Le terroriste de Marseille qualifié de «martyr» : la polémique atteint Ruffin et Mélenchon - C.J.F.A.I  
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Le terroriste de Marseille qualifié de «martyr» : la polémique atteint Ruffin et Mélenchon

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La France Insoumise (LFI) leftist party’s member of parliament Francois Ruffin speaks on his mobile phone as he arrives at the French National Assembly on June 20, 2017 in Paris for the welcoming of the elected MPs following the announcement of the results of the second round of the French parliamentary elections (elections legislatives in French). / AFP PHOTO / Martin BUREAU

LE SCAN POLITIQUE/VIDÉO – La suppléante du député François Ruffin, Zoé Desbureaux, a soutenu la collaboratrice PCF qui a qualifié le terroriste de Marseille de «martyr». Jean-Luc Mélenchon s’est désolidarisé de cette prise de position.

La polémique agite la sphère médiatique depuis l’attentat de Marseille, dimanche dernier. Sonia Nour, collaboratrice du maire PCF de la Courneuve a eu ce comparatif pour le moins maladroit au sujet du drame: «Quand un martyr égorge une femme et en poignarde une autre, ça fait du bruit. Terrorisme, du sang, civilisation bla-bla-bla… Par contre que le terrorisme patriarcal nous tue tous les 2 jours on l’entend moins votre grande gueule». De quoi susciter une vive émotion au sein de la classe politique et de provoquer la mise à pied et la convocation en instance disciplinaire de Sonia Nour. Mais le scandale gagne désormais les rangs de la France Insoumise, après que la suppléante de François Ruffin, Zoé Desbureaux, du PCF de la Somme, a décidé d’apporter un soutien public à l’auteure des propos incriminés.

«Soutien total à Sonia Nour qui subit les pressions de la fachosphère et de la gauche cassoulet», a lancé Zoé Desbureaux sur Twitter, déclenchant un regain d’indignation, dans les rangs de LREM notamment. Rapidement, des soutiens du gouvernement ont exhumé un autre message, daté de l’été 2015, qui vient alimenter les accusations d’accointances «islamo-gauchistes» et d’antisémitisme, portées notamment par Manuel Valls: «Quand des centaines de juifs viennent s’installer sur ton lieu de vacances pour deux semaines et que le seul sweat de ton frère c’est ‘boycott Israël’», écrivait Zoé Desbureaux.

Mélenchon contre-attaque

Mercredi, à l’Assemblée nationale, le patron des députés de la majorité Richard Ferrand a pris à partie Jean-Luc Mélenchon, n’estimant «pas possible que le président Mélenchon n’ait pas une expression publique pour dire s’il approuve ou désapprouve les déclarations de la suppléante» du député LFI de la Somme, «qui banalisent ce qui s’est passé à Marseille».

Les réponses, tant de François Ruffin que de Jean-Luc Mélenchon, n’ont pas tardé. «Je découvre les tweets de ma suppléante Zoé Desbureaux et de Sonia Nour. Je ne peux qu’énoncer des évidences: d’abord, mon évidente solidarité avec les familles des victimes de ces attentats. Ensuite, ma réprobation devant tout propos qui euphémise la violence terroriste. Et bien sûr, un psychopathe de ce genre n’est en rien un “martyr”. C’est pour le moins une manière bien maladroite de défendre la cause des femmes. Je ne m’associe donc aucunement à ces messages, et je trouve assez médiocre qu’on s’efforce de m’y associer. Cependant, rien ne justifie que ma suppléante subisse aujourd’hui des menaces de mort et autre injures», a d’abord écrit François Ruffin, pour se démarquer du propos.

«Le niveau ne monte pas en ce moment», a pour sa part déploré sur Facebook Jean-Luc Mélenchon, avant de mettre les choses au clair. «Je réponds à Monsieur Ferrand que j’ai toujours condamné en toutes circonstances le meurtre. Que j’ai toujours condamné les assassins et les actes terroristes. Que j’ai toujours condamné l’islamisme politique. Je condamne toute ambiguïté sur le sujet quelles qu’en soient les intentions ou les prétextes», répond-il sur le fond. Et pour la forme, l’ancien sénateur choisit la contre-attaque: «L’interpellation offensante du président Ferrand ne saurait effacer l’infamie de son refus par son vote personnel de châtier Lafarge pour sa complicité avec Daesh, ni son refus d’enquêter sur les liens du Qatar avec les groupes terroristes qui ont assassiné nos compatriotes. Je demande au président Ferrand de condamner la complicité financière avec Daesh. Je lui demande aussi de condamner les meurtres de Marseille, ce qu’il n’a toujours pas fait personnellement».



 


Source :©  Le Figaro Premium – Le terroriste de Marseille qualifié de «martyr» : la polémique atteint Ruffin et Mélenchon

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