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Un débat présidentiel qui a rapidement tourné à la confusion

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Election présidentielle 2017 : les candidats, l’actualité, les sondages, les dates et les résultats sont à retrouver en direct, en images et en vidéos !

Mardi soir, les «petits» candidats ont, sans surprise, voulu être offensifs pour mieux se faire entendre. Les échanges ont vite viré à la cacophonie.

Ce n’est déjà pas forcément facile de débattre à deux. Alors à onze… Mardi soir, le premier débat entre tous les candidats à l’élection présidentielle a assez vite tourné à la confusion. Au point de provoquer une rapide explication de Jean-Luc Mélenchon. «Attention les amis, il faut que cette soirée serve aux gens à bien comprendre.» Pas sûr que ses contradicteurs aient pris en compte l’avertissement. Après une première demi-heure relativement sage, les uns et les autres se mettent à s’interpeller à tout bout de champ, qui sur les travailleurs détachés, qui sur la renégociation des traités européens, qui sur les baisses de charges pour les entreprises… le tout sans grande cohérence dans l’enchaînement des réponses.

Au fil du débat sur BFMTV et CNews, la diversité des interventions brouille parfois les lignes. À côté de Philippe Poutou et de Nathalie Arthaud, Benoît Hamon a l’air de droite. À côté de François Asselineau et de Marine Le Pen, François Fillon semble de gauche. Souvent d’accord avec beaucoup, Emmanuel Macron a en revanche bien l’air au centre. Parfois, certains débatteurs se livrent à de petites escarmouches. François Fillon tente de remettre à sa place Nicolas Dupont-Aignan qui s’en prend à Emmanuel Macron lui-même attaqué par Marine Le Pen mise en cause par François Asselineau à qui personne ne vient chercher querelle sur ses tentatives de démonstrations constitutionnelles.

Des mains se tendent aussi qui soulignent une proximité politique ou intellectuelle. Philippe Poutou approuve Nathalie Arthaud. Marine Le Pen cajole François Asselineau. Emmanuel Macron respecte Jean-Luc Mélenchon. Parfois, les rapprochements sont plus étonnants. Benoît Hamon se réjouit lorsque François Fillon évoque des nationalisations temporaires pour des entreprises en difficulté.

Plus optimiste, Nicolas Dupont-Aignan tente de convaincre Nathalie Arthaud. Personne ne prend trop la peine de répondre à Jean Lassalle ou à Jacques Cheminade. Lorsqu’ils interviennent, certains débatteurs affichent parfois un regard un peu interloqué. Jusque-là, tout cela tourne un peu en rond. Mais arrive le moment de débattre sur la question de l’exemplarité en politique. Frisson sur le plateau, goût du sang devant l’écran. Les regards se tournent vers François Fillon et Marine Le Pen.

Rappels à l’ordre

Chacun y va de son attaque contre les deux dirigeants. Philippe Poutou décoche la flèche la plus acérée. «Quand on est convoqué par la police, on y va, on n’a pas d’immunité ouvrière», répond-il à la candidate du FN qui faisait valoir son immunité parlementaire pour justifier de ne pas s’être rendue à la convocation d’un juge. Quant à François Fillon, il tente de répondre aux attaques avec une anaphore sur «un président exemplaire».

Au fil de l’émission, les rappels à l’ordre sur le temps de parole se font plus pressants. Chacun tente de gratter un peu, demande à finir sa réponse, assure que le sujet l’exige. Tous jouent le jeu, même si les cinq «poids lourds» donnent parfois l’impression de se demander ce qu’ils font là. Avant l’émission, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron et François Fillon hésitaient à participer au deuxième débat de ce format programmé pour le 20 avril. Pas sûr que l’émission de mardi les ait convaincus de renouveler l’exercice.

Source :©  Le Figaro Premium – Un débat présidentiel qui a rapidement tourné à la confusion

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