Les ralliements à la candidature de Macron s’accélèrent

Depuis début janvier, Emmanuel Macron enchaîne les ralliements. Certains socialistes commencent à se demander si, au bout du compte, ce n’est pas derrière lui qu’il leur faudra se ranger pour l’élection présidentielle.

Les socialistes débattent, Emmanuel Macron s’ébat. À la veille de la deuxième confrontation télévisée entre les candidats de la primaire du PS, le leader d’En marche! a réussi une sorte d’exploit. Rassembler près de 5000 personnes pour un meeting organisé sur les terres lilloises de Martine Aubry. La même qui, il y a un peu moins de deux ans, avait lancé un tonitruant «Macron, ras-le-bol!» alors que le ministre de l’Économie entamait alors son ascension politique. Si aujourd’hui, certains socialistes en ont toujours «ras-le-bol», ils le disent toutefois un peu moins fort. Et commencent à se demander si, au bout du compte, ce n’est pas derrière lui qu’il leur faudra se ranger pour l’élection présidentielle.

Dans l’entourage de Macron, on assure que de nombreux élus locaux ont déjà pris contact avec les équipes d’En marche! pour tenter d’obtenir l’investiture du mouvement lors des prochaines élections législatives. «Ils nous expliquent qu’ils ne peuvent rien dire avant la fin de la primaire du PS mais qu’ils sont prêts à bouger après», confie un proche du candidat à la présidentielle. Et ce ne sont pas les seuls à envisager de le rejoindre.

Depuis début janvier, Emmanuel Macron enchaîne les ralliements. La semaine dernière, le président de Génération citoyen, Jean-Marie Cavada, la patronne de Cap21, Corinne Lepage, et le président de France Stratégie, Jean Pisani-Ferry, ont annoncé rejoindre son mouvement. Samedi à Lille, l’ancien ministre de Jacques Chirac Jean-Paul Delevoye et l’ex-président de la région Île-de-France Jean-Paul Huchon se sont affichés au premier rang du meeting. Ils ont pu entendre Emmanuel Macron saluer dans son discours l’ancien leader de l’UDI Jean-Louis Borloo, pour son action à Valenciennes, et même le président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand, pour son combat contre le FN.

«Des contacts» avec Bertrand Delanoë

Le nom de l’ancien maire de Paris Bertrand Delanoë circule. «Il y a eu des contacts», reconnaît-on autour d’Emmanuel Macron sans s’appesantir. Celui de Ségolène Royal ne cesse de revenir sur fond de déclarations à répétition sur l’intérêt qu’elle porte à la démarche de l’ancien ministre. «Une fois désigné le vainqueur de la primaire, je verrai en fonction de tout: de l’ambiance, du niveau de la primaire, de ce qui se passe, de ce qui se dit», confie l’ex-candidate de 2007 au JDD. Mais surtout, elle a contribué dimanche à alimenter l’idée d’un possible soutien du président de la République à Emmanuel Macron. Ségolène Royal assure en tout cas n’avoir jamais «entendu François Hollande dire qu’Emmanuel Macron l’avait trahi ni entendu Emmanuel Macron dire le moindre mot négatif sur François Hollande». De là à ce que le chef de l’État lui apporte son soutien, il reste toutefois de la marge.

Dimanche, l’Élysée a vigoureusement démenti les propos d’un proche de François Hollande, l’avocat Dominique Villemot, qui assurait dans le JDDque le président de la République allait «probablement soutenir Macron» en se prononçant «fin février ou début mars». À défaut de François Hollande, c’est l’un de ses très proches amis, l’avocat Jean-Pierre Mignard, qui a annoncé rejoindre le comité politique d’En marche! et de s’«engager pour la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle».

Tout cela installe une petite musique. Celle d’un possible retrait du candidat socialiste si la primaire ne devait pas rencontrer le succès escompté et procurer au vainqueur une dynamique suffisante. C’est aussi ce qu’a sous-entendu Jean-Marc Ayrault ce week-end. «Lorsque nous y verrons plus clair, lorsque toutes les candidatures seront sur la table, que les candidats auront leurs signatures, alors il y aura des choix à faire», a-t-il expliqué sur France 3 tout en reconnaissant à Emmanuel Macron la qualité d’être un «homme de gauche».

 

Source :©  Le Figaro Premium – Les ralliements à la candidature de Macron s’accélèrent




Invitation petit-déjeuner avec Ido Bromberg

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INVITATION PETIT-DÉJEUNER DÉBAT AVEC IDO BROMBERG

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Invitation Petit-Déjeuner Débat avec Ido Bromberg

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Proche-Orient : une conférence pour le symbole

Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, en avril 2016 à Berlin.
MahmoudAbbas, le président de l’Autorité palestinienne, en avril 2016 à Berlin. – Crédits photo : Imago / StudioX/Imago / StudioX

75 pays et organisations internationales se réunissent à Paris dimanche pour soutenir le processus de paix. En l’absence des principaux intéressés, Israéliens et Palestiniens.

