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Nouvelle résolution contre Israël à l’UNESCO : Le prochain Directeur général de l’UNESCO sera-t-il négationniste ?

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Nouvelle résolution[1] contre Israël à l’UNESCO : Le prochain Directeur général de l’UNESCO sera-t-il négationniste ?

Bernard Hadjadj,

Ancien directeur à l’UNESCO

 

Comme à l’accoutumée, chaque nouvelle session du Conseil Exécutif de l’UNESCO, stigmatise Israël, nie son existence et son histoire pluriséculaire. Cette 201ème session (19 avril-5 mai 2017) n’échappe pas à la règle.

En 1969, Maurice Blanchot écrivait : « Exclure les juifs, non, vraiment, cela ne suffit pas ; les exterminer, cela n’est pas assez : il faudrait aussi les retrancher de l’histoire, les retirer des livres par où ils parlent… »[2]

« Rien de nouveau sous le soleil » comme le dit l’Ecclésiaste, ce Roi d’Israël siégeant à Jérusalem.

Cette résolution figurant au point 30 de son ordre du jour s’intitule : « Palestine occupée ». Par son titre, elle nie toute légitimité de l’Etat Israélien sur cette terre. Elle nous apprend, par ailleurs, que Al-Khalil/Hébron et à Bethléem, traduisez le tombeau des Patriarches et la Tombe de Rachel, sont des sites exclusivement palestiniens. Mais rassurez-vous, le Conseil Exécutif « partage la conviction de la communauté internationale, à savoir que ces deux sites revêtent une importance religieuse pour le judaïsme, le christianisme et l’islam ».

Elle exige l’annulation de la loi fondamentale israélienne sur le statut de Jérusalem. Que n’a-t-elle pas exigé l’annulation de la Charte du Hamas prônant la destruction d’Israël et la haine des juifs ? Elle déplore « la fermeture continue de la bande de Gaza par Israël. » Que n’appelle-t-elle pas à la cessation des tirs de roquette sur les israéliens ? Mais reconnaissons cette avancée considérable du texte de cette résolution qui « Réaffirme l’importance de la Vieille Ville de Jérusalem et de ses remparts pour les trois religions monothéistes. »

Alléluia ! La benjamine des trois religions monothéistes reconnaît enfin la légitimité de son aînée et de sa cadette.

L’UNESCO risque de disparaître par son aveuglement politicien, par son esprit partisan tournant ainsi le dos aux nobles objectifs qui ont présidé à sa création.

En août 1947, un an après la première conférence générale de l’UNESCO, Maurice Schuman se faisait visionnaire en déclarant :

« L’UNESCO est beaucoup plus une organisation gouvernementale que l’Assemblée des savants et des peuples que la délégation française voulait réaliser. Elle risque, par conséquent, d’être plus politique que culturelle »

Sept pays ont été à l’initiative de cette nouvelle résolution : l’Algérie, l’Egypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar, le Soudan. Parmi cet avant-garde négationniste, trois pays présentent un candidat au poste directeur général de l’Organisation onusienne : l’Egypte, le Liban, le Qatar.

Si l’on considère, cette fois les pays qui postulent à la fonction de directeur général, à savoir la Chine, le Guatemala, l’Irak, le Vietnam et la France leur vote s’est exprimé ainsi :

  • Pour : la Chine et le Vietnam ;
  • Abstention : France ;
  • Ne participent pas au vote : le Guatemala et l’Irak qui ne sont pas membres du Conseil Exécutif.

En conséquence, nous avons 2 « chances » sur 3 de voir le fauteuil de directeur général de l’UNESCO occupé bientôt par une personne qui milite activement ou adhère à l’ « annulation spirituelle » d’Israël, ouvrant ainsi la voie à son annulation physique.

Notre pays, la France, jouant les Ponce Pilate, s’est abstenu contrairement à d’autre pays de l’Union Européenne, plus courageux, qui ont privilégié l’éthique aux intérêts financiers : l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, la Lituanie, les Pays-Bas et le Royaume Uni.

On a même vu des élus de la République dénoncer vivement la candidature française !

La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam (LR) a qualifié d’ « insulte aux pays arabes » la candidature de dernière minute de la ministre de la Culture Audrey Azoulay à la tête de l’Unesco. Ajoutant : « Il est en effet de tradition que le pays qui a le privilège d’héberger le site d’une institution internationale, n’en brigue pas pour lui-même le poste de président ou de directeur général ». Argument totalement faux lorsque l’on sait que René MAHEU fut le sixième directeur général de l’UNESCO entre 1961 et 1974.

Qui sait si le nouveau directeur général de l’UNESCO n’encouragera pas le Conseil Exécutif à adopter une résolution visant à brûler « l’Histoire de l’humanité » (éditions Unesco) au prétexte qu’elle comporte des passages relatifs à la présence juive à Jérusalem et dans le royaume de Judée bien avant l’Hégire.

  1. Adoptée lors de la 201ème session du Conseil Exécutif (19 avril-5 mai 2017) avec 20 voix pour, 22 abstentions et 10 votes contre (l’Allemagne, les USA, la Grèce, l’Italie, la Lituanie, le Paraguay, les Pays-Bas, le Royaume Unie, le Togo et l’Ukraine).
  2. Maurice Blanchot, L’entretien infini, p. 190, Gallimard, 1969.

One Response to "Nouvelle résolution contre Israël à l’UNESCO : Le prochain Directeur général de l’UNESCO sera-t-il négationniste ?"

  1. RAMUNCHO   6 mai 2017 at 8 h 00 min

    Ce que décide ou pense l’UNESCO n’a plus aucune valeur aux yeux du monde car cet organisme s’est laissé emportér par des islamistes qui en font ce qu’ils désirent.

    Répondre

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