Présidentielle : Manuel Valls votera Emmanuel Macron

L’ancien premier ministre socialiste Manuel Valls a annoncé ce matin sur RMC et BFMTV qu’il voterait pour le candidat d’En Marche!, Emmanuel Macron, au premier tour de l’élection présidentielle, estimant qu’il ne fallait prendre «aucun risque» face au Front national.

«Ce n’est pas un ralliement, c’est le choix de la raison», a dit le candidat malheureux de la primaire organisée par le Parti socialiste en janvier.

Invité d’Europe 1 au même moment, l’ancien ministre de l’Économie a «remercié» Manuel Valls de son soutien mais insisté sur le «renouvellement des visages» et des «méthodes». «Je pense que ça traduit ce que j’avais indiqué il y a plusieurs mois, c’est à dire que les primaires n’étaient pas en situation de regrouper l’ensemble de la gauche, et cela traduit le fait que les sociaux-démocrates et les femmes et les hommes de gauche responsables sont prêts à s’inscrire dans une démarche qui est la mienne », a analysé à chaud l’ancien ministre de l’Economie.

En baisse dans les sondages, le candidat socialiste Benoît Hamon avait anticipé cette défection dès dimanche, en dénonçant à l’avance un «ralliement» en forme de tentative de «mise à mort». Ce matin sur France 2, peu avant la déclaration de l’ex-premier ministre, il a déploré «une sorte de feuilleton destiné à (l)’affaiblir».

Source :© Présidentielle : Manuel Valls votera Emmanuel Macron




Sarah Cattan : Pantin carré 48, accident…

Que s’est-il passé à Pantin ? Des vidéo circulent, qui permettent de douter de la version officielle dont nous sommes aujourd’hui abreuvés, après un silence étonnant. L’affaire, aurait-elle é…

Que s’est-il passé à Pantin ? Des vidéo circulent, qui permettent de douter de la version officielle dont nous sommes aujourd’hui abreuvés, après un silence étonnant. L’affaire, aurait-elle été un banal accident entre deux véhicules, aurait été traitée dans la rubrique Faits divers, parce qu’elle s’est passée dans un cimetière. Parce que plusieurs tombes ont été lourdement endommagées. Parce que ces tombes sont celles d’un carré juif. Et vous savez bien, des tombes juives profanées, il y en eut.

Oui mais : ces Juifs, aussi ! Toujours à penser au pire. Leur obsession de la persécution ai-je lu ici ou là.

Beaucoup, comme moi, se sont déplacés. Photos et vidéo inondent le net. Les questions fusent. Même Israël s’interroge : c’est quoi encore ce truc ? Du lard ou du cochon ?

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Allez, disons-le tout net : beaucoup ont du mal avec la thèse de l’accident, et d’emblée pensent à une nouvelle affaire antisémite bidonnée et étouffée. Tous se demandent pourquoi il a fallu 6 jours avant que ne soit médiatisée, très vaguement médiatisée, cette affaire. Ceux-là dénoncent la chape de plomb décidée par notre élite qui prétend tout savoir sans enquêter. Notre élite ? Entendez le Consistoire et le CRIF.

Certes il y a un communiqué. Sauf qu’il sent la gêne. Le malaise. Je vous le dis, les Juifs, ces empêcheurs de dormir, voilà qu’ils veulent la photo de la voiture. Celle du camion benne. Ils veulent aussi, ces obstinés, savoir le nom du supposé chauffard. Ils parlent, ceux-là, de se réunir pour déposer plainte. C’est que c’est pénible, un Juif : ça veut comprendre. Ça échafaude des hypothèses, ça les confronte :

Option 1: accident (avis des institutions)

Option 2: vandalisme, profanation.

OPTION 2 VANDALISME, PROFANATION

Ça soupèse la validité de ces hypothèses. Si option 2, désir de ne pas déranger ce gouvernement en période pré-électorale ? Ce gouvernement qui a autorisé la prochaine manif de boycott d’Israël. En recommandant aux loubavitch de fermer les synagogues environnantes ce jour-là. Le décor est planté : de confiance, il n’y en a plus guère. Evelyne Gougenheim, candidate à la dernière élection pour la présidence du Consistoire, souligne non sans humour que dans certains pays, une des nombreuses règles de la dhimmitude était d’interdire aux juifs de sortir les jours de pluie. Par crainte de contact indirect!

Bref, ça se télescope, ça se contredit, tout le monde s’énerve, et en moi ce sentiment étrange qu’on se fout de moi, qu’on aurait joué à plouf plouf. Plouf plouf un – deux – trois ce se- ra Toi ! Ah zut, c’est tombé sur un carré juif !

Ces doutes, j’aimerais bien que l’histoire les eût rendus infondés, et pour Pantin donc, comme j’aimerais avoir tort. M’être trompée et présenter ici dès demain mes excuses.

Serge Benhaim, le Président de la Hevra Kadicha, nous informe qu’il s’agit bien d’un accident, survenu ce 20 mars, et même il nous donne l’heure : 16 h. Il rassure la communauté : Depuis lundi soir le Consistoire, les services de la mairie de Paris, la mairie de Paris, la conservation…tout a été fait pour d’abord s’assurer qu’aucun corps n’était en danger. Le consistoire, le SPCJ ont recoupé les faits, les témoignages, les rapports de police qui ont constaté l’accident. Les images font mal mais nous sommes BH dans un cadre exclusivement matériel et accidentel. Les procédures d’assurances, de réparations d’avis aux familles, tout a été réalisé .Un communiqué du Consistoire a été diffusé cette après-midi. Le consistoire ne ment pas. Dans quel but le ferait-il? Je suis le président de la Hevra Kadicha. Je suis du Consistoire. Le Grand rabbin de Paris, le président Mergui, le vice-président du Consistoire M Bohbot, le secrétaire général du Consistoire M Abensour, moi-même avons agi d’abord pour le respect des morts. Ensuite nous avons voulu être précis et exacts. Une fois la thèse de l’accident avérée nous avons laissé le buzz aux autres plumes pour nous concentrer sur l’essentiel. Les morts, les familles, la réparation des tombes dégradées et l’état de santé du couple impliqué dans l’accident. Tout ce que j’écris peut se vérifier. Merci de votre attention et de vos partages pour rétablir la vérité.