Il y a deux choses qu’on ne peut pas faire en public, c’est l’amour et la paix, avait coutume de dire Shimon Pérès, l’ancien président israélien. De fait, personne n’attend vraiment grand-chose de la conférence sur le Proche-Orient organisée dimanche à Paris, en présence de 75 pays et organisations internationales mais en l’absence des principaux intéressés, Israéliens et Palestiniens.

Depuis que les négociations directes entre Israël et l’Autorité palestinienne ont été suspendues en 2014, la France a pris le relais de John Kerry pour tenter de raviver un processus de paix enlisé

Depuis que les négociations directes entre Israël et l’Autorité palestinienne ont été suspendues en avril 2014, la France a pris le relais du chef de la diplomatie américaine John Kerry pour tenter à son tour de raviver un processus de paix enlisé. La conférence de Paris s’inscrit dans le cadre de l’initiative française, lancée il y a un an pour remobiliser la communauté internationale autour de ce conflit qui dure depuis soixante-dix ans et qui a été en grande partie éclipsé par la guerre en Syrie et le péril représenté par Daech. Elle ambitionne de plaider une nouvelle fois pour la reprise du dialogue.

Réédition d’une première réunion organisée dans la capitale française le 3 juin 2016, la réunion du 15 janvier vise à réaffirmer les mêmes principes: «Le besoin de faire avancer le processus de paix» et la nécessité de soutenir la solution des deux États, «Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité», «la seule voie réaliste» pour arriver à une «paix durable», selon un diplomate français. Cet objectif est mis en danger par la colonisation israélienne dans les Territoires occupés, les attentats terroristes palestiniens et le gel des négociations. «Il y a urgence à agir avant une possible nouvelle explosion de violence», affirme un haut diplomate français.

Le communiqué final, dont les grandes lignes étaient déjà connues avant l’ouverture de la conférence, devrait rappeler les principaux textes et résolutions de la communauté internationale sur le sujet. Il devrait condamner la politique d’expansion israélienne en Cisjordanie et les actes terroristes commis par les Palestiniens. Une déclaration d’intention qui ne permettra pas de sortir du statu quo. «Lucide», François Hollande a reconnu jeudi que seules des «négociations bilatérales» entre Israéliens et Palestiniens peuvent résoudre le conflit.

Les positions de Donald Trump, qui a promis de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade américaine, aujourd’hui à Tel-Aviv, suscitent des inquiétudes

Mais l’exercice est avant tout symbolique. Il intervient en effet à un moment clé pour les relations internationales, cinq jours seulement avant la prise de fonction de Donald Trump. Les positions du nouveau président, qui a promis de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade américaine, aujourd’hui à Tel-Aviv, suscitent des inquiétudes dans la communauté internationale. Dans l’esprit de la diplomatie française, il s’agit de «rappeler ce qui est essentiel» à un moment où la politique étrangère américaine est «pleine d’incertitudes» et la solution à deux États, «en recul». L’initiative intervient aussi juste après l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies, le 23 décembre, de la résolution 2334 condamnant la colonisation israélienne. Un mois avant son départ de la Maison-Blanche, Barack Obama avait voulu marquer le coup en s’abstenant d’y mettre son veto, comme le demandait Trump, pour la première fois depuis 1979. Quelques jours plus tard, le secrétaire d’État américain John Kerry avait lui aussi insisté, dans son discours d’adieu, sur le fait que la solution à deux États était «en grand danger».

La réunion de Paris représente la dernière possibilité, pour la communauté internationale, de réaffirmer ses idées avant le grand saut dans l’inconnu que constitue l’arrivée de Donald Trump

Sans effet sur la paix et sans influence, peut-on l’escompter, sur la diplomatie de Donald Trump, la conférence de Paris a en revanche été vivement attaquée par le premier ministre israélien. Benyamin Nétanyahou dénonce une «imposture» qui fait «reculer la paix». Il considère cette conférence comme un «ultime soubresaut du passé avant l’avènement de l’avenir». La droite israélienne ne cache pas qu’elle mise sur le futur président américain pour défendre ses intérêts face aux Palestiniens, mais aussi dans le dossier du nucléaire iranien. Benyamin Nétanyahou avait déjà rejeté la résolution 2334 du Conseil de sécurité, qui demandait l’arrêt immédiat des implantations et rappelait son attachement au principe des deux États.

La réunion de Paris représente la dernière possibilité, pour la communauté internationale, de réaffirmer ses idées avant le grand saut dans l’inconnu que constitue l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche. Mais le départ annoncé des administrations, américaine et française, la première la semaine prochaine et la seconde en mai, contribue un peu plus encore à la vider de sa substance. Le nombre important de participants contribue cependant à lui donner un poids symbolique, même en l’absence de résultat. L’initiative de Paris aura en outre au moins eu le mérite de redonner une visibilité internationale au conflit israélo-palestinien. En tout cas pour un temps.

