Enfin, la voix du bon sens:  Guillaume Larrivé (LR) en appelle à une VIe République - C.J.F.A.I  
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 Enfin, la voix du bon sens:  Guillaume Larrivé (LR) en appelle à une VIe République

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Le député LR de l’Yonne, Guillaume Larrivé – Crédits photo : BERTRAND GUAY/AFP

ÉDITORIAL

Comparaison n’est pas raison, dit-on ! Et pourtant, c’est souvent en comparant que l’on prend la mesure de ce qu’on a perdu en croyant avoir gagné !

Et, in fine, c’est souvent la voix du bon sens qui l’emporte !  C’est ce qui m’est venu à l’esprit en lisant cet article de Guillaume Larrivé(voir ci-dessous), député LR de l’Yonne.

Voilà des décennies que je me bats pour revenir à une République représentative et parlementaire. Certes, notre Vème République est parlementaire mais il n’y a que les constitutionnalistes qui le savent, et peu d’entre eux veulent le dire tout haut tant le mythe du Régime Présidentiel est ancré dans ce pays.

Cette ancrage est le fruit de plusieurs décennies de matraquage idéologique de la part des Gaullistes, attitude qui sera relayée, plus tard, par le Centre puis par la Gauche, et ce,  à la faveur des résultats électoraux et, par dessus tout, en raison des atouts que cela donnait à ceux qui étaient aux manettes du pouvoir.

D’où l’intérêt de la prise de position de Guillaume Larrivé, issu des rangs gaullistes.

Intérêt d’autant plus grand que sa vision de sa VIème République est totalement différente de celle de Mélenchon, voire même de celle vers laquelle avait évolué Arnaud Montebourg, ou même celle de Bayrou !

La vision de Guillaume Larrivé est celle du parlementarisme anglo-saxon, une construction primo-ministérielle qui sied parfaitement à une tradition multi-partisane telle que la nôtre !

Cette dérive de la Vème République depuis 1962 est due, comme il le dit si bien, à  «l’illusion de la toute-puissance du président de la République» ! Illusion qui affaiblit le parlement  alors que celui-ci est, et reste,  l’émanation du  pouvoir du peuple dans notre Constitution et le cœur de notre démocratie.

Le travers et le biais issu de l’élection du Président de la République au suffrage universel est devenu un obstacle insurmontable pour notre démocratie avec le quinquennat et l’inversion du calendrier.

L’élection reine dans une démocratie, l’élection du Parlement, n’est devenu qu’accessoire à celle du Président de la République.

Élection d’autant plus trompeuse que l’élection à deux tours donne la fausse impression que les électeurs acquiescent majoritairement au programme du Président élu alors que, de fait, ils ne font que rejeter celui de l’autre rescapé du vote du Premier Tour.

La conséquence naturelle de cet imbroglio est que les électeurs résignés se refusent à participer aux élections législatives qui suivent; et c’est ainsi que d’élections en élections, la participation aux élections législatives est passée de plus de 80% à moins de 40% !

De surcroît, les députés, persuadés ( parfois à juste titre) qu’ils ne sont élus que comme poulains et sujets du prince, renoncent eux-mêmes à leurs prérogatives et à leur autorité. Les parlementaires ne sont plus que les sujets, pour ne pas dire les objets, du Prince-Président !

D’autant plus que l’élection uninominal à deux tours amplifie le caractère non démocratique et peu représentatif de ce parlement.

Le résultat est clair et irrémédiable: après l’euphorie du moment et l’espoir récurrent du peuple dans l’homme providentiel qui nous amènerait au «bonheur», c’est la déception et l’effondrement de popularité de celui qui avait été, le temps d’une élection, porteur d’espoir !

Adieu veaux, vaches, cochon,…

Ainsi, juste après l’élection, le cri du peuple secoue la France : «Le Roi est mort, vive le Roi ! »… Mais peu après…c’est plutôt « l’espoir est mort, vive le désespoir et la fronde» !