Sauf que la Vice Présidente du Consistoire, elle lui répond : Cher Serge, Je regrette de te voir là. Je le regrette.

C’est quoi ce là ? Pourquoi d’ailleurs une telle affaire diviserait-elle nos représentants ? A y lire de plus près, on s’aperçoit que elle, Evelyne Gougenheim, elle émet de sérieuses réserves, et elle le fait publiquement : elle considère que lorsqu’on est capable de fixer l’Assemblée générale du Consistoire Central le 30 avril, juste à la date de la Journée nationale de la Déportation, et de surcroît en plein pont du 1er Mai, on est capable d’arranger un peu une sombre et abracadabrantesque histoire de camion.

Je vous passe les commentaires, on la traite de Dupont-Aignan du Consistoire, – je ne savais pas que c’était une insulte- et elle répond : Non j’informe. Cela manque.

D’autres jouent l’humour : Et si je ne crois pas Monsieur Benhaim, je risque quoi? demande un insolent.

Mais revenons à notre affaire. Même si ce désaccord au sein même du Consistoire est alarmant. Il s’agirait donc d’un accident ayant impliqué camion, voitures, ou tractopelle. Anne Hidalgo ? Elle dit qu’on va refaire les tombes et c’est fini. C’est quoi qui est fini ?

Pantin. Carré 48. Je ne suis pas seule à douter. Ceux-là, comme moi, ont voulu se faire une idée, d’autres veulent rassurer leurs amis éloignés qui ont de la famille dans le carré 48. Le seul carré sinistré. Mais 13 tombes tout de même hein ! Sacré carambolage. En plein cimetière. Je vous disais : plouf plouf.

Vous passez d’abord le cordon de police. Les plus âgés, ici présents, vous les écoutez débattre et conclure à une profanation. Expérience, fruit de leur âge avancé, ou encore cette tendance obsessionnelle à la persécution ? Allez savoir.

Moi, comme les autres, je ne constate aucune trace de verre, qui témoignerait d’un phare brisé. Aucune trace de freinage. Pas de signe apparent d’une peinture qui serait restée sur une tombe. A la moindre éraflure, ma voiture laisse un peu de peinture. Vous aussi ? Là, rien. Un rien qui finit par être lourd.

L’ŒUVRE D’UNE TRACTOPELLE

J’écoute parler les mecs. Ils disent tous que ça ne peut être que l’œuvre d’un tractopelle pour faire un si violent boulot. Des tractopelle ? Y en a plein, stockés sur place dans l’enceinte du cimetière.

Et je regarde. Deux rangées de tombes au total, hein. Ni vu ni connu.

J’en entends plein qui mettent en doute la parole officielle : ils comptent sur la passivité de la communauté qui plie l’échine et ne fait pas de vagues, qu’ils disent. Celui-là s’énerve et nous dit : Mais enfin ! Un cimetière n’est pas une autoroute !

La conversation dérape et ça en arrive à savoir qui est le plus courageux, du Juif israélien ou du Juif européen : Les juifs français, voire même les Juifs européens n’auraient plus rien dans le pantalon depuis belle lurette, à quoi celui-là répond à l’israélien que eux n’ont pas le monopole des coucougnettes.

Moi je me garde bien de prendre position et je relis la version officielle : un accident de voiture et un camion qui dévie et casse tout. Ça tient mal la route cette histoire quand même.

Ça s’énerve ici et vous en avez qui parlent carrément de négationnisme. Et d’autres qui dénoncent cette désinformation médiatique à la solde de ce gouvernement socialo-nazi. Et là, ça s’engueule sec : le Service de Défense de la Communauté Juive, le Consistoire, le CRIF, on ne les met pas en cause !

Arrive, comme toujours, sorti d’on ne sait où, celui qui sait tout : c’est un accident de la route entre un véhicule et un camion de la ville de Paris. Une banale histoire de priorité à droite refusée. Et le camion, il aurait perdu le contrôle, vous savez bien qu’il y en a plein qui perdent le contrôle, et il serait rentré de plein fouet dans le carré. Un journal relaye ce témoignage de Monsieur je sais tout. Et d’ailleurs, l’enquête, bouclée samedi matin, aurait confirmé cette version, nous dit le commissariat de Pantin : l’incident se serait déroulé à l’angle des rues Chênes rouges et des Mûriers blancs, au niveau du carré 48. Et même que le conducteur du camion de la ville de Paris, il aurait été soumis à un test d’alcoolémie et de dépistage des stupéfiants : il était clean. Y a rien à voir, je vous dis. Ah oui, j’oubliais un détail : le camion, il était en excès de vitesse, toujours selon le communiqué de presse de la ville de Paris. 50 Km/h. Au cimetière. Et alors ?

Bon. Les cercueils n’ont pas été touchés et sont en sécurité et puis la Ville de Paris, elle s’occupe de tout. Selon le communiqué de la Mairie.

Pour me calmer, je vais me recueillir sur la tombe de Lévinas. Carpentras. 1990. Sarre-Union. 2015. Sarre-Union. L’Europe avait découvert ce nom en ce jour funeste où 250 tombes avaient été saccagées.

Revoilà mes irréductibles : comme moi, ils s’interrogent. Un camion à destruction sélective ? C’est que parmi ces 13 tombes, certaines étaient protégées par des troncs d arbre ?

Revoilà un pessimiste. Je n’y peux rien si c’est un ashkénaze et s’il dit tout de go : Quand malheureusement on retuera des Juifs, on dira qu’ils se sont suicidés. Il ajoute qu’il aurait fallu des grues pour soulever des poids pareils.

Sur Judaïques FM, un billet d’humeur du 26 mars nous parle d’un camion qui aurait emporté sur son passage 13 tombes juives. Moi je’ dis que c’est ballot tout de même. Mais l’auteur du billet, il se félicite que heureusement les théories complotistes furent stoppées par un communiqué du SPCJ[1], et il nous engage tous à ne parler que des faits et à nous éloigner des spéculations qui déshonorent ceux qui les propagent et en font les pantins de la fachosphère.

Goguenard, celui-là lui répond : Ouais… Et si on vous monte dans un train, ça sera pour aller bosser, ne vous inquiétez pas.

