sur Mohamed Merah (Moi, la mort, je l’aime, comme vous aimez la vie).

Mais la grille de lecture économique ne suffit pas. À la Manufacture par exemple, le Charb s’est également vu écarté au profit d’une lecture d’Histoire de la violence dirigée par le metteur en scène Laurent Hatat en présence de l’auteur Edouard Louis. Or ce récit, assez similairement à la pièce de Mohamed Kacimi, procède à la réhabilitation du criminel (ici le violeur) présenté comme un damné de la terre et une victime de la société. Accueillie en même temps que Moi, la mort, je l’aime, comme vous aimez la vie, cette lecture laisse à penser qu’il y a bien un «choix artistique» assez peu pluraliste de la part de la Manufacture, qui accueille ici deux projets, deux formats différents – mais aux présupposés idéologiques assez similaires.

La lecture conçue et interprétée par Dumont est emblématique d’un théâtre de tréteau, populaire, qui, en abaissant les contraintes techniques, souhaite aller à la rencontre d’un public nombreux, jeune, sans élitisme esthétique, mais sans populisme non plus. Gérald Dumont a du métier ; il délivre une lecture-performance claire, habile, du texte de Charb qui a préalablement fait l’objet de coupes, et d’un remontage avec des projections de dessins. L’ensemble est, à l’image du dessinateur, très pédagogique, mais aussi léger, vivant. Le spectacle a été conçu pour s’adapter aussi bien à des théâtres qu’à des écoles, des médiathèques, des amphithéâtres d’universités, afin de rendre largement audible cette parole en voie de disparition. Parole d’autant plus dangereuse qu’elle n’a pas besoin, contrairement à d’autres, d’appuis idéologiques, de transfiguration esthétique, de torsion sémantique, de réhabilitation ou de plaidoirie victimaire, pour être audible. Elle touche droit au cerveau en passant par le cœur.

Les mésaventures de ce spectacle font donc symptôme, non seulement des tropismes idéologiques du monde du spectacle vivant, mais aussi de son économie.

Les mésaventures de ce spectacle font donc symptôme, non seulement des tropismes idéologiques du monde du spectacle vivant, mais aussi de son économie et de la manière dont celle-ci contribue à faire disparaître les petites formes, en les écartant avec un paternalisme quelque peu méprisant.

Sinon, pour comprendre une bonne fois pour toutes que mettre en scène le racisme pour dénoncer le racisme, c’est non seulement le contraire d’être raciste, mais le meilleur apaisement qu’il soit, le mieux est d’essayer d’assister à une représentation. En priant Dieu, Allah, Yahvé pour qu’elle soit maintenue…


Source : © Le Figaro Premium – Annulations de la pièce de théâtre de Charb: l’ombre de la censure idéologique