C’est cet engrenage maléfique qui empêche la mise en place de vraies réformes soutenues par une majorité de français; c’est cet engrenage maléfique qu’il faut rompre pour redonner espoir et confiance au peuple et non pas uniquement aux élites !

Oui, assurément, avec Guillaume Larrivé, la voix du bon sens a parlé !

Vive la démocratie !

Vive la VIème République !

Vive la VIème République parlementaire!

Vive le Peuple souverain !

Vive l’espoir de la France et de son Peuple !

 

Richard C. ABITBOL
Président

 


ARTICLE PARU DANS LE FIGARO


LE  SCAN  POLITIQUE

LE SCAN POLITIQUE – Le porte-parole des Républicains a rejoint les rangs des partisans de la VIe République. Une rareté à droite.

Si on connaissait le penchant immodéré de Cécile Duflot, Benoît Hamon, Claude Bartolone et bien sûr de Jean-Luc Mélenchon pour la VIe république, on n’aurait pas parié sur celui du LR Guillaume Larrivé. Et pourtant, ce vendredi, sur BFMTV et RMC, l’ancien «Sarko-boy» a exhorté «la droite française à préparer, peut-être, les conditions d’une VIe république, d’un fonctionnement démocratique différent.»

Immédiatement, la journaliste s’est récriée: «VIe république, le mot est lâché! Ça me fait penser à Jean-Luc Mélenchon, à Arnaud Montebourg». Ce qui a conduit le député de l’Yonne à clarifier son propos: «Au-delà du numéro de la République, il faut parler du contenu. Le modèle de Jean-Luc Mélenchon c’est le modèle de la dictature vénézuélienne, donc ce n’est pas vraiment mon genre de beauté.»

Dans le viseur du porte-parole LR: l’élection du président au suffrage universel direct

Si Guillaume Larrivé préconise, lui, l’émergence d’une VIe république, c’est pour gommer «les inconvénients du système présidentialiste français». L’un des points qui gêne le plus Guillaume Larrivé dans la Ve république est l’élection, tous les cinq ans, du président au suffrage universel direct. Cette «rencontre d’un homme et d’un peuple», décidée en 1962 est pourtant l’un des ferments du gaullisme-héritage politique que revendiquent logiquement les troupes de droite.

Le porte-parole LR déplore «l’illusion de la toute-puissance du président de la République». Pour lui, l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir a raffermi encore davantage ce mythe du super-président qui garantit à la fin une «immense déception». Guillaume Larrivé plaide pour «un système où on ait d’abord l’élection des députés à l’Assemblée nationale sur leur nom, sur des idées. Et le choix, parmi l’Assemblée nationale, d’un premier ministre avec de vrais ministres qui font le job.»

Un affaiblissement du Parlement

Dans la bouche de l’ensemble de ses contempteurs, la Ve République est accusée de concentrer tous les pouvoirs dans les mains du président, ce qui contribuerait à affaiblir le Parlement.

Guillaume Larrivé s’est rallié à la fronde anti Ve République après avoir médité sur le déroulement de la présidentielle. Le député ne digère pas l’élection d’Emmanuel Macron qui a été porté au second tour par seulement 24% des voix. «Il a été élu par défaut, sur une base assez réduite», dénonce Guillaume Larrivé qui fustige également le calendrier électoral du système actuel.

Avec le passage du septennat au quinquennat, le mandat présidentiel s’est aligné sur celui de l’Assemblée et les élections législatives sont pratiquement devenues des votes de confirmation des résultats de la présidentielle. Le scénario est classique, Nicolas Sarkozy, François Hollande en ont profité avant Emmanuel Macron. Mais cette fois, le déferlement de la majorité présidentielle sur l’Assemblée a été tel que des critiques ont fusé, l’une d’elles expliquant notamment que «même une chèvre aux couleurs d’En Marche» aurait pu être élue. Avec le passage à la VIe république, le porte-parole LR voudrait donc abolir le système qui porte en lui la concentration de trop de pouvoirs dans les mains du seul vainqueur de la présidentielle.



Source :©  Le Figaro Premium – Guillaume Larrivé (LR) en appelle à une VIe République

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