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Castaner : «Notre pays a besoin qu'on dépasse les clivages et qu'on refuse les postures»

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Christophe Castaner: «Les Français veulent une rupture. Aujourd’hui, ils sont en attente d’une autre politique.» – Crédits photo : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT/AFP

Le député PS des Alpes-de-Haute-Provence a été un soutien de Manuel Valls avant de rejoindre le clan d’Emmanuel Macron.

 

INTERVIEW – Le député PS des Alpes-de-Haute-Provence a été un soutien de Manuel Valls avant de rejoindre le clan d’Emmanuel Macron.

LE FIGARO. – Vous étiez un proche de Manuel Valls. Vous faites campagne désormais pour Emmanuel Macron. Pourquoi?

Christophe CASTANER. – L’engagement n’est pas une histoire de personne. J’ai soutenu François Hollande à la primaire en 2011 sur la base d’un projet politique. Aujourd’hui, si j’ai rejoint la démarche engagée par Emmanuel Macron, c’est parce qu’il propose une offre nouvelle dans un paysage politique sans imagination.

Comment jugez-vous l’entrée en campagne de Valls?

Elle est difficile car elle lui a été imposée par le tempo de François Hollande qui semble ne pas le soutenir. Difficile donc.

Estimez-vous que Valls se gauchise? Retrouvez-vous le premier ministre qu’il était dans les propos qu’il tient maintenant en tant que candidat?

La primaire de la droite s’est gagnée très à droite, du coup chaque candidat de la primaire de la gauche semble vouloir faire la même chose. Et comme pour beaucoup, la primaire ressemble à un congrès du PS, on retrouve les mêmes vieilles recettes.

Quels sont les risques de cette primaire pour Valls?

La perdre…

«Notre pays a besoin qu’on libère ses énergies, pas qu’on les encadre. Qu’on dépasse les clivages, pas qu’on les exacerbe. Qu’on refuse les postures, pas qu’on les construise»

Christophe Castaner

Ses points faibles et ses points forts?

On ne peut jamais être dedans et dehors à la fois. Les Français veulent une rupture. Aujourd’hui, ils sont en attente d’une autre politique.

Peut-il gagner la primaire?

Si l’enjeu porte sur les fonctions régaliennes de l’État, il est celui qui s’est emparé de cette thématique depuis le plus longtemps. Mais je ne suis pas certain que ses positions, par exemple sur les questions de laïcité, soient partagées par le plus grand nombre d’électeurs de gauche.

Quelle est la valeur ajoutée de Macron par rapport à Valls?

Notre pays a besoin qu’on libère ses énergies, pas qu’on les encadre. Qu’on dépasse les clivages, pas qu’on les exacerbe. Qu’on refuse les postures, pas qu’on les construise.

«La primaire est une querelle de clans qui ne tranchera pas une ligne politique»

Christophe Castaner

Macron serait donc à vos yeux le Valls d’hier?

Emmanuel Macron est aujourd’hui la personnalité politique préférée des Français. Manuel Valls fut cinquième à la primaire du PS en 2011.

La manière dont se déroule la primaire, avec son cortège de critiques, conforte-t-elle Macron dans son choix de ne pas s’y soumettre?

Bien sûr. La primaire est une querelle de clans qui ne tranchera pas une ligne politique. François Hollande l’a gagnée en 2011 mais n’a pas eu la majorité politique qui aurait dû en découler à l’Assemblée. Cela a provoqué une immobilisation que le pays ne peut plus se permettre aujourd’hui face à l’urgence politique, économique et sociale du moment.

Faudrait-il une nouvelle primaire, du moins un accord, pour départager Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron et le candidat du PS, afin qu’il n’y ait qu’une seule candidature de gauche à la présidentielle?

Vous ne croyez pas à votre question. Si j’y répondais, vous ne croiriez pas à ma réponse.

Source : © Le Figaro Premium – Castaner : «Notre pays a besoin qu’on dépasse les clivages et qu’on refuse les postures»

One Response to "Castaner : «Notre pays a besoin qu’on dépasse les clivages et qu’on refuse les postures»"

  1. Lemer   5 janvier 2017 at 22 h 00 min

    Monsieur Castaner a une juste analyse. Nous sommes lassés de ce clivage artificiellement entretenu entre une soi-disant « droite » et une soi-disant « gauche », les lignes de partage étant désormais plus subtiles . Emmanuel Macron dans son positionnement singulier répond à ce désir de clarification et de renouveau de tous les progressistes et notamment de la jeunesse qui veut affronter les défis du siècle.

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