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Mémorial expulsion Juifs pays arabes

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2 Responses to "Mémorial expulsion Juifs pays arabes"

  1. Hugo Blum
    Hugo Blum   11 novembre 2017 at 18 h 22 min

    A part l’Egypte en 1956, les paÿs musulmans n’ont pas expulsé les Juifs. Nos familles sont parties mais n’ont pas été expulsées.
    il y a eu en effet des situations de violence, des pogromes mais il n’y a pas eu d’expulsion sauf en Egypte. En Irak, ils ont été menacés d’expulsion par un gouvernement allié officieux d’Israël et qui trouvait donc légitime le transfert de populations (les Juifs contre les Palestiniens). Au Maroc, il y a eu un accord entre le gouvernement marocain et les services secrets israéliens pour les laisser emmener les Juifs qui voulaient contre argent comptant. Assez bizarrement, si on excepte l’Egypte, ce sont les alliés officieux d’Israël qui, sans expulser les Juifs, ont été le plus loin dans la logique visant à favoriser le transfert de populations. Dans les autres paÿs, la tentation était plutôt l’inverse : leur interdire le départ de crainte qu’ils ne fassent leur aliyah en Israël, obérant ainsi le retour des réfugiés palestiniens. Mais ces paÿs-là n’ont pas procédé à cette mesure par peur de sanctions économiques.
    En fait, nos familles ont fui un lourd climat antisémite. Elles ont fui des violences et des persécutions. Mais elles n’ont pas été expulsées. Et quand elles se sont retrouvées en Israël, elles ont été également en butte à du racisme. En fait, les Juifs sépharades, tout le monde les déteste mais tout le monde les veut. Les réfugiés palestiniens, c’est le contraire : personne n’en veut, ni les Israéliens qui les ont expulsés et qui leur refusent le retour, ni les paÿs arabes, qui ne réclament ce droit que pour mieux les chasser à leur tour.
    comment les choses se sont par exemple passées en Tunisie ? Il y a eu des pogromes en 1967 et les pogromistes ont bénéficié de complicités dans l’administration malgré Bourguiba. Lequel avait cherché, au contraire, à préserver un climat apaisant…
    En Egypte, en 1952-54, Nasser a tenté de faire un processus de paix avec Israël. Les Officiers Libres se rendaient dans les synagogues pour rassurer la communauté juive. D’après Henry Laurens, dans le tome 3 de sa Question de Palestine, la radio officielle diffusait les prières de Yom Kippour. Ca a changé à partir du moment où, entre autres, les Egyptiens ont découvert un réseau terroriste israélien embauchant des Juifs égyptiens et piloté en secret par Ben Gourion et par Moshé Dayan à l’insu du Premier Ministre Moshé Sharett. L’objectif de ce réseau terroriste était double : saper l’accord de paix israélo-égyptien en cours de négociation et favoriser l’émigration vers Israël des Juifs d’Egypte en durcissant leurs rapports avec les Arabes.
    en Irak, qui a été avec l’Egypte et le Maroc le paÿs qui a été le plus loin dans la logique du transfert, toutes les violences antijuives ne sont pas forcément le fait du gouvernement irakien. Il y a aussi l’affaire des vrais-faux attentats qui auraient été orchestrés par le Mossad pour les attribuer au gouvernement irakien dans l’objectif d’inciter les Juifs d’Irak au départ. On ne sait pas ce qui est vrai ou faux là-dessus mais, ce qui est certain, c’est que l’accusation n’a pas seulement été faite par le gouvernement irakien. Elle a aussi été faite par des Juifs originaires d’Irak et qui sont devenus israéliens.
    En disant que les Arabes n’ont pas expulsé les Juifs, je réagissais à ton propos comme quoi l’endroit où les Juifs et les Musulmans sont le mieux, c’est Israël. Or, pour prendre ce critère, Israël a expulsé les Palestiniens bien plus que les paÿs arabes n’ont expulsé leurs Juifs. Alors on peut discuter de savoir ce qui est mieux de la persécution avec la tentation de l’interdiction du départ ou de l’expulsion. Un bon exemple est fourni avec les Juifs de Syrie qui ont été pendant des années interdits de départ (pour ceux qui n’étaient pas partis dans les années après 48).
    Quant à l’Algérie, je peux en parler, ma famille aussi l’ayant quittée. Comme tous les pieds noirs. En Algérie, ce ne sont pas les Juifs qui ont fui la terreur du FLN : ce sont tous les Ftrançais. Les Juifs d’Algérie avaient la citoyenneté française depuis le Décret Crtémieux. J’ignore si leur départ était le fruit d’une politique délibérée d’expulsion de la part du FLN ou si elle n’était pas plutôt liée à une atmosphère de règlements de comptes et de vengeances. Ma famille aussi a fui toute cette violence et, autant que je puisse le savoir, personne ne contrôlait plus rien en Algérie.