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Source : Le Figaro Premium – Proche-Orient : une conférence pour le symbole




Pourquoi Macron est la cible du « système » !

Jean-Pierre Chevènement et Emmanuel Macron à Belfort, en mai 2015. WITT/SIPA

L’affaire est entendue. Pour l’extrême gauche, la gauche de la gauche et la gauche du PS, Emmanuel Macron est de droite. Pour l’extrême droite, la droite de la droite et la droite du parti « Les Républicains », il est de gauche.

L’affaire est entendue. Pour l’extrême gauche, la gauche de la gauche et la gauche du PS, Emmanuel Macron est de droite. Pour l’extrême droite, la droite de la droite et la droite du parti « Les Républicains », il est de gauche. Pour les centres de François Bayrou et de Jean-Christophe Lagarde, il est encombrant. Pour les instituts de sondage, Macron est, aujourd’hui, le « troisième homme » de l’élection présidentielle. Pour ses partisans, il sera le prochain chef de l’Etat ! Et à 39 ans, le plus jeune de toutes les Républiques françaises devant… Louis-Napoléon Bonaparte « intronisé » à 40 ans !

En quelques années, l’ancien conseiller de François Hollande pendant la campagne de 2012, qui a transité par le secrétariat général de l’Elysée, comme adjoint, avant d’aller à Bercy, comme ministre de l’économie jusqu’au 30 août 2016, est passé du statut d' »OPNI » quasi-inconnu à celui de « candidat chamboule-tout » à la présidentielle. Au point de commencer à ébranler un scénario déjà écrit pour 2017 comme nous l’analysions ici, en décembre.

A un peu plus de trois mois de la mère des batailles électorales, il se passe incontestablement quelque chose de nouveau sur la scène politique : Macron est devenu la cible des tous les principaux candidats de la présidentielle. Tous avaient voulu croire – et pas seulement eux – que la création de son mouvement « En Marche », en avril 2016, ne serait qu’un feu de paille. Que l’homme n’avait aucune consistance politique. Qu’on leur avait fait tellement de fois le coup du projet transpartisan, toujours avec le même résultat : l’échec.

Avec son parcours éclectique, il frappe à toute les portes

Ses détracteurs les plus acharnés – souvent situés à gauche de la gauche et à l’extrême gauche – assurent que la « macronmania » n’est qu’une opération de marketing, très bien orchestrée. Ils y voient la main de l’oligarchie qui tenterait de sauver son pouvoir vacillant. Les thèses politiques complotistes ont toujours eu beaucoup de succès dans ces strates. Les plus audacieux imaginent même un « bureau politique secret de la bourgeoisie » à la manoeuvre… Et l’extrême droite va s’y mettre aussi.

Le problème est que marketing ou pas marketing, un échantillon de plus en plus large d’électeurs tourne les yeux vers Macron. Il suffit simplement de prendre la mesure de l’audience de ses meetings. Là où les ténors socialistes en campagne pour la primaire de la gauche rassemblent quelques centaines de personnes, lui en ameute quelques milliers. Et jusqu’à plus ample informé, tout ces gens ne sont pas des figurants recrutés pour venir entendre « la bonne parole » mais des citoyens volontaires.

Et tous ces gens sont de plus en plus nombreux, à en croire l’évolution des sondages. De quoi faire pâlir d’envie plus d’un candidat à la présidentielle. Et pas seulement à gauche. Ou au centre. Car la particularité de Macron est de taper dans tous les azimuts. Il est vrai que son parcours éclectique lui permet de frapper à toutes les portes. Ce qui ne fait évidemment pas plaisir à toutes les composantes du « système » qui n’ont donc aucune raison de lui faire de cadeaux. Affaire de parts de marché. Accusé d’être le produit-type du « système », il en est, paradoxalement, la cible principale.

Il représente la cohabitation qui plait à l’inconscient collectif

Jeune chevènementiste en 2002 (il a 25 ans) car il s’interroge sur « le rôle de l’Etat », il contribue à la défaite de Jospin. Il est adhérent du Parti socialiste de 2006 à 2009. Il est de ceux – le groupe des Gracques – qui plaide, en 2007, pour une alliance avec les centristes. Enarque, inspecteur des finances, il se met en disponibilité de la fonction publique, en 2008, pour devenir banquier d’affaires chez Rothschild. Il fait la connaissance de Hollande en 2010 dont il devient donc un conseiller avant d’entrer dans la sphère du pouvoir. Macron a la particularité d’avoir été sollicité, dans sa courte carrière, à la fois par la gauche et par la droite – quand Fillon était à Matignon – mais de n’avoir répondu positivement qu’à la première.

« Je me sens pleinement de gauche (…) mais qu’est-ce que c’est être de gauche ? » se demandait-il, en 2015, répondant, aux Etats-Unis, aux questions de la journaliste Laurence Haïm qui vient de rejoindre son équipe présidentielle, en qualité de porte-parole pour les questions internationales. De gauche, certes, mais pas la gauche du congrès d’Epinay, celle du regroupement de façade des courants socialistes et de l’affirmation de l’alliance avec le PCF. Lui, c’est plutôt la gauche réformiste, social-libérale, la gauche américaine à la mode démocrate. Celle justement qui n’a jamais vraiment réussi à percer en France.