Regardez les photos : aucune tombe cassée. Juste renversées. Mais si le Consistoire de Paris et le CRIF nous répètent que tout cela n’est que le fait d’un accident.

Certains se ressaisissent: ils ne veulent pas tomber dans la parano. Mais tous ceux qui se sont déplacés n’arrivent pas à la croire, la thèse de l’accident. Hier lundi, soit une semaine après les faits, une photo officielle nous montre cette fois le camion. Vous savez, le camion fou. Eh bien vous savez quoi, qu’il se fût agi d’un accident ou d’une profanation, voire des deux, l’une ayant suivi le premier, il reste dans l’air quelque chose. Non, pas quelque chose de Tenessee. Juste un relent de conspiration. Comment tu dirais, Anne Roumanof ? Qu’on ne nous dit pas tout ? Bande de paranos, va !

https://www.facebook.com/brigitte.moatti/videos/10212800744673475/

Sarah Cattan

[1] Service de protection de la communauté juive.

Source : Sarah Cattan : Pantin carré 48, accident… | Tribune Juive




Marine Le Pen : « Je ne veux pas le chaos »


Marine Le Pen : « Je n’entretiens pas de relations avec mon père … par leparisien

FACE AUX ELECTEURS. Première des cinq principaux candidats à être auditionnée par nos lecteurs, la patronne du Front national appelle à oser lui ouvrir les portes de l’Elysée.

Quand nous avons reçu Marine Le Pen au siège du « Parisien » – « Aujourd’hui en France » à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), pour qu’elle y soit interrogée par nos lecteurs, la candidate FN à la présidentielle débarquait d’un avion du Tchad et s’apprêtait à s’envoler le soir même pour Moscou. Une campagne au pas de charge, mais elle tient le choc « sans prendre aucun médicament ou quoi que ce soit », assure-t-elle. La candidate d’extrême droite, en tête dans les sondages ou ex aequo avec Emmanuel Macron, s’est efforcée à la pédagogie sur la sortie de l’euro et a répondu avec aplomb aux questions sur les affaires.

 

Après Marine Le Pen, ses quatre principaux concurrents — Emmanuel Macron, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon — se prêteront aussi à cet exercice. Les six autres candidats seront interviewés d’ici au 1 er tour.

 

Affaires. « Le juge peut bien attendre cinq ans de plus »

Boris Bigot.L’affaire Fillon suscite chez les Français un dégoût des politiques. Vous-même n’êtes pas un exemple de probité. Que proposez-vous pour moraliser la vie politique ?

Marine Le Pen. Je ne suis pas un exemple ? C’est vous qui le dites. Vous n’en savez rien.

 

Boris Bigot. Vous avez refusé de répondre à la convocation de la justice…

J’ai refusé de m’y rendre parce qu’il y a quinze mois j’ai demandé la désignation d’un juge d’instruction. On m’a dit non et on a attendu l’ouverture de la campagne présidentielle pour désigner ce fameux juge d’instruction. Ce genre d’instrumentalisation de la justice n’est pas admissible. Alors, s’ils ont attendu quinze mois, ils peuvent bien attendre un mois et demi de plus, ou cinq ans… Je suis victime d’une persécution judiciaire, menée par M. Schulz (NDLR : l’ex-président du Parlement européen). Le Parlement européen ne supporte pas qu’il y ait une opposition en son sein. Tous les mouvements politiques eurosceptiques ont fait l’objet de poursuites… Certains de nos assistants parlementaires ont aussi des responsabilités politiques. Tout le monde a le droit d’avoir un engagement politique à côté de son travail. Au Parlement, ils veulent transformer les députés, les assistants parlementaires — bref, tout le monde — en fonctionnaires européens. Moi, je suis députée et j’ai été élue pour combattre l’Union européenne. Et mes assistants aussi combattent l’Union européenne. Et c’est ça qui pose un problème (NDLR : le Parlement européen soupçonne le FN d’avoir mis en place un système d’emplois fictifs avec vingt assistants parlementaires qui auraient en réalité travaillé pour le parti et non pour leurs eurodéputés).

 

VIDEO. Marine Le Pen : «Je suis victime d’une persécution judiciaire»

 

Philippe Puissant. Mais que proposez-vous pour moraliser la vie politique ?

Il n’y a aucune solution magique. On n’empêchera jamais quelqu’un qui a le souhait de s’enrichir de le faire. Les affaires de M. Fillon révèlent que c’est un homme qui aime l’argent. Et c’est en contradiction avec l’image qu’il a voulu donner de lui.

 

Philippe Puissant. Mais il y a sûrement des solutions de fond ?

La solution de fond, c’est qu’il y ait enfin une opposition à l’Assemblée nationale grâce à la proportionnelle. L’opposition sert à jouer un rôle d’aiguillon. Quant aux instances de contrôle, elles ne devraient pas être politisées. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique est présidée par M. Nadal. Or, il a appelé à voter Hollande en 2012. Vous croyez qu’il est neutre ? Moi non.

 

Bernard Lecomte. Certaines personnes de votre entourage, comme Frédéric Chatillon, ont un passé extrémiste. Ne pensez-vous pas que cela gêne la vitrine du FN ?

Ils ont été au GUD ( NDLR : un syndicat étudiant d’extrême droite) quand ils étaient jeunes, c’est vrai. Mais Anne Méaux, la grande prêtresse de la communication de François Fillon, elle n’était pas au GUD quand elle était jeune ? Et M. Novelli (NDLR : proche de François Fillon), il était pas au GUD ? Et M. Longuet, il était pas chez Occident ? Et alors ? Avoir été au GUD, c’est plus grave que d’avoir été condamné pour un délit ? Tout cela est mis en avant pour me gêner. Si Frédéric Chatillon est dans ma campagne en tant que responsable du print et du Web, c’est parce que c’est un bon professionnel.

 

VIDEO. Marine Le Pen tacle Fillon, un «homme d’argent», et Macron, un «one shot»

 

Union européenne. « Je suis européenne »

 

Jovana Boece. Une sortie de l’euro n’aurait-elle pas un impact négatif sur nos échanges ?