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  2. Hugo Blum
    Hugo Blum   11 novembre 2017 at 18 h 22 min

    A part l’Egypte en 1956, les paÿs musulmans n’ont pas expulsé les Juifs. Nos familles sont parties mais n’ont pas été expulsées.
    il y a eu en effet des situations de violence, des pogromes mais il n’y a pas eu d’expulsion sauf en Egypte. En Irak, ils ont été menacés d’expulsion par un gouvernement allié officieux d’Israël et qui trouvait donc légitime le transfert de populations (les Juifs contre les Palestiniens). Au Maroc, il y a eu un accord entre le gouvernement marocain et les services secrets israéliens pour les laisser emmener les Juifs qui voulaient contre argent comptant. Assez bizarrement, si on excepte l’Egypte, ce sont les alliés officieux d’Israël qui, sans expulser les Juifs, ont été le plus loin dans la logique visant à favoriser le transfert de populations. Dans les autres paÿs, la tentation était plutôt l’inverse : leur interdire le départ de crainte qu’ils ne fassent leur aliyah en Israël, obérant ainsi le retour des réfugiés palestiniens. Mais ces paÿs-là n’ont pas procédé à cette mesure par peur de sanctions économiques.
    En fait, nos familles ont fui un lourd climat antisémite. Elles ont fui des violences et des persécutions. Mais elles n’ont pas été expulsées. Et quand elles se sont retrouvées en Israël, elles ont été également en butte à du racisme. En fait, les Juifs sépharades, tout le monde les déteste mais tout le monde les veut. Les réfugiés palestiniens, c’est le contraire : personne n’en veut, ni les Israéliens qui les ont expulsés et qui leur refusent le retour, ni les paÿs arabes, qui ne réclament ce droit que pour mieux les chasser à leur tour.
    comment les choses se sont par exemple passées en Tunisie ? Il y a eu des pogromes en 1967 et les pogromistes ont bénéficié de complicités dans l’administration malgré Bourguiba. Lequel avait cherché, au contraire, à préserver un climat apaisant…
    En Egypte, en 1952-54, Nasser a tenté de faire un processus de paix avec Israël. Les Officiers Libres se rendaient dans les synagogues pour rassurer la communauté juive. D’après Henry Laurens, dans le tome 3 de sa Question de Palestine, la radio officielle diffusait les prières de Yom Kippour. Ca a changé à partir du moment où, entre autres, les Egyptiens ont découvert un réseau terroriste israélien embauchant des Juifs égyptiens et piloté en secret par Ben Gourion et par Moshé Dayan à l’insu du Premier Ministre Moshé Sharett. L’objectif de ce réseau terroriste était double : saper l’accord de paix israélo-égyptien en cours de négociation et favoriser l’émigration vers Israël des Juifs d’Egypte en durcissant leurs rapports avec les Arabes.
    en Irak, qui a été avec l’Egypte et le Maroc le paÿs qui a été le plus loin dans la logique du transfert, toutes les violences antijuives ne sont pas forcément le fait du gouvernement irakien. Il y a aussi l’affaire des vrais-faux attentats qui auraient été orchestrés par le Mossad pour les attribuer au gouvernement irakien dans l’objectif d’inciter les Juifs d’Irak au départ. On ne sait pas ce qui est vrai ou faux là-dessus mais, ce qui est certain, c’est que l’accusation n’a pas seulement été faite par le gouvernement irakien. Elle a aussi été faite par des Juifs originaires d’Irak et qui sont devenus israéliens.
    En disant que les Arabes n’ont pas expulsé les Juifs, je réagissais à ton propos comme quoi l’endroit où les Juifs et les Musulmans sont le mieux, c’est Israël. Or, pour prendre ce critère, Israël a expulsé les Palestiniens bien plus que les paÿs arabes n’ont expulsé leurs Juifs. Alors on peut discuter de savoir ce qui est mieux de la persécution avec la tentation de l’interdiction du départ ou de l’expulsion. Un bon exemple est fourni avec les Juifs de Syrie qui ont été pendant des années interdits de départ (pour ceux qui n’étaient pas partis dans les années après 48).
    Quant à l’Algérie, je peux en parler, ma famille aussi l’ayant quittée. Comme tous les pieds noirs. En Algérie, ce ne sont pas les Juifs qui ont fui la terreur du FLN : ce sont tous les Ftrançais. Les Juifs d’Algérie avaient la citoyenneté française depuis le Décret Crtémieux. J’ignore si leur départ était le fruit d’une politique délibérée d’expulsion de la part du FLN ou si elle n’était pas plutôt liée à une atmosphère de règlements de comptes et de vengeances. Ma famille aussi a fui toute cette violence et, autant que je puisse le savoir, personne ne contrôlait plus rien en Algérie.

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