Macron revendique de faire « un travail de fragmentation idéologique ». Un bon moyen de se mettre tout le « système » à dos. Il prétend secouer les archaïsmes de gauche… et les vieilleries de droite. Au fond, Macron représente la cohabitation à lui tout seul. Comme si Chaban-Delmas avec sa « nouvelle société » et Rocard avec la « deuxième gauche » étaient réunis en un seul homme. C’est le genre de configuration qui plaît à l’inconscient collectif de l’opinion et que détestent les appareils politiques. C’est pourquoi ils lui tombent dessus. Il n’en a cure : « les critiques qui viennent du monde politique ne m’atteignent en rien », dit-il, un brin présomptueux. Comment donc un blanc-bec qui n’a jamais été confronté à une élection et qui n’a pas 10 ans de carrière politique pourrait-il en remontrer à de vieux routiers, bardés de mandats et en tournée permanente depuis 20, 30 ou 40 ans ? Et si c’était ça aussi qui faisait son succès du moment ? Ce succès qu’il veut enraciner.

Publié par Olivier Biffaud

Source : Pourquoi Macron est la cible du « système » ! | Scènes politiques | Francetv info




ÉDITO – Comparaison n’est pas Raison !

 

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Comparaison n’est pas raison !

  

«  “Comme toute comparaison originale doit forcément, à la longue se banaliser, n’en jamais faire.”  »

Jules Renard

La « reductio ad Judaïcum », ou « réduction au Juif », revient à victimiser radicalement une catégorie sur la base d’une simple ressemblance : Vincent Peillon a récemment et de manière indécente déclaré que « Il ne faut pas instrumentaliser la laïcité  » contre certaines catégories de population  » comme  » il y a 40 ans les juifs à qui on mettait des étoiles jaunes  » ». D’où le sophisme: on mettait des étoiles jaunes  dans les années 1940, et aujourd’hui on pointe du doigt un certain nombre de nos compatriotes musulmans qu’on amalgame souvent avec les islamistes radicaux donc Musulmans de 2017 = Juifs de 1940. CQFD !

Cette comparaison est honteuse et indigne !

Certes, Vincent Peillon est revenu sur cette déclaration pour s’en excuser en prétendant qu’on l’avait mal compris, mais cela ne l’empêche pas de revenir de manière récurrente sur ce rapprochement hasardeux et dangereux en édulcorant légèrement la violence de ses propos.

Cette inculture est d’autant plus grave qu’elle vient d’un homme cultivé et lui-même concerné par les tristes évènements des années 40 ( et non comme il l’a dit de manière erronée d’il y a quarante ans !). Or, ces raccourcis ne peuvent se comprendre que par un opportunisme politique.

Ce type de comparaison est honteux pour la bonne raison que, non seulement, les juifs de l’époque étaient des français patriotes dont les ancêtres avaient versé leur sang pour la France, mais surtout parce que les français juifs n’ont jamais, je dis bien jamais, assassiné des français même lorsqu’ils ont été discriminés et violentés par leurs compatriotes ! Même lorsque leurs biens et leurs vies étaient en jeu ! Alors que malheureusement, aujourd’hui, la menace qui frappe notre pays vient de musulmans et même de français musulmans même si, bien sûr, cela est injuste envers tous les musulmans paisibles et respectueux de leurs compatriotes !

Mais c’est ainsi la guerre induit les amalgames et nous sommes en guerre !

Qui peut affirmer que dans les années 40 « Tous les allemands étaient nazis », bien sûr que tel n’était pas le cas, mais on ne demandait pas le CV politique d’un allemand avant de le combattre ! C’est cela le drame de la guerre ! On ne cherche pas les coupables mais on décrète tout le groupe coupable !

Qui peut affirmer que tous les allemands ayant péri sous les bombes alliées, comme à Dresde, étaient des nazis ? Personne ! Et pourtant personne n’a pleuré la mort d’allemands démocrates à Dresde !

Alors, certes l’amalgame est condamnable mais peut-on, dans le contexte actuel, condamner tous les islamophobes ( étymologiquement une personne qui a peur de l’islam) alors que c’est  le danger islamique qui envahit nos cités et que les français ont peur ?

Pour crever l’abcès, il revient aux musulmans de France de descendre dans la rue et de crier leur horreur face aux « crimes » commis au nom de leur religion comme ils ont tendance à le faire si spontanément au moindre évènement qui arrive au Proche-Orient alors même que ce ne sont pas des compatriotes, français comme eux, qui sont tués là-bas !

En politique aussi, Comparaison n’est pas raison, lorsqu’on évoque le cas Macron !