Non, au contraire, cette sortie aurait un impact positif. Une liberté politique retrouvée et une liberté économique salutaire. Je veux engager une négociation avec l’Union européenne. La France ne sera pas seule dans cette négociation, mais elle sera leadeuse. Avec, à ses côtés, la Grèce, qui réfléchit à retrouver une monnaie nationale, l’Italie, le Portugal et l’Espagne, qui a retrouvé une part de compétitivité mais au prix d’une baisse de salaires massive. Je veux dire aux Français qu’on a le droit de négocier quand quelque chose ne fonctionne pas, que ce soit la monnaie ou Schengen. Soit cette négociation aboutit, soit elle n’aboutit pas. Mais, dans les deux cas, il y aura un référendum. Et le peuple décidera de rester ou de sortir de l’Union européenne, avec l’objectif qu’il y ait une autre Europe. Car moi, je suis européenne. Je crois en l’Europe, mais en une Europe des coopérations, celle d’Airbus et d’Ariane, pas à cette Europe devenue totalitaire et qui avance sans et même contre le peuple.

 

Jovana Boece. Mais l’euro nous protège…

L’euro a entraîné une très grave augmentation des prix et une très grave baisse du pouvoir d’achat. Les statistiques nous expliquent tout le contraire car elles prennent en compte des écrans plats ou des appareils photo dont les prix ont diminué grâce au progrès technologique. Mais on ne se nourrit pas d’écrans plats ! La baguette de pain, le café au zinc le matin, c’était un franc et c’est passé à un euro. En outre, l’euro est un inconvénient majeur à la création d’emplois car il a créé les conditions d’une perte de compétitivité de l’économie française. Il y a trois moyens de retrouver sa compétitivité quand on est en concurrence : soit on baisse les salaires, soit on réduit le système de protection sociale — ce que proposent certains candidats —, soit on agit sur la monnaie. Moi, je refuse de baisser les salaires, de diminuer la protection sociale et je choisis d’agir sur la monnaie. M me Merkel a dit que l’euro est trop faible pour l’Allemagne. Moi, je dis que l’euro est trop fort pour la France. Il va bien falloir se mettre un jour autour d’une table, puisque personne ne trouve d’avantage à cette monnaie unique, et envisager d’arrêter cette expérience.

 

VIDEO. Marine Le Pen : « Je suis européenne »

 

Philippe Puissant. Tout le monde affirme que sortir de l’Europe serait une catastrophe. Alors, est-ce bien réaliste de votre part ?

Mais quels sont leurs arguments à tous ceux qui mettent en avant le « projet peur » ? Ce sont les mêmes qui, lors du débat sur l’euro, nous ont survendu cette monnaie et refusent d’admettre qu’ils se sont trompés. Moi, je dis que quand on s’est trompé il faut le reconnaître. Mais cela doit se faire de manière réfléchie, rationnelle, préparée. Je ne veux pas le chaos. Dans le cadre du calendrier de négociations que je veux mettre en oeuvre — délocalisations, Schengen… —, l’euro sera l’ultime étape car je veux attendre le résultat des élections en Allemagne à l’automne prochain avant de renégocier.

 

Philippe Puissant. Comment allez-vous limiter les délocalisations ?

En faisant du protectionnisme intelligent. Je prends le cas de Whirlpool. Voilà une entreprise qui fait de très gros bénéfices. Elle décide de partir en Pologne en laissant 300 salariés sur le carreau en France, sans compter les sous-traitants. Elle part produire en Pologne pour nous revendre ses produits. Il faut envisager de taxer, à 35 %, les produits qui reviennent en France. C’est ce que font Donald Trump aux Etats-Unis ou Theresa May en Grande- Bretagne. Ces pays réalisent que le libre-échange total est un drame. Il renforce les économies de pays émergents mais il ruine nos économies. En un tweet, Trump a réussi à sauver 5 000 emplois !*

 

Economie. « Il faut débarrasser les indépendants du RSI »

 

Bernard Lecomte. Si vous êtes élue, comptez-vous revaloriser les retraites ?

Je vais m’attaquer immédiatement au problème des petites retraites. En augmentant, tout d’abord, le minimum vieillesse, de 800 à 1 000 €. Ensuite, en mettant en place une prime de pouvoir d’achat. Elle ne pèsera ni sur les particuliers ni sur les entreprises mais sera financée par une taxe de 3 % qui sera une cotisation sociale à l’importation. Elle sera prélevée sur tous les produits et les services qui reviendront en France. Cela permettra de dégager 15 Mds€ qui seront redistribués à tous les salariés et les retraités qui perçoivent moins de 1 500 € par mois. Cela leur fera 1 000 € supplémentaires en moyenne par an. Je veux aussi interdire aux complémentaires santé de faire de la publicité à la télévision, radio, presse nationale pour faire baisser leurs frais de gestion et donc baisser les tarifs pour les personnes âgées.

 

Jovana Boece. Que comptez-vous faire pour l’insertion des jeunes diplômés dans le marché du travail ?

D’abord, je vais leur offrir la possibilité de se loger plus facilement. J’augmente de 25 % l’APL (aide personnalisée au logement) pour les jeunes de moins de 27 ans. Autre problème auquel ils sont confrontés, c’est qu’on leur dit : expérience exigée ! Comment décrocher un premier contrat quand on vous demande d’avoir déjà une première expérience ? Je propose une suppression totale de charges pour l’employeur pour une première embauche pendant deux ans, pour les jeunes de moins de 21 ans. Celui qui embauche un jeune n’ayant jamais eu d’expérience professionnelle, qui lui met le pied à l’étrier, ne paiera aucune charge sur ce contrat. Cela peut inciter des entreprises à donner leur chance à des jeunes.

 

Boris Bigot. Un contrat en CDI ou en CDD ?

Peu importe. Bien sûr que l’on préfère un CDI, mais je veux que sur leur CV les jeunes puissent mettre : « J’ai travaillé de telle date à telle date dans une entreprise ». C’est cela que demandent les autres pour les embaucher.

 

Boris Bigot. En tant que chef d’entreprise, je ne vais embaucher que des CDD de deux ans et je vais bénéficier de cette exonération de charges…

Eh bien, ce n’est pas grave. Si vous faites ça tous les deux ans, tous les deux ans vous allez former un jeune. Sur dix ans, cinq jeunes auront une expérience sur leur CV et pourront plus facilement trouver un emploi.

 

Boris Bigot. Et comment aidez-vous les PME ?

Il faut massivement intervenir pour les TPE-PME. Beaucoup d’efforts ont été faits par le passé, peu ont été suivis des promesses annoncées. Je me souviens de M. Gattaz (NDLR : le patron du Medef) avec son badge « 1 million d’emplois », lorsqu’il avait négocié le pacte de responsabilité, c’est-à-dire la baisse massive de charges dont ont bénéficié surtout les grosses entreprises. Il faut arrêter tout cela. Je transforme le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse des charges. Cela fait 50 Mds€, cela ne va pas coûter un sou supplémentaire puisque ça existe déjà, mais je réoriente la baisse des charges intégralement sur les TPE et les PME. Ce sont elles qui créent l’emploi. Je baisse l’impôt sur les sociétés (IS), notamment en élargissant le seuil de 15 % d’IS pour les PME, et je crée un taux intermédiaire de 24 %. J’interviens aussi sur les indépendants, car c’est une source d’emploi. Il faut les débarrasser du RSI (Régime social des indépendants), un absolu cauchemar. Je l’appelle « le serial killer des indépendants ». Or il n’y a pas de France indépendante sans indépendants. Je vais même mettre en oeuvre une amnistie des arriérés du RSI. Car si on ne repart pas de zéro, on ne réglera pas le problème de tous ces indépendants qui sont en train de faire faillite.

 

Boris Bigot. Vous effacez l’ardoise ?

Oui.

 

Cela s’élèvera à combien ?

Les chiffres ne seront pas révélateurs, car une grande partie des sommes réclamées par le RSI n’auraient pas dû l’être. C’est une mesure de saine gestion.

 

Et les 35 heures ?

Je suis pour la négociation par branche. A une condition, à la différence de MM. Macron et Fillon : 39 heures, c’est payé 39 heures. Pas 37 heures.

Santé. « Moi, je veux préserver la Sécu »

 

Dominique Pavot. Maintiendriez-vous le tiers payant généralisé ?

Marine le Pen. Contrairement à d’autres candidats liés à des assurances ou des laboratoires, je veux préserver la Sécurité sociale. Il faut en même temps supprimer le tiers payant généralisé. Les médecins libéraux veulent rester libéraux. Leur choix ne doit pas être orienté par cette prise en main financière. C’est le médecin qui doit déterminer ceux qui doivent bénéficier du tiers payant. Parce qu’il sait quelles familles sont en difficulté. Je crois en l’humanité des médecins ! Je fais confiance aux Français, je ne les accable pas de tous les défauts.Arrêtons de les culpabiliser. Le trou de la Sécu, c’est la faute des malades. Le déficit de l’indemnité chômage, c’est la faute des chômeurs, celui des retraites, c’est la faute des retraités, des Français qui ne travaillent pas assez ! Et nos dirigeants, eux, ne se remettent jamais en cause. Les candidats ont tous été ministres, Macron, Fillon, Hamon et même Mélenchon ! Bernard Lecomte

 

Que ferez-vous pour améliorer la vie des handicapés ?

Je vais augmenter l’allocation pour les handicapés adultes. Et faire un effort pour les aidants, en leur accordant un trimestre supplémentaire tous les cinq trimestres travaillés. S’il n’y avait plus d’aidants, et qu’on doive financer des gens pour faire ce travail, ça coûterait des dizaines de milliards d’euros. Il faut aussi renforcer la lutte contre toutes les discriminations liées au handicap et à la santé. Les personnes frappées par le cancer, de plus en plus jeunes, devront bénéficier d’un droit à l’oubli. Pas au bout de dix ans, car alors on est mort socialement : on ne peut plus bénéficier de prêts pour acheter une maison, une voiture, louer un appartement… Je réduis ce délai à cinq ans. Et puis il faut traiter l’autisme.

 

Bernard Lecomte. C’est-à-dire, un plan autisme ?

Oui. C’est essentiel. Aujourd’hui, les familles d’enfants autistes lourds sont obligées d’aller en Belgique parce qu’il n’y a pas de centre dédié pour accueillir leurs enfants dans notre pays. Les troubles du spectre autistique ne sont pas détectés dans les écoles, faute de formation. Les médecins sont peu formés. Or cela fusille des vies entières d’enfants, et des familles.

 

Sécurité. « Remettre la justice, la police et l’école en ordre »

 

Stéphane Wulleman. Votre slogan, « la France apaisée », n’est-il pas décalé par rapport à la situation du pays ?

La France apaisée, ce n’est pas un constat mais un objectif. C’est vrai que les tensions n’ont jamais été aussi fortes, sur le plan social, le plan sécuritaire… Mais ce n’est pas une fatalité. Cette violence est la conséquence d’une démission de l’Etat. Par exemple, les zones de non-droit, ça fait longtemps qu’on en entend parler et la situation ne s’améliore pas. Aujourd’hui, on voit aussi des manifestations contre la police — alors que nous sommes, je le rappelle, en état d’urgence —, souvent accompagnées d’actes de violence et de cocktails Molotov lancés sur les policiers. Ce n’est pas une incivilité faite par des sauvageons, mais une tentative de meurtre contre nos forces de l’ordre ! Et rien n’est fait, l’Etat reste les bras ballants. Une société apaisée, c’est une société qui remet sa justice, sa police et son école en ordre. Quand un « Vous êtes jolie, mademoiselle » se transforme en un « Vas-y la pute », c’est qu’il y a un problème !

 

Bernard Lecomte. Vous laissez entendre qu’avec vous, les attentats n’auraient peut-être pas eu lieu. Mais vous proposez quoi ?

Premièrement, je rétablis nos frontières nationales. Deuxièmement, j’expulse les étrangers fichés S en lien avec le fondamentalisme, par principe de précaution. Je lutte aussi contre le fondamentalisme islamiste en fermant les mosquées salafistes ou encore en interdisant l’UOIF (NDLR : l’Union des organisations islamiques de France).

 

VIDEO. Les dix mesures choc de Marine Le Pen contre le terrorisme

Intégration. « Trois mois de service militaire obligatoire »

 

Jovana Boece. Vous vantez le principe d’assimilation républicaine. Mais en quoi est-il plus efficace que celui de l’intégration ?