Certains comparent Macron à Poher, d’autres à Bayrou ou encore à Giscard, alors que ces comparaisons sont toutes aussi absurdes les unes que les autres même si la plus acceptable de toutes est celle qui le compare à Giscard !

Comparer Macron avec Poher est tout simplement une ineptie ! Personne n’est plus éloigné de Poher que Macron ! Poher était l’archétype du notable conventionnel, proche de Pompidou,  et le duel Pompidou-Poher n’était qu’un duel fratricide ! La seule raison de cette comparaison impossible est due au fait qu’en 1969  Deferre ayant fait moins de 6% ce qui avait acté l’effondrement du PS ce qui semble similaire à ce qui se profile aujourd’hui  !!!!

Comparer Macron avec Bayrou est tout aussi absurde car Bayrou n’a jamais eu d’autre objectif que la promotion de Bayrou ! Bayrou n’a jamais eu d’autre programme que le destin national de Bayrou ! Bayrou n’a pas créer de parti ! Il a hérité d’un parti à l’assise confortable pour en faire un parti croupion dénué d’assise nationale au point de devoir le débaptiser ! Le score de Bayrou en 2007 n’était pas l’adhésion à un programme mais un amalgame de frustrés, de déçus de l’offre du moment !

A contrario, Macron rassemble sur ses propositions  même si les médias se complaisent à dire qu’il n’a pas de programme. Macron est aujourd’hui le seul à proposer des idées nouvelles, à être créatif et à faire des propositions véritablement révolutionnaires ( fiscalisation de la solidarité, abolition de la gestion paritaire, abolition des privilèges de fonction, … pour ne citer que quelques unes des plus spectaculaires d’entre elles).

Enfin, comparer Macron à Giscard n’est pas tout à fait exact car Giscard est secrétaire d’état en 1959 et Ministre des Finances en 1962 ! Il avait donc 12 ans d’expérience de ministre régalien et 15 d’expérience ministérielle quand il se présente à la présidentielle de 1974 alors que Macron n’a que 2 ans d’expérience ministérielle. Giscard avait derrière lui un micro parti , celui des Républicains Indépendants, et l’appui des centristes de Lecanuet alors que Macron part en terrain vierge. Ce qui est à la foi un handicap et un avantage !

Mais, effectivement, si l’on devait comparer Macron à quelqu’un c’est à Giscard qu’il faudrait le faire !

En effet, Giscard est devenu ministre à 32 ans, Macron à 36 !

Giscard a été à l’origine de l’ouverture à l’opposition, il a été celui du rassemblement des compétences de droite et de gauche, tel est l’objectif de Macron !

Giscard a moderniser la société, il était un libéral-social, comme Macron !

Giscard était un libéral économique et sociétal, Macron aussi !

Giscard a introduit l’informatique dans la société, Macron prône la révolution numérique !

Giscard a soulevé l’enthousiasme des jeunes et des forces vives de la Nation, Macron aussi !

Voilà pour les comparaisons  ! 

Alors soyons prudents, Comparaison n’est pas Raison !

 

Richard C. ABITBOL
Président

 




La C.J.F.A.I appelle à se joindre au GRAND RASSEMBLEMENT de soutien à Israël Dimanche 15 Janvier

se joint à l’Appel pour un grand rassemblement de soutien

devant l’Ambassade d’Israël

Le Dimanche 15 Janvier 2017 à 11h00

Rendez-vous le Dimanche 15 Janvier, à 11h00, devant l’ambassade d’Israël.

Soyons très nombreux à venir témoigner notre soutien et  notre solidarité à Israël et à sa capitale Jérusalem !
Juifs et Non-Juifs, tous ensembles et  fidèles à l’esprit de Justice et à Jérusalem, faisons entendre votre voix  !
 
Avec le soutien de l’Absi Keren Or, de l’AJC, du B’nai B’rith, du Collectif Haverim, du Collectif d’urgence, de la Confédération des Juifs de France et des Amis d’Israël, de l’UEJF et l’ensemble des associations éprises de Paix et de l’Amour d’Israël !

LETTRE ADRESSÉE PAR LE COLLECTIF D’URGENCE AUX PARLEMENTAIRES

 

lettre aux deputes version Francaise

 




Comparaison n’est pas raison : la « reductio ad Judaïcum »

On a vu ressurgir ces derniers temps ce que j’appellerais la « reductio ad Judaïcum », figure symétrique de la « reductio ad Hitlerum ».

On a vu ressurgir ces derniers temps ce que j’appellerais la « reductio ad Judaïcum », figure symétrique de la « reductio ad Hitlerum ».

La « reductio ad Hitlerum » consiste à diaboliser un courant d’idées, un courant politique ou un homme politique en l’identifiant à Hitler. Tel homme d’Etat tient des propos autoritaires, c’est donc un nouvel Hitler. Pour Leo Strauss, elle est l’argument ultime de ceux qui n’ont plus d’arguments, l’aveu de l’impuissance et de la mauvaise foi.