L’intégration, ça consiste à dire aux gens que lorsqu’ils arrivent dans un pays, ils n’ont pas à se soumettre aux règles de ce pays, ils peuvent garder leurs traditions et leurs cultures. Alors que dans l’assimilation — que je préconise —, les gens se fondent dans la société dans laquelle ils vivent en adoptant sa tradition et sa culture.
Jovana Boece. Mais que préconisez-vous ?

Réduire très fortement l’immigration. Je préconise en outre la suppression des cours de langues d’origine à l’école. Car cela renvoie les élèves concernés à leurs origines. Ce n’est pas le rôle de l’école républicaine.

 

Bernard Lecomte. Etes-vous favorable au retour du service militaire ?

Oui. Il faut d’abord redonner les moyens à l’armée qui est à l’os. Je suis favorable au retour d’un service militaire mixte de trois mois. Il faudra lier plusieurs objectifs, comme développer le service patriotique, mais aussi faire à un moment donné la photographie de la jeunesse de France sur son état de santé, son niveau scolaire, etc. Pour les étudiants, cela ne perturbera pas leurs cycles d’études, car ce service pourra être fait l’été, entre juillet et septembre. Il faudra reconstruire des casernes, et c’est un coût. C’est pour cela que je vois ce projet aboutir à la fin du quinquennat.

 

Son avenir. « Si je ne suis pas au second tour, je continuerai à me battre pour mon pays. A quelle place, à quel poste, je n’en sais rien. »

 

Stéphane Wulleman. Qu’est-ce qui vous a poussée à suivre les traces de votre père, vous qui, mieux que quiconque, connaissiez les difficultés de la vie politique ?

L’amour du pays. Le sentiment qu’on ne peut pas rester passif devant la situation. C’est vrai que j’ai toujours voulu m’écarter de la politique. Jeune, j’ai tout fait pour ne surtout pas rentrer dans ce milieu-là. J’en connaissais tous les aspects les plus épouvantables, j’ai tout vu : les trahisons, les sacrifices de la vie personnelle, en partie de la famille. J’ai eu une formation continue. Mais moi, je ne peux pas être heureuse toute seule. Je ne peux pas vivre en voyant mon peuple souffrir. Il faut que je sois active.

 

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Jovana Boece. Quelle relation entretenez-vous avec votre père ?

Je n’en entretiens pas. Il conditionne le retour à des relations familiales à la mise en oeuvre de relations politiques. Moi je lui ai dit clairement : je ne ferais plus de politique avec toi. Comme il n’en démord pas, il ne peut plus y avoir de relations père-fille. J’en suis malheureuse d’ailleurs…

 

Jovana Boece. Pourtant, il a eu la gentillesse de vous prêter de l’argent ?

Ce n’est pas son argent, c’est celui des adhérents du Front. Cette structure a été montée dans le but de financer les campagnes du FN (NDLR : Cotelec, le microparti de Jean-Marie Le Pen). C’est normal qu’il respecte la raison sociale de l’association. Ce n’est pas une gentillesse de sa part.

 

Boris Bigot. Quelle conclusion tirerez-vous si, comme je le pense, vous n’êtes pas au second tour ?

Je ne partage pas votre opinion. Je continuerai à me battre pour mon pays. A quelle place, à quel poste, je n’en sais rien. Mais c’est une question qu’il faudra peut-être poser à M. Macron. J’ai l’impression que c’est du « one shot » son opération, une sorte de coup de poker. Je ne le sens pas profondément investi pour sauver le pays, porté par des convictions tellement solides qu’il n’arrive d’ailleurs pas à les exprimer.

 

Boris Bigot. Je vous dis que vous ne serez pas au second tour, parce que je travaille sur les marchés et que j’écoute mes clients, ils ont peur de votre programme économique…

Votre terrain, c’est les marchés. L’intérêt des marchés est contraire à l’intérêt du peuple.

 

Boris Bigot. Je suis fromager !

Au temps pour moi. (Rires.) C’est des marchés que j’apprécie beaucoup plus. Alors, c’est bizarre ce que vous me dites. Vos clients ont peur ? Mais c’est parce que le système veut leur faire peur pour que rien ne change. La réalité, c’est que, comme pour ce qui s’est passé avec le Brexit ou Donald Trump, il n’y aura pas de catastrophe. Au contraire.

 

VIDEO. Marine Le Pen : « Je n’entretiens pas de relations avec mon père »

 

BIO EXPRESS

Marine Le Pen

Née le 5 août 1968 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Présidente du FN depuis2011.

Députée européenne depuis 2004.

Candidate à la présidentielle pour la 2e fois (17,90 % en 2012).

 - Marine Le Pen avec les six lecteurs qui l’ont interrogée. (LP/Olivier Arandel et Olivier Lejeune.)

 

 

 

  Le Parisien

Source :©  EXCLUSIF. VIDEOS. Marine Le Pen : « Je ne veux pas le chaos » – Le Parisien




Un responsable niçois du FN suspendu après avoir tenu des propos négationnistes

Marine Le Pen, candidate du FN à la présidentielle

Dans un documentaire diffusé mercredi soir sur C8, Benoît Loeuillet s’interroge sur la réalité des chambres à gaz.

À chaque élection depuis 2012, le Front national se voit poursuivi par ses vieux démons, malgré l’entreprise de dédiabolisation voulue par les cadres du parti. Cette élection présidentielle ne fait pas exception, malgré les opérations répétées de mise au banc des «brebis galeuses». Jusqu’ici, la tenue de propos outranciers était plus souvent le fait d’anciens fidèles de Jean-Marie Le Pen. C’est cette fois une recrue récente du parti, Benoît Loeuillet, chef de file du FN niçois venu du milieu identitaire, qui est en cause, pour des propos visant à minorer l’extermination des juifs par le régime nazi.

La scène est filmée au début de cette année en caméra cachée et tirée d’un documentaire sur le nouveau visage du FN niçois, et diffusé ce mercredi soir sur C8. Le protagoniste, le journaliste Quentin Pichon, tente de comprendre l’attrait du parti de Marine Le Pen auprès des jeunes et décide de s’engager lui-même dans la fédération FN des Alpes-Maritimes. C’est à cette occasion qu’il enregistre une conversation avec le responsable frontiste, dans sa librairie du Paillon, dont il est le gérant. Ce dernier lui présente quelques best-seller de la littérature antisémite, signés par l’historien négationniste Robert Faurisson, et même par Adolf Hitler.

Faisant d’abord mine de s’interroger, ne sachant «pas trop quoi penser de la thèse révisionniste», il l’endosse ensuite sans sourciller. «C’est compliqué. Bon, après, je pense qu’il n’y a pas eu autant de morts. Il n’y en a pas eu 6 millions», pense-t-il savoir. Le responsable du parti de Marine Le Pen en veut pour preuve les travaux pseudo-scientitiques de l’américain Fred Leuchter, qui a tenté de prouver l’impossibilité technique des chambres à gaz à la fin des années 80. «Il n’y a pas eu de morts de masse comme ça a été dit», poursuit Benoît Loeuillet.

Dans un communiqué paru ce mercredi, le Front national a annoncé la suspension et la convocation de Benoît Loeuillet par les instances disciplinaires du parti. «Lorsqu’il a demandé à adhérer au Front national puis sollicité une investiture aux élections régionales de décembre 2015, M. Loeuillet n’a bien sûr jamais exprimé de telles idées qui, rappelons-le, n’ont pas leur place au Front national. Cette affaire est l’occasion de le rappeler avec fermeté», écrit le secrétaire général du parti Nicolas Bay. L’équipe de Marion Maréchal-Le Pen a annoncé de son côté sans attendre l’exclusion de l’ancien identitaire du groupe régional FN de Paca.

La crise se poursuit au FN niçois

Autre figure incontournable de l’extrême droite niçoise et désormais de l’entourage de Marine Le Pen: Philippe Vardon. Le conseiller régional FN de Paca est lui aussi est visible dans le documentaire, où il se fend d’un commentaire ironique à l’occasion d’une distribution de tracts: «Ca commence à être inquiétant: tous les mecs qui me serrent la main, ils sont noirs». Adepte revendiqué jusqu’à il y a peu de la théorie du grand remplacement, Philippe Vardon est le fondateur du groupe identitaire niçois Nissa Rebella, groupe dont Benoît Loeuillet fut le secrétaire général.

Cette crise interne n’est pas anodine à divers d’égards: le Front national niçois, historiquement dynamique, a été durement affecté par les crises du parti ces dernières années, et notamment par celle consécutive à l’éviction de Jean-Marie Le Pen. La mise à pied ou le renvoi de plusieurs figures historiques locales jugées peu compatibles avec la dédiabolisation, dont l’eurodéputée Marie-Christine Arnautu ou l’ancien conseiller de Marine Le Pen Gael Nofri, avait notamment été compensée par la montée en puissance de nouveaux visages.

Une épreuve que le patron du Front national de la Jeunesse local, Bryan Masson, se félicite d’avoir traversée sans fléchir dans le documentaire de C8, malgré une fédération composée «de cas sociaux, des mecs finis à la pisse», selon son expression. C’est notamment pour compenser les départs, les renvois et pour renouveler le personnel frontiste local que Marine Le Pen et sa nièce ont fait de Nice un laboratoire du rapprochement avec des cadres issus du milieu identitaire, une stratégie longtemps resté taboue au FN, et qui ne comble visiblement pas encore toutes les attentes.

Source : Le Figaro Premium – Un responsable niçois du FN suspendu après avoir tenu des propos négationnistes




Macron s’invite à Sarcelles pour honorer la mémoire des victimes de Merah

VIDÉO – Le candidat d’En Marche! participera à une cérémonie en l’honneur de deux des victimes du terroriste de Toulouse.

Selon RTL, Emmanuel Macron se rendra vers 17h, ce mercredi, à Sarcelles (Val d’Oise), à l’occasion d’un déplacement du ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux. En termes de calendrier, cette virée en banlieue ne doit rien au hasard. Le candidat d’En Marche! met actuellement l’accent sur les questions régaliennes, considérées par beaucoup de commentateurs comme son point faible en termes de crédibilité: visite de commissariat, lundi dernier ; rencontre avec Angela Merkel, ce jeudi ; présentation, ce samedi, du volet défense de son programme…

Selon nos informations, Emmanuel Macron participera à la cérémonie publique en mémoire des victimes de Mohamed Merah, place Sandler-et-Monsonego près de la synagogue. La ville de Sarcelles, qui abrite une importante communauté juive, a érigé une stèle en mars 2014, inaugurée par Manuel Valls, en hommage à l’ancien directeur de l’école Ozar-Hatorah de Toulouse Yaacov Monsonego et à Jonathan Sandler, abattus par Mohamed Merah. La veuve de Jonathan Sandler a été accueillie à Sarcelles, après l’attentat.

Le député-maire PS de Sarcelles François Pupponi sera présent. Il fait actuellement campagne localement pour le candidat du PS Benoît Hamon, ce qui ne l’a pas empêché d’avoir noué de discrets contacts avec En Marche!

Source :©  Le Figaro Premium – Macron s’invite à Sarcelles pour honorer la mémoire des victimes de Merah




Alain Soral condamné à une peine de prison ferme

Alain Soral à la sortie du tribunal à Paris, le 12 mars 2015.

L’essayiste d’extrême droite était poursuivi pour la publication d’un dessin remettant en cause l’existence de la Shoah. Jugé également à Marseille, ce mardi, pour une autre affaire, il a écopé d’une amende de 2000 euros.

C’est un habitué des tribunaux, mais c’est la première fois qu’il écope d’une peine de prison ferme: l’essayiste d’extrême droite Alain Soral a été condamné, ce mardi, à deux reprises. D’abord à trois mois de prison ferme, à Paris, pour avoir publié sur son site un dessin jugé négationniste, et à 2.000 euros d’amende à Marseille pour diffamation publique d’un blogueur.

Le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné pour contestation de crime contre l’humanité et injure raciale. En avril 2016, après les attentats de Bruxelles, le site d’Alain Soral Égalité et Réconciliation avait publié un dessin représentant sur une «une» titrée «Chutzpah Hebdo» (allusion à Charlie Hebdo) avec le visage de Charlie Chaplin devant l’étoile de David et une bulle «Shoah où t’es?».

Alain Soral a déjà été condamné à plusieurs reprises, dont deux fois pour provocation à la haine.