La « reductio ad Judaïcum », ou « réduction au Juif », revient, inversement, à victimiser radicalement une catégorie sur la base d’une simple ressemblance : on expulse aujourd’hui en France des Roms en situation irrégulière = on expulsait des Juifs en Allemagne dans les années 1930, donc Roms expulsés = Juifs déportés. CQFD

On sait que le même sophisme a été appliqué à Israël : les Israéliens montent un mur de sécurité contre les Palestiniens = les Allemands montaient des murs pour enfermer les Juifs dans des ghettos, donc Israéliens = Nazis, et Palestiniens = Juifs. CQFD

On pourrait multiplier les exemples de ces amalgames, ou analogies abusives, appliquées au communisme, à l’Islam, à Poutine, à Sarkozy ou au Pape.

Ce mécanisme relève, d’abord, d’une vision infantile et manichéenne du monde en noir et blanc, qui veut tout classer dans le bien ou le mal absolu ; ensuite, il repose sur un usage sauvage de l’analogie qui est à la base de bien des sophismes. « Comparaison n’est pas raison », dit l’adage populaire. Plus doctement, les historiens savent combien il est imprudent et peu sérieux d’assimiler des époques sur la base de ressemblances superficielles : Napoléon 1er et Napoléon III s’appellent tous deux Napoléon, donc c’est le même régime ! A quoi Marx ajoutera que l’histoire se répète peut-être, mais sous forme de farce (justement à propos du coup d’État de Louis Napoléon Bonaparte, dit « le petit »).

L’imposture logique est simple : d’une ressemblance partielle entre deux termes, on infère leur identité totale. Socrate est brillant, une étoile est brillante, donc Socrate est une étoile. Ou encore : une vache est un quadrupède, une chaise a quatre pieds, donc une chaise produit du lait.

Ce procédé peut paraître bête et pas méchant, mais il a des effets redoutables sur les esprits simples, qui sont le plus grand nombre. Surtout quand il conduit à banaliser la Shoah ou à délégitimer la République.

Ce fut longtemps ce sophisme qui fonda la théologie rationnelle et les démonstrations de l’existence de Dieu : la nature ressemble à une horloge, l’horloge est fabriquée par un horloger, donc Dieu est un grand horloger ; ou encore, la nature ressemble à une œuvre d’art ; ou la nature ressemble à un superbe palais, etc. sic ad libitum.

Cet usage sauvage de la ressemblance produisant une analogie déréglée fut, en son temps, critiqué par Hume dans les « Dialogues sur la religion naturelle » (1779). Au lieu de réfuter l’irréfutable, Hume généralise le procédé pour en montrer le ridicule. Une réfutation par l’absurde, en somme. La nature peut être comparée à peu près à n’importe quoi, donc Dieu peut ressembler à n’importe quoi. Par exemple, la terre ressemble à un œuf, donc Dieu est une grande poule. Ou : la terre ne peut tenir seule suspendue dans le vide, donc elle doit être posée sur le dos d’un gigantesque éléphant. Et ainsi de suite, le délire analogique produit par des ressemblances abusives nous plonge dans le surréalisme le plus débridé.

Aujourd’hui, on sourit de ces enfantillages théologiques. Mais la politique les reprend sans complexe, et l’on voit hommes politiques et intellectuels expliquer, avec un sérieux de pontifes, qu’une chaise laissée vide dans une classe par une élève expulsée, c’est le retour de la chasse aux Juifs sous Vichy ; ou qu’une loi qui contrôle les immigrants clandestins, c’est le retour des persécutions de Hitler et Pétain. Ou plus simplement encore, chez certains radicaux, qu’une loi est par essence fasciste… puisqu’elle interdit.

Degré zéro de la raison, impostures logiques et sophismes, la déraison politique envahit nos écrans et pollue le débat démocratique. J’aimerais conseiller une relecture de Hume et de ses « Dialogues » comme remède homéopathique ; mais le même Hume nous a appris combien la raison est impuissante, hélas, face aux passions aveugles.

Que la philosophie nous évite au moins le ridicule de nous indigner à notre tour de la mauvaise foi des indignés.

 

Patrick Ghrenassia

Professeur agrégé en philosophie, Patrick Ghrenassia enseigne à l’IUFM de l’Université Paris-Sorbonne. Il a également enseigné au lycée ainsi qu’à l’Université Paris-Panthéon-Sorbonne. Intervenant notamment en histoire de la philosophie et en philosophie de l’éducation, il tient le blog « Bac 2013 : La philo zen » sur letudiant.fr. Suivre sur Twitter : @ghrenassia2

Source :©  iPhilo » Comparaison n’est pas raison : la « reductio ad Judaïcum »




Merci à vous, merci aux 30.075 personnes qui ont répondu présents !

Richard-Edito

Éditorial

 

 

 

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

Bertolt Brecht

Merci à vous, merci aux 30.075 personnes qui ont répondu présents !

Mais en 2017, plus que jamais, nous avons encore besoin de vous : pour peser et pour agir !