Pour le tribunal correctionnel de Paris, cette question, ainsi que la mention «historiens déboussolés», «traduisent qu’il serait légitime de s’interroger sur l’existence de la Shoah» et «reflète et insinue chez le lecteur l’idée que la Shoah serait non une réalité indiscutable mais une fabrication de l’esprit». Alain Soral a déjà été condamné à plusieurs reprises, dont deux fois pour provocation à la haine, «condamnations attestant à la fois de sa propension à réitérer les discours de haine et du peu de cas qu’il fait des décisions de justice», soulignent les juges.

Le tribunal a en outre ordonné la suppression du dessin et des propos litigieux et condamné Alain Soral à verser des dommages et intérêts à plusieurs associations de lutte contre le racisme qui se sont constituées parties civiles.

En plus de cette peine, il a également été condamné par le même tribunal à trois mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende pour avoir présenté deux détenus comme responsables de la publication du site Égalité et réconciliation alors que, pour le tribunal, Alain Soral est bien le directeur de la publication du site de son association.

«La liberté d’expression a des limites et elles ont été dépassées»

Alain Soral avait écrit: «On ne l’entend plus le dentiste obèse. Il n’appelle plus au djihad anti-gaulois.»

À Marseille, le polémiste était poursuivi par un chirurgien-dentiste, blogueur polémiste écrivant sous le pseudonyme «Le libre penseur», pour des propos tenus sur sa page Facebook en janvier 2015. Alain Soral, qui a écopé d’une condamnation à 2.000 euros d’amende, y avait écrit: «On ne l’entend plus le dentiste obèse. Il n’appelle plus au djihad anti-gaulois. C’est pourtant sa ligne depuis des mois.»

«C’est une discussion entre polémistes», a estimé le président du tribunal correctionnel de Marseille, «néanmoins la liberté d’expression invoquée a des limites et elles ont été dépassées.» Le tribunal a ainsi écarté l’argument de l’avocat d’Alain Soral qui estimait que «les propos (visés) n’avaient pas excédé les limites de la liberté d’expression».

(Avec AFP)

Source :© Le Figaro Premium – Alain Soral condamné à une peine de prison ferme




Matzneff – Vous avez dit Rothschild ?

Les critiques dont Emmanuel Macron est l’objet agacent Gabriel Matzneff. Leur violence et leur vacuité lui rappellent de mauvais souvenirs.

Source :© Matzneff – Vous avez dit Rothschild ? – Le Point




L’irrésistible ascension de Marine Le Pen : Comprendre la FNisation des esprits, avec Valérie Igounet , actualité 2016-17

Comprendre la FNisation des esprits, avec Valérie Igounet , retrouvez l’actualité 2016-17

L’irrésistible ascension de Marine Le Pen

Comprendre la FNisation des esprits, avec Valérie Igounet  (17 min)

V. Igounet – historienne – M. Zlotowski

 

Source :©  L’irrésistible ascension de Marine Le Pen : Comprendre la FNisation des esprits, avec Valérie Igounet , actualité 2016-17




Faucille et nez crochu : une caricature de Macron diffusée par LR passe mal

Election présidentielle 2017 : les candidats, l’actualité, les sondages, les dates et les résultats sont à retrouver en direct, en images et en vidéos !

Les Républicains ont diffusé vendredi sur Twitter un dessin d’Emmanuel Macron représenté en banquier au nez crochu sous influence soviétique. Le parti a retiré le visuel et s’est excusé.

Censé incarné l’offensive de la droite contre Emmanuel Macron, un visuel diffusé vendredi sur le compte Twitter des Républicains a provoqué l’indignation des internautes. En représentant Emmanuel Macron en banquier en haut de forme et au nez crochu, faucille soviétique en main, le parti de François Fillon voulait dénoncer son passé dans la finance et les nombreux ralliements venus de la gauche, notamment de l’ancien premier secrétaire du Parti communiste, Robert Hue. Mais les internautes y ont vu une ressemblance avec les caricatures antisémites des années 30.

«C’est son physique, il a quand même un nez très prononcé»

Caricature de Xav
Caricature de Xav

«Pour éviter toutes polémiques inutiles, nous retirons notre dernier visuel. En aucune manière nous n’avons voulu heurter par la caricature», a écrit le parti sur Twitter après avoir retiré le premier visuel, remplacé par un second où la caricature du dessinateur Xav a été remplacée par une photo d’Emmanuel Macron. «Il n’y avait aucune volonté de faire référence à l’ambiance des années 30», jure l’entourage de Bernard Accoyer, le secrétaire général des Républicains. «Xav est un caricaturiste qui œuvre souvent pour nous», précise-t-on encore du côté de la rue de Vaugirard. Quant au nez prononcé d’Emmanuel Macron sur la caricature, LR se défend de tout insinuation: «C’est son physique, il a quand même un nez très prononcé». Dans tous ses dessins, Xav représente le candidat d’En Marche! de la même manière, comme on peut le constater sur son site personnel. Le parti dénonce «l’instrumentalisation de cette histoire» par l’équipe du candidat.

En troisième place dans les sondages, François Fillon s’est lancé dans une opération anti-Macron. Jeudi à Besançon, où il tenait une réunion publique, l’ancien premier ministre a présenté son rival comme «un golden boy rêvant d’une France hors sol». Pour le candidat de la droite, Emmanuel Macron c’est le «socialisme masqué». «De moins en moins masqué puisque beaucoup de ses anciens camarades le rejoignent. S’ils le rejoignent, c’est qu’ils sont à l’aise avec lui et s’ils le sont c’est qu’ils se retrouvent dans son projet», a lâché François Fillon.

Source :©  Le Figaro Premium – Faucille et nez crochu : une caricature de Macron diffusée par LR passe mal




Affaire Bensoussan : une « catachrèse », pas une provocation à la haine

L’historien avait déclaré : « Dans les familles arabes en France […], l’antisémitisme, on le tète avec le lait de sa mère. » Il a été relaxé par le tribunal.

Source :©  Affaire Bensoussan : une « catachrèse », pas une provocation à la haine – Le Point

Comme nous l’avions annoncé depuis le début de la procédure le C.C.I.F ne remplissait pas les conditions pour se constituer partie civile car il n’avait pas cinq ans d’ancienneté comme le confirme le document suivant