Chers membres, Chère amie, cher ami, cher abonné(e),

Il y a un mois nous avons  lancé une campagne d’adhésion à notre association.

Vous avez été plus de 30.000 ( ce matin à 8h00, vous étiez exactement 30.075 soit 3.702 de plus que la semaine dernière ! ) à répondre présent à notre appel. Nous vous en remercions !

Au-delà des nombreuses associations juives et non-juives qui ont adhéré à notre structure, vous êtes aujourd’hui 22.195 membres, adhérents directs,  à nous avoir rejoints. Vous avez été séduits par notre manière d’agir, de nous rencontrer, d’échanger, librement, franchement mais toujours dans le respect, vous avez cru en notre façon de bâtir  un espace démocratique où l’essence de notre combat consiste à défendre la République des Lumières, à défendre un paradigme de vie qui défend les valeurs qui font que la France est la France.

Vous avez été nombreux à nous rejoindre quelle que soit votre origine, votre religion ou votre opinion politique mais en ayons tous à l’esprit de combattre pour un mieux vivre en France, ce pays cher à notre cœur !

Nous nous retrouvons tous, témoins ou acteurs, pour  combattre la haine, l’injustice, l’antisémitisme, le négationnisme, mais également pour défendre ces valeurs françaises, celles de l’humanisme et des lumières qui ont bercé notre histoire, notre enfance et pour construire un avenir qui nous est cher tant pour nous que pour nos descendants !

Avec vous, nous continuerons ce combat avec force, sans langue de bois et sans compromission, sans sombrer dans un extrémisme inefficace, ni dans l’émotionnel inutile.

Soyons conscient que dans le contexte international et national actuel, ce combat est loin d’être terminé.

Pour réussir et mener à bien notre combat, nous avons besoin de peser sur les autorités, les médias et la société civile.

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Débat de la primaire à gauche : Valls défend la loi travail et la déchéance de nationalité

 

Par Jim Jarrassé

«Fier» de son bilan, l’ex-premier ministre a été attaqué par ses adversaires, à commencer par Benoît Hamon.

Il se dit «fier» du bilan. Manuel Valls a voulu jouer la carte du rassemblement, jeudi soir, lors du premier débat de la primaire de la gauche: «Je veux dire très sincèrement qu’ici je n’ai pas d’adversaire, encore moins d’ennemi, que nous sommes venus débattre devant les Français, pour les convaincre que la gauche est toujours utile», a-t-il désamorcé. Ce qui ne l’a pas empêché d’être attaqué par ses adversaires, dont Arnaud Montebourg, qui a jugé le bilan «difficile à défendre», et Benoît Hamon qui a fait part d’un «sentiment d’inachevé».

Face à eux, l’ancien premier ministre a dû défendre le bilan du quinquennat. À commencer par la loi travail, dont Hamon et Montebourg réclament l’abrogation pure et simple. «J’entends évoquer l’idée même d’abrogation, ici parmi les candidats. Nous voulons abroger quoi? La négociation dans l’entreprise, soutenue par les syndicats réformistes? Le compte personnel d’activité qui se met en oeuvre? Le compte pénibilité, parce qu’il y a des salariés qui travaillent dur et qui vont devoir partir plus tôt à la retraite? La garantie jeune qui concerne d’abord les jeunes précaires?», a-t-il lancé, défendant «une avancée».

Escarmouches sur la déchéance

«Oui, il y a des dispositions dans la loi El Khomri qui facilitent le licenciement, et qui vont fragiliser les salariés au moment où ils cherchent à préserver leur emploi», a dit Benoît Hamon, citant le plan social en préparation à La Voix du Nord . «C’est une des raisons pour laquelle je veux abroger cette loi comme le fait qu’on facilite le recours à des heures supplémentaires moins bien payées par simple accord d’entreprise», a-t-il ajouté.

L’ancien ministre de l’Éducation a aussi attaqué Manuel Valls sur la déchéance de nationalité, portée par l’exécutif après les attentats de novembre 2015. «Cette mesure a heurté des millions de nos compatriotes qui étaient sensibles à l’égalité des citoyens devant la loi», a-t-il attaqué. Manuel Valls a défendu le chef de l’État qui, «devant le Congrès, cherchait dans un moment dramatique à rassembler la Nation». «Cette loi, elle ne visait pas les enfants de la République, mais les terroristes (…) D’ailleurs, la déchéance de nationalité existe toujours pour les binationaux. Nous avons expulsé six personnes ces derniers mois», a-t-il argué. «Nous n’aurions pas dû nous diviser sur une question toujours aussi importante», a-t-il conclu.

Source :©  Le Figaro Premium – Débat de la primaire à gauche : Valls défend la loi travail et la déchéance de nationalité




Peillon compare le sort des musulmans français à celui des juifs sous Vichy

«Certains veulent utiliser la laïcité ça a déjà été fait dans le passé contre certaines catégories de population. C’était-il y a 40 ans les Juifs à qui on mettait des étoiles jaunes», a déclaré Vincent Peillon sur France 2. – Crédits photo : BERTRAND GUAY/AFP

 

LE SCAN POLITIQUE – Le candidat à la primaire de la gauche a dressé un parallèle entre l’antisémitisme et l’islamophobie, accusant le Front national d’instrumentaliser la laïcité « contre certaines catégories de population » comme « il y a 40 ans les juifs à qui on mettait des étoiles jaunes ».

Invité mardi soir de «L’Entretien politique» de France 2, le candidat à la primaire de la gauche Vincent Peillon s’est livré à une comparaison hasardeuse, en faisant un parallèle entre le sort des musulmans français et celui des juifs sous le régime de Vichy, tout en dénonçant le «fascisme rampant» de Marine Le Pen. «Certains veulent utiliser la laïcité – ça déjà été fait dans le passé – contre certaines catégories de population, c’était-il y a 40 ans les juifs à qui on mettait des étoiles jaunes. C’est aujourd’hui un certain nombre de nos compatriotes musulmans qu’on amalgame souvent avec les islamistes radicaux. C’est intolérable», a-t-il déclaré.

L’ancien ministre de l’Éducation commet une erreur de dates, puisqu’il y a quarante ans, nous étions en 1977 et que sous le mandat de Valéry Giscard d’Estaing aucun juif ne portait l’étoile jaune. Peillon voulait sans doute dire «en 40», sous le régime de Vichy.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle comparaison est faite à gauche. Dans son livre Pour les musulmans, le patron de Mediapart Edwy Plenel se faisait l’écho d’un texte de Zola «Pour les juifs», paru en 1896, dressant un parallèle entre l’islamophobie actuelle et l’antisémitisme. Au moment des régionales de 2015, le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis s’était hasardé au même rapprochement, déclarant: «Le FN, c’est le retour de Vichy». «Il y a la même volonté de stigmatisation. Sous Vichy, c’étaient les juifs, maintenant ce sont les musulmans», avait-il affirmé.

«Attaque très grave contre la laïcité»

Lui-même issu d’une famille juive alsacienne, Vincent Peillon est accusé par certains d’électoralisme, voulant séduire l’électorat musulman en utilisant les repoussoirs que constituent, pour certains à gauche, Manuel Valls et le FN. Lui qui fut l’artisan de la charte de la laïcité en 2013, que le CFCM avait jugé «stigmatisante» pour les musulmans, se veut désormais le chantre d’une laïcité qui n’attaque pas les religions et qui ne soit pas «intolérante». «Est-ce que la laïcité est l’organisation de la liberté de conscience pour chacun, la liberté de ne pas croire, c’est mon cas, ou de croire? Ou est-ce que c’est une orthodoxie à rebours qui aurait des dogmes, marquerait une forme d’intolérance et, faisons très attention, désignerait certaines populations?» avait-il déclaré le 16 décembre dernier sur BFMTV.

Sa sortie a suscité la colère aussi bien à gauche qu’à droite et jusqu’au FN. Le vice-président du parti Florian Philippot s’est scandalisé d’une «attaque très grave contre la laïcité». La journaliste Caroline Fourest s’est interrogée sur le lien «entre laïcité et étoile jaune».

 

Le CRIF demande un «correctif immédiat»

Le Conseil représentatif des institutions juives de France( CRIF) a publié un communiqué pour dénoncer ces propos. «Le Crif dénonce la comparaison faite hier lors de son intervention sur France 2 par Vincent Peillon entre le sort des Juifs sous l’Occupation et la situation actuelle des musulmans de France.L’histoire de la déportation de plus de 75 000 Juifs, de la spoliation des biens juifs ou des lois discriminatoires comme le port de l’étoile jaune ne saurait être dévoyée et instrumentalisée au nom d’un soi-disant équilibre des souffrances. De telles déclarations ne servent que ceux qui cherchent à réécrire l’Histoire.» L’institution juive demande «une clarification et un correctif immédiat de la part de Vincent Peillon».

Le candidat s’est justifié dans une série de tweets, assumant la comparaison entre antisémitisme et islaophobie mais récusant l’idée que la laîcité était résponsable de la persécution des Juifs. «Je tiens à préciser ma pensée et ma conviction qu’une contraction de phrases a pu déformer. Je n’ai évidemment pas voulu dire que c’était la laïcité qui était à l’origine de l’antisémitisme de la France de Vichy. Le régime de Vichy ne se réclamait pas de la laïcité, bien au contraire. Et ce qu’ont vécu les juifs sous Vichy ne saurait être banalisé d’aucune façon. Tout cela, je le sais charnellement et intellectuellement mieux que quiconque, par mon histoire personnelle, par mes travaux. Et par mes combats politiques énergiques pour la laïcité, et contre le racisme et l’antisémitisme. J’ai voulu dénoncer la stratégie de l’extreme-droite qui utilise les mots de la République pour les détourner contre la population.»

Source : ©Le Figaro Premium – Peillon compare le sort des musulmans français à celui des juifs sous Vichy